Recueil de poésie et de citations ainsi que des proverbes.

Louis-Philippe, comte de Ségur

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Louis-Philippe de SégurHistorien, homme politique et poète français né le 10 septembre 1753 à Paris, Louis-Philippe de Ségur est décédé le 28 août 1830 à Paris. Il est nommé membre de l'Académie française et conseiller d'État en 1803, sénateur en 1813, pair de France, Grand-croix de la Légion d'honneur. Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia.

Les 114 pensées et citations de Louis-Philippe de Ségur :

Tout sur la terre change, s'accroît, mûrit, se perfectionne, vieillit, tombe et se renouvelle sous d'autres formes.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées, maximes et réflexions (1823)

Tous les hommes entendent la voix des passions ; très peu sont susceptibles d'écouter celle de la raison.

Louis-Philippe de Ségur - La raison (1816)

La prudence est le fruit de la réflexion aidée par l'expérience.

Louis-Philippe de Ségur - La prudence (1816)

Le despotisme affaiblit sa base en s'élevant : bientôt il n'a plus pour appui que la roue mobile de la fortune ; et dès qu'elle chancelle, il tombe sans secours, parce qu'il existait sans soutien.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées, maximes et réflexions (1823)

Le despotisme est condamné à l'inconséquence, puisqu'il est par lui-même tout ce qu'on peut concevoir de plus opposé à la raison, à la nature, et à la justice.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées, maximes et réflexions (1823)

La modeste et douce bienveillance est non seulement une vertu, un devoir, un sentiment, un plaisir ; elle est encore souvent une puissance qui donne plus d'amis que la richesse, et plus de crédit que le pouvoir.

Louis-Philippe de Ségur - La bienveillance (1816)

La bienfaisance, ainsi que les autres vertus, ne vieillit jamais ; elle s'améliore avec l'âge, et devient une habitude.

Louis-Philippe de Ségur - La bienfaisance (1816)

La division anéantit tout : les individus se perdent par l'égoïsme moral, et les peuples périssent par l'égoïsme politique.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées, maximes et réflexions (1823)

Dans tous les temps la crédulité adopte plus facilement les relations miraculeuses que les récits fondés sur des causes naturelles.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées, maximes et réflexions (1823)

On parle souvent de la conscience : il serait peut-être plus à propos de parler des consciences ; car on en voit de toutes sortes, de toutes tailles, de toutes qualités, de toutes saisons ; il en est de sévères, de douces, de fières, de commodes, de clairvoyantes, d'aveugles, de larges, d'étroites, d'impérieuses, de silencieuses ; elles varient comme les temps, les lieux, les lois, les intérêts, les circonstances, et les partis : elles se ressemblent si peu qu'on conçoit à peine qu'elles soient de la même famille et qu'elles portent le même nom.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées, maximes et réflexions (1823)

L'argent devient toujours rare dans un siècle où tout le monde en veut ; tout se vend alors, la réputation, l'esprit, l'amitié, et même l'amour.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées, maximes et réflexions (1823)

Rien n'est plus mobile que la pusillanimité : consternée au premier revers, elle se relève avec insolence au plus léger succès.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées, maximes et réflexions (1823)

L'amitié est un besoin pour l'âme, et le premier besoin du cœur : chacun cherche et veut des amis, tout le monde se plaint de la rareté d'un tel trésor ; et cependant l'orgueil nous éloigne de sa recherche. Une foule d'hommes, par vanité, semblent se mettre tellement à l'enchère qu'ils paraissent dédaigner l'amitié qu'on leur offre.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées, maximes et réflexions (1823)

L'âme malade est malheureuse comme le corps lorsqu'il est malsain : les passions sont les maladies de l'âme ; sa santé, c'est la raison.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées, maximes et réflexions (1823)

L'austérité de certains philosophes est la mère de beaucoup de folies.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées, maximes et réflexions (1823)

La paresse des ambitieux assure le repos du monde.

Louis-Philippe de Ségur - Galerie morale et politique (1816)

La fraternité est un échange perpétuel de dévouement, de services et de reconnaissance.

Louis-Philippe de Ségur - La reconnaissance (1816)

Le mariage, on y rentre par la douceur, on en sort par la violence.

Louis-Philippe de Ségur - Le mariage (1816)

Bien des gens s'accrochent aux riches, comme les ronces aux longs vêtements, qu'elles déchirent.

Louis-Philippe de Ségur - La richesse (1816)

Le bonheur humain n'est qu'un éclair, il semble ne briller que pour annoncer l'orage.

Louis-Philippe de Ségur - Le bonheur (1816)

La vaillance et la fortune suffisent pour faire des conquêtes ; mais la sagesse et la justice seules peuvent soumettre les peuples conquis.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées diverses (1823)

La reconnaissance est le seul plaisir qui ne soit jamais mêlé de honte ou de regrets.

Louis-Philippe de Ségur - La reconnaissance (1816)

L'éducation devrait être regardée partout comme une partie principale de la législation. Les peuples modernes s'occupent assez de l'instruction, qui ouvre l'esprit, et trop peu de l'éducation, qui forme le caractère. Les anciens y pensaient plus que nous ; aussi chaque peuple avait alors un caractère national qui nous manque. Nous livrons l'esprit à l'école, et le caractère au hasard.

Louis-Philippe de Ségur - L'éducation (1816)

Beaucoup d'hommes d'état forment de vastes plans, et peu savent les exécuter.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées diverses (1823)

La volonté du bienfaiteur touche plus que le bienfait.

Louis-Philippe de Ségur - La reconnaissance (1816)

L'art de régner consiste surtout dans l'habileté des choix.

Louis-Philippe de Ségur - Le pouvoir (1816)

On n'est jamais plus assuré de la paix que lorsqu'on est en situation de ne pas craindre la guerre.

Louis-Philippe de Ségur - Les pensées diverses (1823)

Chez le bienfaiteur c'est le cœur qu'on aime, et non la main.

Louis-Philippe de Ségur - La reconnaissance (1816)

L'ingratitude décourage la générosité, les ingrats sont les ennemis de tous les malheureux.

Louis-Philippe de Ségur - La reconnaissance (1816)

L'un des premiers devoirs pour celui qui donne est d'oublier ce qu'il a donné, et, pour celui qui a reçu, de s'en souvenir et de le publier.

Louis-Philippe de Ségur - La reconnaissance (1816)

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