Les citations d'Henry de Montherlant.

1 - Qui est Henry de Montherlant ?

Photo / portrait d'Henry de Montherlant Biographie courte : Écrivain, romancier, essayiste, poète et dramaturge français né le 20 avril 1895 à Paris, Henry de Montherlant s'est suicidé le 21 septembre 1972 à son domicile parisien du 25 quai Voltaire à 77 ans.

La famille de Montherlant :

Fils de Joseph-Marie Millon de Montherlant (1865-1914), rédacteur au ministère des Cultes, puis rédacteur au ministère des Finances, et d'Anne Marguerite Marie Camusat de Riancey (1872-1915), fille de Marguerite Potier de Courcy, de leur union célébrée le 29 mai 1894 à l'église de la Madeleine à Paris naît Henry de Montherlant le 20 avril 1895. De son nom de naissance : Henry Marie Joseph Frédéric Expedite Millon de Montherlant, fils unique du couple.

Etudes et formation :

Dès l'âge de 8 ans, il écrit de petits volumes et s'amuse à rédiger des préfaces. En 1905, le jeune Montherlant entre en sixième au Lycée Janson-de-Sailly dans le 16e arrondissement de Paris. A Neuilly, il fréquente, durant trois années, un établissement d'enseignement catholique, Notre-Dame de Sainte-Croix. En 1911, il fera sa rhétorique à Sainte-Croix, et deviendra président de l'Académie de ce collège. Doué pour le latin et le dessin, le jeune Montherlant achève ses études à Sainte-Croix de Neuilly par un renvoi pour pédérastie en mars 1913. Le 17 mars 1914, ce jour terrible est marqué par la mort de son père à 48 ans. Un an plus tard, le jeune homme perd sa mère bien-aimée, le 14 août 1915. Orphelin de père et de mère à l'âge de dix-neuf ans, c'est auprès de Marguerite Potier de Courcy, sa grand-mère, qu'il vivra jusqu'à son départ pour l'armée.

Début de sa carrière :

À 19 ans, en 1914, le jeune Montherlant écrit sa première pièce, L'Exil, qui sera publiée dans sa version définitive en 1929. Avec comme épigraphe de son premier volume de théâtre : Tout vient des êtres. Sa carrière littéraire débute réellement en 1920 avec la publication de La Relève du matin, un recueil qui contient sept textes de jeunesse, composés entre 1916 et 1920, où il fait don aux plus jeunes de tout ce qu'il a appris au collège avant la mobilisation et la guerre. L'ouvrage est refusé par tous les éditeurs sollicités, Montherlant le fit publier à compte d'auteur. Il obtient un succès d'estime qui lui vaut d’être reconnu par les Éditions Grasset, une maison d'édition qui publiera son premier roman Le Songe en 1922. Ce roman fait partie de la trilogie littéraire consacrée à Alban de Bricoule, la deuxième partie est Les Bestiaires (1926), et la troisième Les Garçons (1969).

Montherlant, et la célébrité :

En 1934, Montherlant publie son roman Les Célibataires, un récit sur l'existence de deux vieux aristocrates célibataires et désargentés, deux vieux garçons, ridicules, mesquins et pathétiques. Le succès du roman est couronné du Grand Prix de littérature de l'Académie française, et en 1935 par le Prix Northcliffe (un prix anglais). A partir de 1940, Montherlant va surtout écrire pour le théâtre. Ses pièces les plus célèbres : La Reine morte (1942), Fils de personne (1943), Un incompris (1943), Malatesta (1946), Le Maître de Santiago (1947), et Le Cardinal d'Espagne (1960). Le 24 mars 1960, il est élu à l'Académie française.

Décès et inhumation :

Le 21 septembre 1972, à 77 ans Henry de Montherlant se suicide à son domicile du 25 quai Voltaire à Paris. Devenu quasiment aveugle et voyant ses facultés décliner, il avale une capsule de cyanure et se tire une balle dans la bouche. Les obsèques de l'académicien ont eu lieu dans la plus stricte intimité le jeudi 28 septembre à 11 heures au Père-Lachaise. Selon ses vœux, il n'y avait ni fleurs, ni couronnes, ni discours. Ses cendres sont dispersées à Rome, sur le Forum, entre les pierres du temple de Portunus, et dans le Tibre, fleuve qui se jette dans la mer Tyrrhénienne.

