Louis Eugène Marie Bautain.

1 - Qui est Louis Bautain ?

Photo / portrait de Louis Bautain Biographie courte : Prêtre, professeur, philosophe, théologien et médecin français né le 17 février 1796 à Paris, Louis Bautain est décédé le 15 octobre 1867 à Viroflay dans le département des Yvelines.

La famille de Bautain :

Louis Eugène Marie Bautain est le fils de Jean Charles Bautain (1772-1856), artiste musicien, maître de danse, et de Marie Françoise Alleton (1775-1855), union célébrée le 30 avril 1795 à Paris.

Les dates clés de sa carrière :

Admis à l'École Normale Supérieure en 1813, il fut l'élève du jeune professeur de philosophie Victor Cousin. Docteur ès lettres le 10 Août 1816, Louis Bautain s'installe à Strasbourg pour y enseigner, à vingt ans, la philosophie au collège royal de Strasbourg (actuel lycée Fustel-de-Coulanges). Le 31 octobre 1817, il est appelé à la chaire de philosophie de la Faculté des lettres et y professe avec succès. Il y sera doyen à partir de 1838 et doyen honoraire après 1863.

Docteur en médecine le 24 Juin 1826, Louis Bautain songe à la prêtrise. Il est ordonné prêtre le 20 décembre 1828 par l'évêque Le Pappe de Trévern (1754-1842). Tout en restant professeur à la Faculté des lettres, il est nommé en 1830 directeur du petit-séminaire Saint-Louis. Le 12 mars 1841, l'abbé Bautain quitte Strasbourg à la suite d'un conflit théologique avec l'évêque. En 1842, il fonde l'Institut des Sœurs de Saint Louis au collège de Juilly en Seine-et-Marne, où il est supérieur. Chanoine honoraire de Meaux en 1844, il est nommé ensuite vicaire général et promoteur du diocèse de Paris en 1849. Et de 1853 à 1863, professeur de morale évangélique à la faculté de théologie catholique de Paris.

Décès et inhumation :

Le 15 octobre 1867, à 71 ans, l'abbé Bautain meurt à Viroflay. Ses funérailles furent célébrées dans l'église de Viroflay, cérémonie funèbre présidée par Henry Maret, évêque de Sura et les vicaires généraux de Paris. Suivant les recommandations expresses qu'il avait faites à ses amis les plus intimes, son corps a été inhumé dans le cimetière de Juilly.

Ses principales oeuvres :

Propositions générales sur la vie (1826), De l'enseignement de la philosophie (1833), Psychologie expérimentale (1839), La belle saison à la campagne (1859), Manuel de philosophie morale (1866), et Les choses de l'autre monde, ouvrage publié en 1868. (Louis Bautain sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 84 citations et pensées de Louis Bautain :

L'ingratitude est toujours une injustice, et une injustice d'autant plus criante qu'elle rend le mal pour le bien.

- Philosophie morale (1866)

L'envie est une conséquence ordinaire de l'émulation malheureuse. Le succès gonfle, exalte ; la défaite attriste et rend jaloux, et comme il arrive dans les affections malveillantes, on est porté à vouloir du mal à celui qu'on accuse de sa peine.

- Philosophie morale (1866)

Le monde d'aujourd’hui est une arène où tous courent pour saisir les prix que peu obtiennent, en sorte qu'il y a quelques heureux et beaucoup de mécontents. C'est une guerre à mort entre les amours-propres, et une agitation continuelle pour s'élever : c'est une fournaise où les ambitions s'enflamment les unes par les autres et finissent par se dévorer.

- Philosophie morale (1866)

L'homme vain veut à tout prix éblouir ceux qui l'entourent, s'attirer leur admiration, s'entourer d'une atmosphère d'encens et de flatterie. Il peut s'abaisser jusqu'à la petitesse, par la ruse et la dissimulation, pour abuser l'opinion en sa faveur, et aucun sacrifice ne lui coûte pour procurer à son amour-propre la louange dont il est si friand.

- Philosophie morale (1866)

L'orgueilleux n'aime pas les marques de mépris, ni la contestation ou la dénégation de sa supériorité. Mais il est tellement sûr de lui, il se repose avec tant de confiance dans le sentiment de ce qu'il est et de ce qu'il vaut, qu'il ne croit pas avoir besoin du témoignage d'autrui ; il se met au-dessus de l'opinion, dans la pensée qu'elle ne peut pas même l'atteindre.

