Les citations de Madame de Sévigné.

1 - Qui est Madame de Sévigné ?

Photo / portrait de Madame de Sévigné Biographie courte : Épistolière, écrivaine et philosophe française née le 5 février 1626 à Paris, Marie de Rabutin-Chantal, connue comme Madame de Sévigné, est décédée le 17 avril 1696 à 70 ans au château de Grignan, situé en région Rhône-Alpes. La marquise de Sévigné est devenue célèbre pour son abondante correspondance, des lettres principalement destinées à l'intention de sa fille Françoise de Sévigné, comtesse de Grignan, mais aussi à son cousin Roger de Rabutin, comte de Bussy, connu sous le nom de Bussy-Rabutin. Madame de Sévigné a été élevée au rang d'auteur classique et de modèle à suivre grâce à son style incomparable, à la proportion parfaite entre la pensée et la forme et au mélange de raison et de sentimentalité. (Madame de Sévigné sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 94 citations et pensées de Madame de Sévigné :

L'habitude est pour nous comme ces faibles araignées qui prennent de grosses mouches dans des filets imperceptibles.

- Pensées extraites de ses lettres (1704)

Il faut être bien aisée à contenter pour n'être contente que des restes.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 20 septembre 1671.

Croire être parfaitement contente, cet état n'est pas réservé pour les mortels.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 2 juin 1672.

Laissez un peu faire la Providence ! tantôt de la pluie, tantôt de la sécheresse, vous n'êtes jamais contents !

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 31 mai 1680.

J'admire comme notre esprit est véritablement la dupe de notre cœur, et des raisons que nous trouvons pour appuyer nos changements.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 24 juin 1676.

On ne peut juger les événements à moins de connaître le dessous des cartes.

- Pensées extraites de ses lettres (1704)

Je fais toujours un grand honneur aux sentiments du cœur ; on est quelquefois obligé de souffrir les circonstances et dépendances de l'amitié, quoiqu'elles ne soient pas agréables.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 15 juin 1680.

Je n'eusse jamais cru qu'une lettre qui m'apprend que vous viendrez cet hiver à Paris, et que je vous y verrai, pût me faire pleurer ! Ce n'est pas toujours de tristesse que l'on pleure ; il entre bien des sortes de sentiments dans la composition des larmes.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 11 septembre 1680.

Il est si aisé d'escroquer des approbations qu'elles ne peuvent faire autorité.

- Pensées extraites de ses lettres (1704)

L'esprit charitable de souhaiter plaies et bosses à tout le monde est extrêmement répandu. Il y a de certaines choses au contraire sur quoi on se trouve disposé à souffler du bonheur, comme du temps des fées.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 29 décembre 1679.

Quand on ne peut se résoudre la vie se passe à ne pas faire ce que l'on veut.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 5 novembre 1680.

Si j'avais tenu ce maraud-là, ce coquin, je lui aurais rompu les bras et coupé les oreilles.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 5 février 1674.

Une de mes joies est de ne plus parler de moi, ni d'aucun de mes maux. Avec les gens je sais couper court, et je n'ai pas oublié comme il faut parler sobrement de soi, et presque à son corps défendant.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 22 juillet 1685.

On ne souhaite l'estime que de ceux qu'on aime et qu'on estime.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 17 novembre 1675.

Je suis si accoutumée à me voir confondue sur la plus grande partie de mes désirs que je ne parle de l'avenir qu'en tâtonnant.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 30 juillet 1677.

Il faut toujours avoir de la morale dans les mains, comme du vinaigre sous le nez, pour ne pas s'évanouir.

- Pensées extraites de ses lettres (1704)

Il faut vivre avec les vivants sans oublier nos morts.

- Pensées extraites de ses lettres (1704)

Il ne faut parler qu'aux gens raisonnables, c'est ainsi qu'on s'entend ; et l'on se trouve toujours bien d'avoir de la sincérité : le temps vous persuadera peut-être de cette vérité !

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 18 septembre 1679.

On ne trompe guère longtemps le monde, les fourbes sont toujours découverts.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 12 février 1672.

Être un dévot, c'est un sentiment qui est bien naturel dans le malheur et dans la vieillesse.

- Lettre au comte de Bussy-Rabutin, le 9 octobre 1675.

La tristesse est un poison, c'est le chagrin qui la fait naître, et la crainte qui l'entretient.

- Lettre au comte de Bussy-Rabutin, le 9 octobre 1675.

Je fais souvent des réflexions et des supputations, et je trouve les conditions de la vie assez dures. Il me semble que j'ai été traînée, malgré moi, à ce point fatal où il faut souffrir la vieillesse ; je la vois, m'y voilà, et je voudrais bien au moins ménager de ne pas aller plus loin, de ne point avancer dans ce chemin des infirmités, des douleurs, des pertes de mémoire, des défigurements qui sont près de m'outrager, et j'entends une voix qui dit : « Il faut marcher malgré vous, ou bien, si vous ne voulez pas, il faut mourir, » qui est une extrémité où la nature répugne.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 30 novembre 1689.

Il est vrai, ma fille, que le temps passe partout, et il passe vite : vous criez après lui parce qu'il vous emporte toujours quelque chose de votre belle jeunesse ; mais il vous en reste beaucoup. Pour moi, je le vois courir avec horreur, et m'apporter en passant l'affreuse vieillesse, les incommodités, et enfin la mort.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 8 janvier 1674.

Ma belle, c'est dans les petites choses que l'on témoigne son amitié. Il est vrai, ma fille, qu'on ne saurait trop les estimer, l'amour-propre a trop de part à ce qu'on fait dans les grandes occasions : l'intérêt de la tendresse est noyé dans celui de l'orgueil.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 15 octobre 1677.

L'amour, c'est une fièvre trop violente pour durer.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 14 juillet 1688.

Il faut jouir du bien présent, les chagrins reviennent toujours assez tôt.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 29 novembre 1671.

L'avenir, en amour, fait oublier le passé.

- Pensées extraites de ses lettres (1704)

Il faut être bien exempte d'amour-propre pour n'être pas sensible à des louanges.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 2 décembre 1664.

L'éloquence et la facilité de parler donnent un certain éclat aux pensées.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 4 novembre 1671.

Il y a certaines pensées qui égratignent la tête.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 4 novembre 1671.

Il est des inquiétudes qui ne vous servent de rien, mais qu'il est impossible de ne pas avoir.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 4 novembre 1671.

Il y a des hommes qui, pour douze sous, font ce que d'autres ne feraient pas pour cent mille écus.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 4 novembre 1671.

Le temps marche toujours assez sans qu'on le hâte d'aller.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 11 novembre 1671.

Je regarde l'avenir comme une obscurité, dont il peut arriver des biens et des clartés à quoi l'on ne s'attend pas.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 5 juin 1680.

La santé est toujours un solide et véritable bien, on en fait ce qu'on veut.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 5 juin 1680.

Il n'est rien de longue durée en ce monde, ni bonheur ni malheur.

- Lettre à Mme de Grignan (sa fille), le 26 juin 1680.

Il faut toujours douter de ce qu'on ne sait point par soi-même.

- Lettre au comte de Bussy-Rabutin, le 25 février 1686.

On ne perd jamais que d'une voix, et cette voix fait tout.

- Lettre à M. Pomponne, le 9 décembre 1664.

Il n'y a rien de plus vrai que l'amitié se réchauffe quand on est dans les mêmes intérêts.

- Lettre à M. Pomponne, le 11 octobre 1661.

Il y a des sortes d'amitiés que l'absence et le temps ne finissent jamais.

- Lettre à M. Ménage, le 12 janvier 1652.

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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