Ses principales oeuvres :

Le Songe (1922), Les Célibataires (1934), Les Jeunes Filles (1936-1939), La Reine morte (1942), Le Maître de Santiago (1947), La Ville dont le prince est un enfant (1951-1967), Les Garçons (1969), et Un assassin est mon maître, un roman publié en 1971. (Henry de Montherlant sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 125 citations et pensées d'Henry de Montherlant :

Dans les sociétés dégradées, la puissance sociale ne sert plus à créer quelque chose ; elle ne sert qu'à faire sentir son poids. L'idée d'œuvrer, d'agir, de servir a disparu ; il ne reste plus que l'idée d'humilier.

- Va jouer avec cette poussière (1966)

Certaines natures, pétries de dédain, ne se sentent même pas persécutées. Ou, plus précisément, le dédain agit en elles comme une piqûre anesthésique dans une intervention chirurgicale locale : elles sentent bien qu'on les taillade, mais n'en sentent pas de douleur.

- Va jouer avec cette poussière (1966)

Qui dit méchanceté dit mesquinerie. Celui qui, ayant le pouvoir d'être méchant et très méchant, se retient de l'être, s'il ne le fait pas par charité, le fait par dédain. On ne s'abaisse pas à être méchant.

- Tous feux éteints (1965-1972)

Le génie recèle en puissance son pire ennemi : la célébrité.

- Tous feux éteints (1965-1972)

Ma vie s'est passée à faire l'amour, à faire des œuvres, et à faire des dédicaces.

- Tous feux éteints (1965-1972)

Ce qui me dégoûte dans la haine, c'est sa grossièreté : elle accueille n'importe quel bruit, se nourrit de tout, sans examen, sans discernement. Comme elle est bête et rend bête ! Un grand esprit qui hait devient aussi stupide qu'un bouvier.

- Malatesta (1946)

Il n'y a pas de grande destinée sans un peu de mélancolie.

- Malatesta (1946)

Une vie peut être comblée et surmenée, mais le temps est extensible à l'infini pour y faire entrer quelqu'un qu'on aime.

- Demain il fera jour (1949)

Une jolie femme complète une vie ; une femme belle l'équilibre.

- Textes sous une occupation (1940-1944)

Les petites gens se prennent avec de l'ostentation.

- Le Cardinal d'Espagne (1960)

Laisse-moi mes folies. Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire !

- Malatesta (1946)

Après vingt ans d'intimité, on peut se trouver moins unis que si on ne s'était vus qu'une fois.

- Demain il fera jour (1949)

On s'adapte à tout, à l'inconfort, au froid, à la continence, au risque quotidien ; mais non à l'ignorance du sort de ce qu'on aime.

- Le fils de personne (1943)

S'il n'y avait pas la déclaration fiscale, je vivrais sans savoir ni ce que je gagne ni ce que je dépense.

- Tous feux éteints (1965)

M'occuper d'argent me fait horreur : je paye à l'infini, pour n'avoir pas à m'en occuper.

- Tous feux éteints (1965)

J'aime avoir de l'argent juste assez pour n'avoir pas à y penser.

- Tous feux éteints (1965)

On ne doit pas accorder sa confiance à quelqu'un qui ne sourit jamais.

- Tous feux éteints (1965)

On ne doit rien en échange d'un amour qu'on n'a pas demandé.

- Les Olympiques (1924)

La principale différence entre écrire et faire l'amour, c'est qu'en faisant l'amour on cherche autant le plaisir de l'autre que le sien, sinon davantage, tandis qu'en écrivant on ne cherche que le sien.

- Tous feux éteints (1965)

On fait l'idiot pour plaire aux idiots ; ensuite on devient idiot sans s'en apercevoir.

- La guerre civile (1965)

La fausse indignation est la forme la plus répugnante de l'hypocrisie.

- Aux fontaines du désir (1927)

La différence entre l'hypocrite et le cynique est que l'hypocrite accepte de se gêner.

- Les carnets (1930-1932)

Il faut être très simple avec ceux qui vous aiment.

- Celles qu'on prend dans ses bras (1950)

La fidélité n'est pas dans les actes mais dans le cœur.