- Philosophie morale (1866)

L'orgueilleux est tellement plein de lui-même qu'il se réjouit moins de la bonne opinion des autres que de la sienne.

- Philosophie morale (1866)

L'amour maternel est le sentiment le plus tendre et le plus profond que l'âme humaine puisse éprouver dans ses relations naturelles ; ni le père, ni l'enfant ne savent aimer comme la mère. La femme aime son enfant comme elle s'aime elle-même, sans réflexion et par la seule impulsion de la nature.

- Philosophie morale (1866)

L'âme a besoin d'aliment, elle est même la plus affamée de toutes les créatures, car elle ne peut cesser de vouloir, de désirer d'attirer à elle, comme le feu ne peut cesser de consumer.

- Philosophie morale (1866)

Le plus terrible ennui et le plus difficile à guérir est celui d'une âme blasée, dégoûtée de tout.

- Philosophie morale (1866)

La reconnaissance, cette dette qu'une âme généreuse aime à avouer et à acquitter, et qu'un cœur égoïste ou orgueilleux porte avec chagrin. L'ingrat finit toujours par vouloir du mal à celui qui l'a obligé.

- Philosophie morale (1866)

Un bienfait reçu excite dans toute âme honnête une disposition favorable au bienfaiteur et le besoin de lui rendre ce qu'elle en a reçu. Au sentiment de la reconnaissance se mêle toujours l'obligation morale de restituer.

- Philosophie morale (1866)

La volonté, c'est l'âme voulant, l'âme en acte ou à sa première puissance.

- Philosophie morale (1866)

Le berceau et la tombe se correspondent comme les deux pôles de la vie terrestre. Ils ont l'un et l'autre un caractère sacré ; car ils renferment un mystère. Ils sont au fond la même chose à deux époques diverses, sous deux formes différentes ; car l'homme naît pour mourir et meurt pour renaître.

- Philosophie morale (1866)

La vie se compose en général de petites choses. Cependant les petites choses finissent par en faire de grandes, comme les gouttes de pluie forment les ruisseaux, et les ruisseaux, des fleuves. Fidèle dans les petites choses, on apprend à le devenir dans les grandes, et c'est vraiment par elles que nous nous élevons ou nous dégradons peu à peu ; car elles forment les habitudes, bonnes ou mauvaises, d'où viennent les vertus et les vices.

- Philosophie morale (1866)

L'habitude du mal, qui constitue le vice, se contracte insensiblement par des actes échappés à une conscience légère, entraînée par les sens, par la concupiscence, par l'occasion. En se répétant, ces actes sillonnent la vie, comme la goutte d'eau tombant incessamment creuse la pierre ; et souvent on se trouve engagé et lié avant même de soupçonner le vice, dont on est l'esclave.

- Philosophie morale (1866)

L'esprit humain cherche instinctivement la vérité, comme l'âme cherche le bien, comme le corps cherche sa nourriture.

- Philosophie morale (1866)

La bravoure, la valeur, la fermeté, l'intrépidité, sont des qualités louables ; l'audace est bonne ou mauvaise, selon le motif ; la témérité, même heureuse, est toujours blâmable.

- Philosophie morale (1866)

Le suicide est une injustice, car celui qui s'ôte la vie dispose de ce qui ne lui appartient pas. Il est, de plus, une absurdité, parce que, en aucun cas, il n'améliore la position qu'il change.

- Philosophie morale (1866)

Oui, le suicide est une grande injustice, mais ce n'est point envers nous-mêmes : c'est envers Celui qui nous a donné la vie et les moyens de vivre, qui nous a assigné une destination, en nous fournissant les instruments nécessaires pour l'accomplir, et qui nous demandera compte un jour de ce qu'il nous a donné.

- Philosophie morale (1866)

La perfection des sociétés est en raison de ce qu'elles font pour le développement humain dans toutes ses directions et surtout sous le rapport intellectuel et moral.

- Philosophie morale (1866)

Dans tous les temps, le silence discret et la tempérance dans le discours ont été regardés comme un signe de sagesse. Celui qui aspire et travaille sérieusement à son perfectionnement moral s'efforce de mettre une garde sur ses lèvres et un frein à sa langue.

