Les citations d'Honoré de Balzac.

1 - Qui est Honoré de Balzac ?

Photo / portrait d'Honoré de Balzac Biographie courte : Romancier, critique d'art, dramaturge, critique littéraire, journaliste et écrivain français né le 20 mai 1799 à Tours dans l'Indre-et-Loire, Honoré de Balzac, nom de plume d'Honoré Balzac, est mort le 18 août 1850 à Paris à l'âge de 51 ans.

La famille de Balzac :

Fils de Bernard-François Balssa (1746-1829), secrétaire au Conseil du roi, directeur des subsistances de l'Armée, et d'Anne-Charlotte-Laure Sallambier (1778-1854), fille d'une famille parisienne de passementiers du quartier du Marais, de leur union le 30 janvier 1797 à Paris naît Honoré Balzac le 20 mai 1799 au 25 de la rue de l'Armée d'Italie à Tours.

Etudes et formation :

À 8 ans, pensionnaire au collège des oratoriens de Vendôme, il se nourrit déjà de livres. Il y reste 6 ans, découvre la solitude du pensionnat sans jamais rentrer chez lui, même pour les vacances. Le jeune Balzac se livre à une débauche de lectures, se passionne pour les idées et la philosophie. De juillet à novembre 1814, il est externe au collège de Tours. Fin 1814, et alors que l'heure de la Restauration a sonné en France, la famille Balzac s'installe dans la capitale. L'adolescent est admis comme interne à la pension Lepître, située rue de Turenne à Paris, puis en 1815 son envie de devenir philosophe se confirme lorsqu'il devient pensionnaire à l'institution Ganser de Paris. Le 4 novembre 1816, ses parents qui le prédestinent à une carrière de notaire l'inscrivent en droit (1816-1819). Balzac passe avec succès le premier examen du baccalauréat en droit le 4 janvier 1819, mais il décide de changer de voie et de tenter sa chance dans l'écriture.

Début de sa carrière :

En 1819, il s'essaie à la tragédie (Scylla, Cromwell) ; entre 1820 et 1825, il compose plusieurs « romans de jeunesse » sous divers pseudonymes : lord R’Hoone, mais en 1822, il abandonne ce pseudonyme pour celui d'Horace de Saint-Aubin. En 1826, cherchant à faire fortune, il ouvre une imprimerie, projet qui fait faillite en 1828 où il contracte de lourdes dettes.

En 1829, le Dernier Chouan (rebaptisé par la suite Les Chouans) est le premier roman à paraître sous le nom de « M. Honoré Balzac » (il signera « de Balzac » à partir de 1830). Ayant enfin trouvé son style, il lance sa carrière d'écrivain avec La Femme de trente ans (1831), La Peau de chagrin (1831) et Eugénie Grandet (1833). En 1835, le roman Le Père Goriot, dont la publication a d'abord commencé dans la Revue de Paris, paraît en librairie et le consacre grand écrivain. L'ouvrage fait partie des Scènes de la vie privée de La Comédie humaine.

Balzac, et son mariage :

Le 14 mars 1850 il épouse Ewelina Hańska (1804-1882), une romancière de la noblesse polonaise, à Berdytchiv en Ukraine. Balzac a eu une fille d'une liaison adultère, Marie-Caroline du Fresnay (1834-1930), avec Maria Daminois (épouse de Charles du Fresnay).

Décès et inhumation :

Honoré de Balzac meurt le 18 août 1850 à 51 ans profondément endetté. Le 21 août 1850, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise sous la présence de ses nombreux admirateurs, dont Victor Hugo qui prononce son oraison funèbre. Son épouse, Ewelina Hańska, décédée le 11 avril 1882, repose à ses côtés.

Ses principales oeuvres :

Les Chouans (1829), La Peau de chagrin (1831), Le Colonel Chabert (1832), Madame Firmiani (1832), Eugénie Grandet (1833), Le Médecin de campagne (1833), Le Père Goriot (1835), Le Lys dans la vallée (1836), La Rabouilleuse (1842), les Illusions perdues (1837-1843), Splendeurs et misères des courtisanes (1838-1846), et La Cousine Bette, un roman publié en 1846. (Honoré de Balzac sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 159 citations et pensées d'Honoré de Balzac :

Depuis que je me mélancolise, j'ai remarqué que l'âme s'ennuie des figures et qu'un paysage lui laisse bien plus de champ.

- Lettre À Louise (1836)

En fait d'œuvres littéraires, quelque plaisamment, artistement, curieusement que soit travaillée une lanterne, elle doit avoir sa lumière.

- Maximes et pensées (1856)

Dans toutes les classes, les hommes accordent au compérage ou à des âmes viles qui les flattent des facilités et des faveurs refusées à la supériorité qui les blesse.

