Goswin Joseph Augustin, baron de Stassart (2)

Les citations célèbres de Goswin de Stassart :

Le tact est l'instinct des bienséances ; il prévient les écarts de l'esprit et fait saisir en toutes choses cet à-propos qui donne tant de prix à nos actions.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Le savant de fraîche date est un gueux revêtu qui nous fatigue de ses richesses.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Faire des sottises au lieu d'en dire, voilà trop souvent ce qui distingue l'homme d'esprit du sot.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Il est plus facile de jeter du ridicule sur une belle action que de l'imiter.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Pour s'abriter contre les coups du sort, rien de tel que le cœur d'une mère.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
La véritable amitié a sa pudeur, elle craint de trop s'étaler.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
On ne se persuade pas assez en politique que déshonorer une cause, c'est la perdre.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
La patience et le temps sont les meilleurs guides.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Il n'est pas rare de trouver, par le monde, des fous de beaucoup d'esprit et des sots d'un prodigieux savoir.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
La médiocrité est le partage des âmes basses et ordinaires.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Les cœurs s'échangent, ils ne se vendent point.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Il est essentiel, dès l'entrée dans le monde, de s'imposer la loi de choisir avec soin et discernement ses bienfaiteurs ; car rien n'est plus pénible que d'avoir des obligations à l'homme qu'on n'estime point.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Innover est plus souvent déplacer que détruire les abus.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
De sa mémoire, le pessimiste en fait l'écho de ses chagrins, et l'optimiste l'écho de ses joies et plaisirs.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
La modération plus que toute autre vertu sert de garantie au bonheur.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Qui cherche à flatter les passions de la multitude en est bientôt le complice ou la victime.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Le temps et l'à-propos sont les meilleurs auxiliaires du génie.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
L'amitié, lorsqu'elle est vraie, agit plus qu'elle ne parle.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Médire les riches est la consolation des pauvres que la fortune néglige.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Pour qu'une vérité utile puisse aujourd'hui circuler librement, il faut que le mensonge la colore.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Les hommes qui se piquent le plus d'habileté ne sont pas toujours ceux qui réussissent le mieux.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Faiblesse et courage, étourderie et raison, caprice et dévouement ! La femme est un composé de tout cela.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
La disgrâce, ce tombeau de la médiocrité, devient le piédestal du vrai mérite.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Ne soyons jamais les esclaves de l'or, mais il n'est pas mauvais qu'il puisse devenir le nôtre.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
La confiance est un trésor à réserver pour ses amis.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Conserver ses amis dans la disgrâce, c'est prouver qu'on les avait bien choisis.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
La flatterie n'est excusable que lorsqu'elle sert de passeport à d'importantes vérités.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
La sagesse n'est bien souvent que l'impuissance de l'imagination.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
La vanité peut être considérée comme l'éteignoir de l'esprit.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Dire qu'un homme n'a point de vices, ce n'est pas dire qu'il a des vertus.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Il en est souvent des bons mots comme des pièces de monnaie qu'on voit circuler de main en main ; chacun s'en croit le propriétaire, et l'on s'en fait honneur à tour de rôle.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Ce qu'on appelle un bon mot cesse de l'être, s'il y manque la vérité.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Il est plus facile d'être généreux que de résister à la tentation d'en tirer ensuite vanité.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
L'envie réussit trop souvent à flétrir de son souffle impur les lauriers de la gloire.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
La beauté comme le talent, pour avoir toute sa perfection, a besoin que la politesse lui serve de vernis.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Le cœur gémit fort souvent des succès de l'esprit.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Les services les plus nombreux ne peuvent étouffer les clameurs de l'envie.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Les privations nous font mieux apprécier les jouissances, elles sont au plaisir ce que l'ombre est au tableau.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Une raison supérieure, un désintéressement inébranlable, une délicatesse parfaite vous exposent à n'être compris de personne, si ne n'est de votre conscience, mais cela doit vous suffire.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
La musique bruyante, mise à la mode par certains compositeurs modernes, détruit en nous le goût de ce charme exquis du naturel et de la vérité : elle produit l'effet de ces liqueurs fortes qui blasent, à tel point, ceux qui s'y adonnent, que le nectar même leur paraîtrait fade.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Méfiez-vous de l'homme qui sollicite votre obligeance, l'encensoir à la main. Les bienfaits qu'il recevra de vous ne lui inspireront de gratitude qu'envers lui-même ; il les considérera comme le juste salaire de ses éloges. Vous croyant la dupe de sa tactique, il ne manquera point d'attribuer à la finesse de ses louanges ce qu'il ne devra qu'à la bonté de voire cœur, et s'il ne cherche ensuite à vous couvrir de ridicule qu'en petit comité, c'est qu'il se pique de délicatesse et de bons procédés.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Épouser une femme par amour, c'est trop souvent une folie romanesque, un tort de l'esprit ; mais l'épouser pour la fortune, c'est un manque de délicatesse, c'est une flétrissure du cœur.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Pour bien apprécier les usages d'un pays, il faut que l'habitude y ait un peu façonné les verres de notre lorgnette.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
Celui qui ne met point à profit les revers de la fortune pour perfectionner son esprit et son cœur ne mérite pas d'être heureux.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
La crainte de n'être pas apprécié donne l'éveil à l'amour-propre de l'homme d'esprit ; voilà ce qui le rend timide et l'empêche souvent de briller dans un cercle nombreux ; il ne manque pas de confiance en lui-même, mais il n'en a pas assez dans les autres.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)

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