- Philosophie morale (1866)

Le respect de la loi implique le respect du pouvoir chargé de l'exécuter, et qui en est le délégué.

- Philosophie morale (1866)

La religion établit et consolide le monde moral, comme la gravitation fonde et soutient le monde physique.

- Philosophie morale (1866)

La reconnaissance est la pierre de touche des belles âmes.

- Philosophie morale (1866)

Le but de la pitié est de soulager celui qui souffre ; la pitié factice s'arrête à l'émotion agréable que donne l'apitoiement, et ne va pas au but.

- Philosophie morale (1866)

Le désir de tout faire pour Dieu et en vue de Dieu, réalisé par les œuvres et confirmé par l'habitude, constitue la piété, la plus excellente des vertus, parce qu'elle comprend tous les sentiments de religion et de charité, et la plus utile à l'homme, puisqu'elle le rapproche de Dieu et tend à l'y unir par l'amour.

- Philosophie morale (1866)

La pensée est presque devenue une manufacture, et le travail scientifique et littéraire s'exploite aussi avantageusement que toute autre industrie. Dans un tel état de choses, l'erreur ayant les mêmes droits de paraître que la vérité, le vrai et le faux, le bien et le mal, l'utile et le nuisible roulant pêle-mêle au milieu de la société, la liberté d'écrire et d'imprimer devient une cause de troubles, de désordres et d'immoralité.

- Philosophie morale (1866)

La passion a deux racines : l'une dans le moi qui l'éprouve, l'autre dans le non-moi qui la cause.

- Philosophie morale (1866)

La parole humaine prend un caractère sacré, un sens profond, quand elle est la pure expression du vrai ; sans le vrai, elle est un vain son, une cymbale retentissante, et, si elle va contre le vrai, elle est un désordre et une dépravation.

- Philosophie morale (1866)

Il y a une mort de l'âme, de l'esprit et du corps, parce qu'il y a une vie de l'âme, de l'esprit et du corps. La mort de l'âme est causée par la cessation de son rapport avec Dieu.

- Philosophie morale (1866)

Unie au talent et au mérite, la modestie rehausse l'homme et le fait aimer de ses semblables, dont il ne choque point les prétentions.

- Philosophie morale (1866)

La misanthropie qui part de l'orgueil produit l'endurcissement du cœur ; elle est aussi contraire aux progrès intellectuels qu'au perfectionnement moral de l'individu.

- Philosophie morale (1866)

Persuadé que rien de bon ne peut venir des hommes, le misanthrope les sent et les juge à travers cette prévention ; il y a là une espèce d'idée fixe qui dégénère facilement en folie ; on remarque, en effet, que tous ceux qui sont affectés de misanthropie ont quelque chose de faussé dans l'esprit et dans le cœur.

- Philosophie morale (1866)

La misanthropie est une espèce de haine de l'humanité, qui porte à fuir les hommes par mépris, par méfiance ou par crainte.

- Philosophie morale (1866)

Une mère tendre et ferme à la fois, qui sait tempérer l'amour par le devoir, est le salut et la gloire de la famille.

- Philosophie morale (1866)

Le mensonge officieux est toujours un mal en soi ; la nécessité ne peut que l'excuser.

- Philosophie morale (1866)

Le mensonge est illicite, même dans la plaisanterie et dans l'ironie, qui en tirent le plus souvent leur finesse et leur sel.

- Philosophie morale (1866)

Tout homme doit être soldat du bien contre le mal.

- Philosophie morale (1866)

Le traitement charitable des serviteurs, s'il n'était le devoir des maîtres, serait encore leur intérêt bien entendu ; car l'amour excite l'amour, et l'on ne sert bien que celui qu'on aime.

- Philosophie morale (1866)

La justice ne suffit pas entre les maîtres et les serviteurs ; il faut encore l'humanité, et plus que l'humanité, la charité.

- Philosophie morale (1866)

Il n'y a de bons serviteurs que là où il y a de bons maîtres.

- Philosophie morale (1866)

La liberté morale est le pouvoir de vouloir conformément ou contrairement à la loi ; en d'autres termes, de choisir entre le bien et le mal.