- L'interdiction (1836)

Il y a des hommes capables de déclarer leur amour à une femme aussi tranquillement qu'un laquais dit : Madame est servie.

- La femme abandonnée (1833)

Un changement total de vie est une crise violente.

- La dernière incarnation de Vautrin (1847)

Dans le monde, personne ne s'intéresse à un malheur ni à une souffrance : tout y est parade.

- Maximes et pensées (1856)

Le droit naturel a des lois qui n'ont jamais été promulguées et qui sont mieux connues, plus efficaces que celles forgées par la société.

- Splendeurs et misères des courtisanes (1838)

Les nobles cœurs ne sont pas infidèles, car la constance est une force qui leur va.

- Les Chouans (1835)

Plus un homme d'esprit excite de sentiments à distance, moins il y répondra de près ; plus il a été rêvé brillant, plus terne il sera. Sous ce rapport, la curiosité déçue va souvent jusqu'à l'injustice.

- Les Secrets de la princesse de Cadignan (1839)

Quand on bâtit une maison on ne fait pas faire à un menuisier ce qui regarde le serrurier.

- Splendeurs et misères des courtisanes (1838)

Nous passons la vie à nous faire des peines inutiles ; quand on ne se comprend pas plus que cela, l'éloignement est un bien, et des rapprochements donnent un supplice atroce.

- Lettre à Laure Surville (1820)

Les femmes ont un inimitable talent pour exprimer leurs sentiments sans employer de trop vives paroles ; leur éloquence est surtout dans l'accent, dans le geste, l'attitude et les regards.

- La femme de trente ans (1834)

Il est des êtres, bons et patients, qui passent dans notre vie, une pensée amère au cœur et un sourire à la fois tendre et douloureux sur les lèvres, emportant avec eux le mot de l'énigme sans le laisser deviner, par fierté, ou par dédain, et n'ayant que Dieu pour confident et pour consolateur.

- Ursule Mirouët (1841)

On aime en raison du plus ou du moins de ciel que contient notre âme.

- Maximes et pensées (1856)

Les femmes ne permettent pas à leur amant de descendre de son piédestal. On ne pardonne pas à un dieu la moindre petitesse.

- Une fille d'Ève (1838)

Il est utile de nuit pour une mère d'avoir ses enfants à côté d'elle ! Elle peut les prendre, les rassurer et les rendormir quand quelque horrible cauchemar les a réveillés.

- Les mémoires de deux jeunes mariées (1841)

Un homme nul est quelque chose d'effroyable, mais il a quelque chose de pire, c'est un homme annulé.

- Les mémoires de deux jeunes mariées (1841)

Le monde se contente de grimaces, il se paie de ce qu'il donne.

- La recherche de l'absolu (1834)

Certains êtres reçoivent de l'amour la puissance de transporter leur moi dans un autre, et quand il leur est enlevé, la vie ne leur est plus possible.

- Les deux frères (1841)

Beaucoup de femmes pleines de fierté se font de leur cœur un sanctuaire et dédaignent le monde.

- Madame Firmiani (1832)

La réputation dépend de la balance faite par chacun entre le vrai, qui va boitant, et le mensonge.

- Madame Firmiani (1832)

Qui doit prendre une décision suit toujours sa première intuition.

- Les mémoires de Balzac (1799-1850)

Le génie en toute chose est une intuition.

- Splendeurs et misères des courtisanes (1838)

L'intuition est une des facultés de l'homme intérieur dont le spécialisme est un attribut.

- Louis Lambert (1832)

Des années de souffrances ne paieraient pas une heure d'amour.

- Louis Lambert (1832)

Raisonner là où il faut sentir est le propre des âmes sans portée.

- La femme de trente ans (1834)

La femme est une sainte et belle créature, mais presque toujours incomprise et mal jugée.

- Les Marana (1834)

L'amour, dans le mariage, est une chimère.

- Eugénie Grandet (1833)

Il arrive un moment, dans la vie des familles, où les enfants deviennent les juges de leurs parents.

- La recherche de l'absolu (1834)

Homme du genre niais : Les individus de cette classe veulent avoir réponse à tout !

- Madame Firmiani (1832)

Être envieux, c'est un vice qui ne rapporte rien !

- Madame Firmiani (1832)

Rien n'est terrible comme des soupçons sans fondement, parce qu'il est impossible de les détruire.

- Madame Firmiani (1832)

Ne soyons pas égoïstes, l'individualisme est la maladie de l'époque.

- Autre étude de femme (1839-1842)

Il arrive toujours un âge auquel la vie n'est plus qu'une habitude.

- Gobseck (1830)

À la manière Anglaise, noyez vos soucis dans le vin.

- Les paysans (1844)

Être intelligent : Savoir, vouloir, pouvoir.

