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Recueil de poésie et de citations ainsi que des proverbes.

Les citations de Paul Bourget.

1 — Qui est Paul Bourget ?

Photo de Paul Bourget Biographie courte : Écrivain, romancier, essayiste, poète et académicien français né le 2 septembre 1852 à Amiens dans la Somme, Paul Bourget est décédé le 25 décembre 1935 à Paris. Journaliste à ses débuts, il collabore ensuite avec plusieurs revues dont la Revue des Deux Mondes, le Globe, la Nouvelle Revue, et publie plusieurs recueils de poésie dont : Au bord de la mer (1872), La vie inquiète (1875), les Petits poèmes (1876), Les aveux (1882). Élu à l'Académie française le 31 mai 1894, Paul Bourget meurt à son domicile à l'âge de 83 ans et repose aux côtés de son épouse au cimetière du Montparnasse à Paris. Ses principales œuvres : La Cruelle énigme (1885), Un crime d'amour (1886), André Cornélis (1887), Mensonges (1887), Le disciple (1889), Un cœur de femme (1890), Cosmopolis (1892), La terre promise (1892), et L'étape publié en 1902. (Source : Wikipédia)

2 — Les 85 pensées et citations de Paul Bourget :

Il n'y a qu'une chose infâme en amour, c'est le mensonge.

Paul Bourget - Cosmopolis (1892)

Quand on a vécu deux années dans une passion amoureuse, on y tient par des fibres profondes !

Paul Bourget - Cosmopolis (1892)

Un homme qui vous raconte ses amours, ses aventures, quand il ne vous connaît pas plus que vous ne le connaissez, est une canaille, un cabotin ou un fou, et les trois quelquefois. Et avec les canailles, les cabotins et les fous, il n'y a pas de relations possibles.

Paul Bourget - Cosmopolis (1892)

Quand une honnête femme acquiert la preuve de la trahison d'un mari qu'elle n'a pas cessé d'aimer, d'ordinaire, cette preuve indiscutable est précédée d'un long travail de soupçon. L'infidèle a négligé son foyer, ou un changement s'est produit dans ses habitudes journalières. D'indéfinissables nuances révèlent à l'épouse outragée cette trace d'une rivale que la jalousie féminine démêle avec un flair aussi sûr que celui d'un chien qui trouve un étranger dans la maison. Enfin, quoiqu'il y ait dans le passage du doute à la certitude un déchirement de tout le cœur, c'est du moins le déchirement d'un cœur préparé.

Paul Bourget - Cosmopolis (1892)

Un son de voix suffit parfois à nous rendre amoureux, parce qu'il en dit plus sur l'existence intime d'un être que toutes les paroles. Un geste nous séduit ; mais qui n'a éprouvé qu'une créature humaine tient tout entière dans un geste et qu'une sensibilité, ou fine ou brutale, se révèle par la seule physionomie d'un mouvement ?

Paul Bourget - L'irréparable (1884)

Plus ne m'est rien, et rien ne m'est plus.

Paul Bourget - L'irréparable (1884)

Parler de l'amour avec une femme, c'est un peu faire l'amour.

Paul Bourget - L'irréparable (1884)

D'un amour malheureux, parfois, il naît une heureuse et durable amitié.

Paul Bourget - L'irréparable (1884)

Y a-t-il d'autre bonheur dans la vie, quand on aime véritablement, que de contempler celle qu'on aime, de l'entendre et de trouver dans chacun de ses regards, à chacune de ses paroles, une raison de l'aimer davantage ?

Paul Bourget - L'irréparable (1884)

Il faut vivre comme on pense, sinon tôt ou tard, on finit par penser comme on a vécu.

Paul Bourget - Le démon de midi (1914)

Il existe de par le monde une espèce d'hommes auxquels il suffit de remuer seulement le petit doigt pour qu'ils fassent manquer l'affaire la mieux ajustée, l'affaire la plus voisine de la réussite.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Les hommes ne sont jamais bons juges des qualités par lesquelles un autre homme plait ou déplait aux femmes.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Pour un amant qui aime avec tout son cœur, une infidélité connue de sa maîtresse offre encore cette douceur qu'il peut lui prouver son amour en lui pardonnant.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Les coquettes vraiment savantes ne se refusent pas, elles se donnent. Elles savent que posséder une maîtresse, pour un homme passionné, c'est être possédé par elle. Une femme qui ne nous aime pas et qui nous tient par la jalousie des sens nous mène où elle veut. Le plus irrésistible désir est fait avec la mémoire de la brute qui sommeille chez nous tout.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Nous avons beau connaître tout notre esprit et tout notre cœur, notre bête ne nous est jamais connue tout entière, aussi ne faut-il jamais dire : « Cette femme ne peut rien sur moi. » En amour, la seule victoire est la fuite. C'est un mot du plus grand des psychologues modernes : Napoléon Bonaparte.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Se donner des raisons pour ne pas aimer, c'est pour un malade, se démontrer qu'il est misérable d'être malade : il en est plus misérable, et aussi malade.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Un véritable ami, c'est un homme qui vous connaît et que l'on connaît, à qui l'on montre son cœur et qui vous montre le sien.

