La vie littéraire, d'Anatole France.

1 - En quelle année fut publiée cette oeuvre ?

Photo / portrait d'Anatole France La vie littéraire est une série de recueils d'essais et de critiques littéraires de l'écrivain français François Anatole Thibault, dit Anatole France en cinq tomes dont le premier de cette série a été publié en 1888 et le dernier en 1892. Dans La vie littéraire, l'auteur examine et critique divers aspects de la littérature de son époque, y compris les œuvres d'autres écrivains contemporains. Il offre des réflexions perspicaces sur la littérature, l'art et la culture, ainsi que sur les écrivains et les mouvements littéraires de son temps. Anatole France était un écrivain reconnu pour son style élégant et ironique, et ses essais dans La vie littéraire reflètent son point de vue littéraire distinctif. Il était également un défenseur du scepticisme intellectuel et de la libre pensée, ce qui se reflète dans ses analyses littéraires et ses critiques. La série La vie littéraire est considérée comme une contribution significative à la critique littéraire française du XIXe siècle et témoigne de l'influence d'Anatole France en tant qu'écrivain et critique littéraire de renom.

2 - Les 47 citations et pensées d'Anatole France :

Il n'y a pas de véritable amour sans quelque sensualité.

- La vie littéraire (1888-1892)

La vérité est qu'on ne sort jamais de soi-même.

- La vie littéraire (1888-1892)

Toute philosophie destinée à régner est grosse d'abus, de violences et d'iniquités.

- La vie littéraire (1888-1892)

Chaque fois que nous admirons l'immensité des cieux, il faut admirer en même temps notre propre petitesse : la grandeur de l'univers en dépend. Par lui-même, l'univers n'est ni grand ni petit. S'il était réduit tout à coup aux dimensions d'une tête d'épingle, il nous serait impossible de nous en apercevoir.

- La vie littéraire (1888-1892)

Le bien suprême est la bonne humeur, l'absence de crainte, la tranquillité.

- La vie littéraire (1888-1892)

Les vrais plaisirs n'ont point d'âge : ils ressemblent aux anges qui sont des enfants éternels.

- La vie littéraire (1888-1892)

Le cœur est un conseiller de charité et d'amour.

- La vie littéraire (1888-1892)

Sachons, quelle que soit notre tâche, l'accomplir d'un cœur simple, avec bonne volonté.

- La vie littéraire (1888-1892)

Qui ne s'aide pas ne mérite pas d'être aidé.

- La vie littéraire (1888-1892)

L'intelligence est sujette à l'erreur ; l'instinct ne trompe jamais.

- La vie littéraire (1888-1892)

La plus grande vertu de l'homme est la curiosité.

- La vie littéraire (1888-1892)

La superbe raison est capricieuse et cruelle ; la sainte ingénuité de l'instinct ne trompe jamais.

- La vie littéraire (1888-1892)

On n'aime vraiment que lorsqu'on aime sans raison.

- La vie littéraire (1888-1892)

Le bon critique est celui qui raconte les aventures de son âme au milieu des chefs-d'œuvre.

- La vie littéraire (1888-1892)

Le livre est l'opium de l'Occident.

- La vie littéraire (1888-1892)

Aimer, c'est souffrir, mais aussi c'est vivre.

- La vie littéraire (1888-1892)

La paresse conduit à la contemplation, la contemplation mène à la béatitude.

- La vie littéraire (1888-1892)

La sainte Vierge n'a jamais été belle, sans quoi on l'eût désirée.

- La vie littéraire (1888-1892)

On ne peut affirmer avec plus d'assurance que rien n'est assuré.

- La vie littéraire (1888-1892)

On juge les œuvres humaines par le plaisir qu'on en reçoit.

- La vie littéraire (1888-1892)

La pensée est la pire des choses, elle en est aussi la meilleure.

- La vie littéraire (1888-1892)

Le jeu, c'est un corps-à-corps avec le destin.

- La vie littéraire (1888-1892)

L'ironie, c'est la gaieté et la joie de la sagesse.

- La vie littéraire (1888-1892)

Il y a différentes manières, pour un homme de parti, d'inspirer du respect à ses adversaires. On y parvient le plus sûrement par une longue, immuable et majestueuse incapacité. Mais il n'est pas toujours impossible d'en venir à bout par la force du talent unie à la grandeur du caractère.

- La vie littéraire (1888-1892)

La jeunesse a cela de beau qu'elle peut admirer sans comprendre.

- La vie littéraire (1888-1892)

Si l'on doute, il faut se taire ; car quelque discours qu'on puisse tenir, parler, c'est affirmer.

- La vie littéraire (1888-1892)

La faim et l'amour sont les deux axes du monde.

- La vie littéraire (1888-1892)

L'amour a des trésors infinis de clémence.

- La vie littéraire (1888-1892)

Il n'est pas au pouvoir des Pères de me rendre injurieux et de mauvaise foi.

- La vie littéraire (1888-1892)

Une femme franche est une femme qui ne ment pas sans nécessité.

- La vie littéraire (1888-1892)

La gaieté est la forme la plus aimable du courage.

- La vie littéraire (1888-1892)

Ceux-là seuls vous font de belles confessions qui aiment encore leurs fautes.

- La vie littéraire (1888-1892)

Je t'envoie mon cœur dans un baiser.

- La vie littéraire (1888-1892)

Les passions, qui sont les armées de la mort, détruisez-les comme un éléphant renverse une hutte de roseaux. On ne se rassasie pas plus avec tous les objets du désir qu'on ne peut se désaltérer avec toute l'eau de la mer.

- La vie littéraire (1888-1892)

Le vrai bonheur de ce monde consiste non à recevoir, mais à donner !

- La vie littéraire (1888-1892)

Il n'y a rien qui gâte une confession comme le repentir.

- La vie littéraire (1888-1892)

Un dictionnaire, c'est tout l'univers par ordre alphabétique.

- La vie littéraire (1888-1892)

La sympathie est le doux privilège de la médiocrité.

- La vie littéraire (1888-1892)

Pour qu'un homme devienne raisonnable, il faut d'abord qu'il apprenne à raisonner.

- La vie littéraire (1888-1892)

On doit toujours mettre une vérité au bout d'un raisonnement.

- La vie littéraire (1888-1892)

En politique comme en littérature, ce que nous estimons le plus chez nos amis, c'est la partialité de leur esprit et l'étroitesse de leurs vues.

- La vie littéraire (1888-1892)

L'homme qui n'estime comme bon que ce qui arrive à son heure, à qui il est égal d'accomplir un plus ou moins grand nombre d'actions conformes à la droite raison, et qui n'a cure de contempler le spectacle du monde plus ou moins longtemps, cet homme-là ne craint rien, même la mort.

- Les pensées d'Anatole France (1925)

À bien prendre les choses, le dictionnaire est le livre par excellence.

- La vie littéraire (1888-1892)

C'est être malheureux que d'être criminel.

- La vie littéraire (1888-1892)

On n'est heureux par les livres que si l'on aime à les caresser.

- La vie littéraire (1888-1892)

Il est inutile de disputer quand on sait qu'on ne pourra jamais s'entendre.

- La vie littéraire (1888-1892)

Caressez longuement votre phrase et elle finira par sourire.

- La vie littéraire (1888-1892)

4 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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