- Les célibataires (1934)

Quand on aime, la fidélité n'est guère difficile.

- Le démon du bien (1937)

L'indifférence active pour ce qui n'est pas important est un devoir.

- Les Olympiques (1924)

L'acte fondamental d'une vie est de décider ce qui est important et ce qui ne l'est pas.

- Les Olympiques (1924)

Je ne souffre pas des hommes qui m'insultent ; je souffre des hommes qui m'indignent.

- Le Cardinal d'Espagne (1960)

Mieux vaut passer la nuit avec la colère qu'avec le repentir.

- Malatesta (1946)

Le monde d'aujourd'hui est gouverné par des imbéciles.

- Le chaos et la nuit (1963)

Vivent mes ennemis ! eux du moins ne peuvent pas me trahir.

- Malatesta (1946)

Le monde est divisé en deux catégories de personnes. Celles qui acceptent de se gêner pour les autres. Et celle qui s'y refusent.

- Un incompris (1943)

L'intelligence est la faculté qui fait que l'on s'abstient.

- Les carnets 1934-1944.

À force d'être anxieuse sans que rien arrive, le jour où la foudre tombe on se trouve presque calme.

- La reine morte, le 8 décembre 1942.

Lorsqu'un homme a l'air sérieux, une femme dit qu'il a l'air désagréable.

- Pitié pour les femmes (1936)

Le pardon est vain, ce qui est fait est fait, et ce qui n'est pas fait n'est pas fait !

- La reine morte, le 8 décembre 1942.

Le pur amour égalise tout.

- Aux fontaines du désir (1927)

Une femme qui t'aime, oh mâle stupide, donne moins la mesure de ton pouvoir !

- Textes sous une occupation (1940-1944)

On se donne davantage à une femme en dormant auprès d'elle après l'acte de chair.

- Textes sous une occupation (1940-1944)

La beauté de la femme intéresse moins les hommes que sa possession, mais elle les fait rêver.

- Textes sous une occupation (1940-1944)

L'homme ne rêve pas de la femme parce qu'il la trouve mystérieuse ; il décide qu'elle est mystérieuse, pour justifier son rêve d'elle.

- Textes sous une occupation (1940-1944)

Mourir pour une cause ne fait pas que cette cause soit juste.

- Les jeunes filles (1936)

Rien n'est moins éloquent que l'amour véritable.

- Les jeunes filles (1936)

L'hésitation est le propre de l'intelligence.

- Le démon du bien (1937)

Les rêves sont de la vie sans souvenir.

- Les carnets (1932-1934)

L'odeur est l'intelligence des fleurs.

- Les carnets (1932-1934)

Vouloir la paix, c'est prendre parti pour tout ce qui accroît la vie.

- Mors et vita (1932)

Une faiblesse du moi est acquise sous l'influence de conflits affectifs.

- Un assassin est mon maître (1971)

Toujours, quand l'affection commence, le drame commence.

- Demain il fera jour (1949)

Il y a le réel et il y a l'irréel. Au-delà du réel et au-delà de l'irréel, il y a le profond.

- Le maître de Santiago (1947)

Nous devons nous opposer à l'injustice, autant que les lois le permettent.

- Port-Royal (1954)

Toute injustice est un désordre.

- Textes sous une occupation (1963)

Tout ce qui est naturel est injuste.

- Les carnets (1932-1934)

La gloire des grands hommes est comme les ombres : elle s'allonge avec leur couchant.

- La reine morte, le 8 décembre 1942.

Il est parfois moins admirable d'user de son pouvoir que de se retenir d'en user.

- La reine morte, le 8 décembre 1942.

Une menace, une promesse, une insolence, une courtoisie : cette balance est celle des affaires.

- La reine morte, le 8 décembre 1942.

On croit mourir de dépit et de rage, et rien ne passe comme une insulte.

- La reine morte, le 8 décembre 1942.

Jeunesse est le temps des échecs.

- Le maître de Santiago (1947)

Les grandes idées ne sont pas charitables.

- Le maître de Santiago (1947)

Heureuse ou malheureuse, innocente ou coupable, je suis ce que je suis, et ne veux être rien d'autre.

- Pasiphaé (1936)

3 - La liste des auteurs populaires :

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