- Philosophie morale (1866)

La liberté est la volonté dirigée par l'intelligence discernant par la pensée avant de choisir ou de décider.

- Philosophie morale (1866)

L'instinct est l'expression spontanée de la nature de chaque être, il tend naturellement et irrésistiblement vers ce qui est nécessaire pour entretenir et développer la vie ; il tend sans connaissance, sans direction libre, par la seule impulsion du besoin qui va droit au but.

- Philosophie morale (1866)

L'ingrat ne peut supporter la présence ni le souvenir de celui qui lui a rendu service ; car il y trouve une cause d'humiliation qui irrite son orgueil ou un reproche qui tourmente sa conscience.

- Philosophie morale (1866)

Quand un bienfait est méconnu ou payé d'ingratitude celui qui a été obligé devient souvent l'ennemi de son bienfaiteur. Il semble que le bien reçu tourne en poison dans le cœur de l'ingrat, comme le rayon solaire dans les plantes vénéneuses qui le pervertissent en se l'assimilant.

- Philosophie morale (1866)

On ne devient vraiment humble que par la patience, et la patience implique la soumission à une force supérieure : c'est pourquoi l'humilité s'acquiert par la souffrance. Elle est avec la foi le fondement de la perfection chrétienne.

- Philosophie morale (1866)

Le propre de l'habitude est d'émousser les impressions et d'aviver les actes. Plus on répète un acte, mieux on l'exécute ; plus une émotion se renouvelle, moins elle a de force.

- Philosophie morale (1866)

Dans l'ordre moral, la foi est pour nous la condition de toute lumière et de toute puissance.

- Philosophie morale (1866)

Le fanatisme est l'abus le plus terrible du sentiment religieux parce qu'il en est la perversion la plus profonde.

- Philosophie morale (1866)

L'esclavage de l'homme est toujours illégitime parce qu'il est contraire à la nature humaine, qu'il tend à détruire en la dégradant. Il ne peut s'établir et se soutenir que par la violence. C'est aussi par la violence qu'il finit le plus ordinairement.

- Philosophie morale (1866)

Après la mort de l'âme, l'esclavage est le plus grand dommage que la personne morale puisse souffrir.

- Philosophie morale (1866)

Les meilleures leçons de morale pour l'enfant sont celles qu'il reçoit de ses égaux.

- Philosophie morale (1866)

L'envie est une conséquence ordinaire de l'émulation malheureuse.

- Philosophie morale (1866)

L'amour de la gloire est tellement essentiel à l'émulation qu'on ne peut l'exciter, même chez les enfants, qu'en entourant le prix disputé de l'éclat d'une couronne.

- Philosophie morale (1866)

Une mauvaise direction, imprimée dès le bas âge, est difficilement redressée. Les défauts de la première éducation sont ce qu'il y a de plus tenace ; ils persistent toujours au fond, sous le vernis dont on les recouvre plus tard, sous les formes plus ou moins gracieuses qui les masquent.

- Philosophie morale (1866)

Le devoir accompli fonde le droit ; il n'y a pas de devoir sans la connaissance de la loi, et point de droit sans l'accomplissement du devoir, sans l'acceptation et l'observance de la loi.

- Philosophie morale (1866)

La charité est une affection et une vertu exclusivement chrétiennes : c'est la sympathie élevée à sa plus haute puissance, transfigurée, glorifiée ; c'est l'amour pur et universel, l'amour de Dieu dans le cœur de l'homme.

- Philosophie morale (1866)

Les besoins spirituels sont encore plus impérieux que les besoins du corps, car ils ont l'infini pour objet, et leur faim n'est jamais complétement assouvie.

- Philosophie morale (1866)

L'avarice, ce fanatisme de la propriété, est peut-être la seule passion qui ne soit pas désabusée d'elle-même aux approches de la mort.

- Philosophie morale (1866)

L'athéisme, ou ce qu'on donne pour tel, est presque toujours le travers d'un esprit faux dominé par une idée fixe ; c'est une espèce de monomanie.

- Philosophie morale (1866)

L'amour de soi, inné au cœur de l'homme, est tempéré, contrebalancé par l'amour des autres, qui a aussi sa racine naturelle dans notre âme.