- Séraphîta (1834)

Certaines jeunes personnes sont si fausses, qu'il est impossible de donner leur caractère autrement que par celui de leur danse. Il n'y a que leur taille et leurs mouvements qui ne mentent point.

- Les mémoires de deux jeunes mariées (1841)

Il faut avoir eu la crainte de perdre un amour ou l'avoir perdu, pour en connaître tout le prix.

- La femme abandonnée (1833)

Une femme fait son amant cocu en couchant avec son mari.

- Les cent contes drolatiques (1832-1837)

Tes fautes sont grandes, mais la miséricorde divine est infinie.

- La cousine Bette, V (1847)

Nous verrons : mot fatal ! Pour les grands politiques, le verbe voir n'a pas de futur.

- Les paysans (1844)

Rien ne grise comme le vin du malheur.

- Splendeurs et misères des courtisanes (1838)

Une femme est une Cadignan : Elle n'aurait ni vertus, ni vices, ni fortune, ni jeunesse, ce serait toujours une Cadignan. Une Cadignan ? c'est comme un préjugé, toujours riche et vivant.

- Madame Firmiani (1832)

Je crois que deux filles dans une maison y feraient plus de ravages que n’en ferait la peste.

- Les mémoires de deux jeunes mariées (1841)

Nous sommes tous des planches lithographiques dont une infinité de copies se tirent par la médisance.

- Madame Firmiani (1832)

On ne peut pas ruiner un homme qui ne possède rien.

- Gobseck (1830)

Quand tu ne m'aimeras plus, quand un jour tu me quitteras, je ne me plaindrai pas, je ne dirai rien, car un jour passé près de toi, un seul jour pendant lequel je t'aurai regardé, m'aura valu toute une vie.

- La fille aux yeux d'or (1834)

Les vocations manquées déteignent sur toute l'existence.

- La Maison Nucingen (1838)

Rien ne s'oublie si vite que le mal qu'on a fait !

- Peines de cœur d'une chatte anglaise (1841)

Le temps est un maître impitoyable : il enseigne tout, même ce qu'on ne voudrait pas savoir.

- Peines de cœur d'une chatte anglaise (1841)

L'amour désire jusqu'à l'impossible, et sait se contenter de peu.

- Peines de cœur d'une chatte anglaise (1841)

Les fortunes détruites sont les chevrons des courtisanes.

- Splendeurs et misères des courtisanes (1838)

Quelquefois, un geste, une parole, un regard, dans une conversation sans témoins, quand les âmes sont déshabillées de leur hypocrisie mondaine, éclaire des abîmes.

- Les mémoires de deux jeunes mariées (1841)

J'ai peur du bien qui n'est pas acquis à la sueur de mon front.

- Les parents pauvres (1847)

Le malheur fait dans certaines âmes un vaste désert où retentit la voix de Dieu.

- La femme abandonnée (1833)

L'amour crée dans la femme une femme nouvelle : celle de la veille n'existe plus le lendemain.

- Les Marana (1834)

L'expression des sentiments est d'autant moins démonstrative qu'ils sont plus profonds. Tout amour durable commence par de rêveuses méditations.

- L'enfant maudit (1831)

Le malheur et la mélancolie sont les interprètes les plus éloquents de l'amour.

- La femme de trente ans (1834)

Il est dans toute figure humaine une place où les secrets mouvements du cœur se trahissent.

- Béatrix (1839)

La paresse pleine de suffisance ne mène à n'être qu'un sot.

- Le médecin de campagne (1833)

En amitié, les fautes sont des crimes.

- Vautrin (1840)

Les gens qui aiment ne doutent de rien, ou doutent de tout.

- Une ténébreuse affaire (1841)

Si la presse n'existait point, il ne faudrait pas l'inventer.

- Maximes et pensées (1856)

Le repentir est la grâce de l'amour.

- La duchesse de Langeais (1834)

L'amour attire l'amour, c'est l'abyssus abyssum de la Bible.

- Maximes et pensées (1856)

Les partis politiques sont ingrats envers leurs vedettes, ils abandonnent volontiers leurs enfants perdus.

- Un grand homme de province à Paris (1839)

Nous sommes de grands enfants auxquels les marchands de jouets politiques livrent toujours les mêmes poupées.

- Lettre à M. L***, le 18 octobre 1830.

Le gouvernement d'une nation est une roue qui tourne à laquelle chaque époque donne la couche de peinture qui lui plaît.

- Lettre à M. L***, le 18 octobre 1830.

Les roses du plaisir ont couronné notre amour, elles fleurissent notre vie à deux.

- Les mémoires de deux jeunes mariées (1841)

On peut parfois pardonner, mais oublier, c'est impossible.

- Les petites misères de la vie conjugale (1830-1846)

4 - La liste des auteurs célèbres :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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