Paul Bourget - Un crime d'amour (1886)

Deux êtres condamnés à vivre côte à côte se donnent sans cesse des motifs de s'aimer plus ou de se haïr davantage.

Paul Bourget - Un crime d'amour (1886)

Le jugement d'un fils devient toujours une redoutable épreuve, quand il s'agit de savoir si l'on rencontrera la condamnation ou le pardon d'une faute irréparable.

Paul Bourget - Une laborantine (1934)

On sait qu'on aime ; mais on ignore pourquoi l'on aime, quand on a commencé d'aimer, et combien, et comment. Le simple bon sens vous conseille donc de ne compter, contre un pareil sentiment si indéfinissable, si instinctif, si ténébreux, que sur cette idée, que tout finit.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Chaque fin d'amour est comme un déménagement, et cela ne va pas sans casse. Au dixième, combien y a-t-il de meubles en état ?

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

L'amour est une maladie, et le malade le plus sage, pour cette maladie-là comme pour les autres, est celui qui, n'ayant jamais lu un livre de médecine, ne sait pas ce qu'il a, et qui souffre sans penser, comme une bête.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Beaucoup d'amants qui n'osent pas quitter leur maîtresse parlent de la pitié qu'elle leur inspire. Les femmes discernent avec justesse que cette pitié-là est une forme d'un abominable égoïsme. Il y a un attendrissement sur les maux que l'on cause qui ressemble à la plus cruelle férocité. Il est fait d'un délice de se sentir aimé sans aimer, vilain sentiment dont l'homme s'excuse à ses propres yeux en plaignant sa victime. Rien de plus raffiné comme hypocrisie.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Sacrifiez un plaisir à une femme, elle vous en voudra, et elle aura raison. S'il y a pour vous quelque chose d'agréable hors d'elle et loin d'elle, c'est que vous ne l'aimez plus.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

En amour, les actions ne montrent pas le fond du cœur. Le cabotinage sentimental a fait commettre plus de meurtres et de suicides que la passion vraie. D'autre part, les paroles ne prouvent rien non plus. Ici donc, comme en religion, il n'y a qu'une sagesse : croire, et cette sagesse est une folie.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

La jalousie des sens survit à l'amour. Ce devrait être la consolation de toutes les femmes abandonnées, lorsqu'elles sont sans cœur et qu'elles souffrent seulement dans leur vanité. Elles n'ont, pour se venger, qu'à prendre un amant. Elles ne ramèneront peut-être pas l'infidèle, mais elles sont sûres de lui faire du mal. Voilà une grande misère de l'animal homme.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Chiffrez le détail des bonheurs et des malheurs, des plaisirs et des inconvénients à subir pour chaque avantage. — Deux additions et une soustraction, vous saurez à quoi vous en tenir sur ce que les gens d'aujourd'hui ont fait de l'amour.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Apprendre à connaître les femmes, c'est apprendre à connaître par avance le détail du mal qu'elles vous feront, sans aucun moyen de vous en garantir. Cette science-là consiste à augmenter la misère de l'amour par la prévision lucide de cette misère.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Certains flirts salissent une femme plus que la possession. La rose coupée sur sa tige peut rester fraîche et pure. La rose, même en bouton, même sur le rosier,—mais tripotée,—est pire que fanée.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Une femme qui a vraiment aimé, autant dire souffert, regarde flirter les autres avec les yeux d'une mère qui a perdu un enfant et qui voit des petites filles jouer à la poupée.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Le divorce moral entre deux époux a presque toujours le divorce physiologique pour cause première et cachée. Si la volupté partagée est le plus grand agent de fusion des caractères, la possession torturante qu'un homme exerce sur une femme demeure le principe assuré d'une invincible antipathie.

Paul Bourget - Un crime d'amour (1886)

Prolonger un adieu, c'est dire cent, mille, dix mille adieux, et chacun vous déchire à nouveau toute l'âme. En amour, comme ailleurs, les plus courtes agonies sont les seules souhaitables.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Aimer par le cœur, c'est avoir d'avance tout pardonné à ce qu'on aime.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

L'art d'être heureux en amour consiste à tout donner sans rien demander.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

La maîtresse qui nous quitte quand nous l'aimons le mieux nous épargne des mois ou des années de menues désillusions. L'homme est ingrat pour ce service, comme pour les autres.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Mieux vaut un morceau de pain chez soi qu'une dinde truffée chez les autres.

Paul Bourget - Les mensonges (1887)

Les vrais drames du cœur n'ont pas d'événements.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Avant d'arriver où elle ne veut pas être vue, une femme qui sort va toujours où elle veut qu'on la voie.

Paul Bourget - L'eau profonde (1902)

Le seul remède contre l'amour, c'est de ne plus aimer.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)

Pour un cœur passionné, la pire douleur est de ne pas suffire au cœur qu'il aime.

Paul Bourget - La physiologie de l'amour moderne (1889)
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