- Philosophie morale (1866)

L'amour-propre peut avoir d'heureux effets quand il est bien placé. Le grand art de ceux qui gouvernent est de prendre les hommes par ce côté et de leur faire accomplir de grandes choses qu'ils n'exécuteraient jamais par un motif plus élevé.

- Philosophie morale (1866)

Rien n'est plus respectable qu'une paternité digne et consciencieuse qui règle la tendresse naturelle par le sentiment du devoir, modère l'instinct par l'obligation morale.

- Philosophie morale (1866)

L'amour maternel est le mobile le plus fort et le plus constant du cœur de la femme.

- Philosophie morale (1866)

Obéissance et confiance, amour et crainte, sont les éléments de la piété filiale.

- Philosophie morale (1866)

L'amitié est un des biens les plus excellents dont l'homme puisse jouir sur cette terre. L'amitié a son prix dans toutes les situations de la vie : elle augmente le bonheur, elle diminue le malheur, elle fortifie la faiblesse, elle excite le courage, elle rend l'espérance, elle élargit le cœur, elle épure et agrandit les affections, elle apprend à aimer de cet amour sublime qui s'universalise dans la charité.

- Philosophie morale (1866)

La véritable amitié a sa racine dans les âmes. Elle part d'une estime réciproque, née dans l'épreuve que deux âmes ont faite l'une de l'autre, d'où provient une confiance sans bornes et un libre épanchement de l'affection.

- Philosophie morale (1866)

Quand on accepte un mal avec courage, et qu'on consent à le subir, on le porte mieux et souvent on le domine.

- La conscience (1861)

Le but de la morale, c'est la pratique, c'est l'action.

- La conscience (1861)

Par l'action de la parole la vie morale est excitée, pénétrée, fécondée. Celui qui enseigne stimule les esprits, les excite à considérer, à réfléchir.

- La conscience (1861)

La conscience est d'autant plus délicate qu'elle est plus pure.

- La conscience (1861)

Quand nous agissons en toute sincérité, sans inquiétude d'esprit, en général nous agissons bien. Aussi les premiers mouvements sont ordinairement les meilleurs.

- La conscience (1861)

Qui passe son temps à discuter, à disserter, et à parler beaucoup, en fait peu.

- La conscience (1861)

La femme fait vouloir ce qu'elle veut, elle sait s'imposer par la douceur et régner par la grâce.

- La conscience (1861)

Bien souvent, quand il faudrait agir en des circonstances graves, on se perd en discussions, en oppositions, et l'occasion s'en va.

- La conscience (1861)

Celui qui se tait ne consent pas, mais il ne désapprouve pas non plus.

- La conscience (1861)

Si j'ignore mes devoirs par ma faute, si je n'ai pas voulu m'en instruire, si j'ai négligé de reconnaître mes obligations et d'être renseigné sur les exigences de mon état, je deviens responsable et coupable de tout le mal qui peut sortir de cette ignorance.

- Philosophie morale (1866)

C'est la volonté, en définitive, qui décide de la vie de l'homme. C'est l'énergie de la volonté qui fait l'homme véritable.

- La conscience (1861)

En fait de morale, il ne suffit pas de savoir. Que d'hommes connaissent leur devoir et ne le font pas ! Le plus difficile n'est pas de savoir ce qu'on doit faire, mais de l'exécuter.

- La conscience (1861)

Travaillez pendant que vous êtes jeune ; il n'y a qu'un printemps de la vie, et c'est le printemps qui prépare la richesse de l'été et la fécondité de l'automne.

- La conscience (1861)

Les hommes d'énergie, les hommes de caractère parlent peu, et agissent à propos et avec force. C'est ainsi qu'on gouverne le monde, et non par les discussions et le parlage à outrance.

- La conscience (1861)

A mesure qu'on discerne mieux ce qui est bien, et qu'on l'aime davantage, on désire s'en rapprocher tous les jours par la pratique, et l'on fait plus d'efforts pour combattre et diminuer le mal en soi.

- La conscience (1861)

Nous sommes faits pour la vérité, la justice et le bien. Il y a en nous un instinct qui les réclame, c'est l'instinct noble, généreux, qui fait l'élan de la jeunesse non encore désabusée par les expériences fâcheuses de la vie et de la société.

- La conscience (1861)

3 - La liste des auteurs célèbres :

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