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Vladimir Jankélévitch

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Vladimir Jankélévitch Professeur à la Sorbonne, philosophe et musicologue français né le 31 août 1903 à Bourges dans le département du Cher, Vladimir Jankélévitch est décédé le 6 juin 1985 à Paris à l'âge de 81 ans. Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia »

Ce dictionnaire vous propose 83 citations de Vladimir Jankélévitch :

Un Don Juan, collectionneur de femmes, est comme un Ulysse de la séduction répétée.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)
L'aventure d'amour est un jeu sérieux. Nous savons bien comment une intrigue commence, mais nous ne savons pas trop comment elle continue, et encore moins comment elle finira... Dieu seul sait jusqu'où peut aller une aventure qui commence en madrigal !
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)
La mort est le dangereux en tout danger, le mal en toute maladie.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)
L'aventureux qui a quitté volontairement sa famille et ses occupations se trouve pris, sur les pentes de l'Everest, dans une tourmente de neige. À partir de ce moment il regrette sans doute d'être parti, mais il est trop tard pour regretter et revenir sur ses pas : à partir de ce moment, il se bat pour son tout-ou-rien, il se bat pour sa peau. Ce qui est en jeu désormais c'est sa destinée et son existence même ; c'est, comme on dit, une question de vie ou de mort.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)
Le seul jeu vraiment ludique est le jeu avec le sérieux : car un jeu qui ne serait que joueur, et d'aucune manière ne taquinerait le sérieux, ce jeu battrait tous les records de l'ennui ; ce jeu serait plus ennuyeux que le sérieux. Supprimez l'un des deux contraires, jeu ou sérieux, et l'aventure cesse d'être aventureuse : si vous supprimez l'élément ludique, l'aventure devient une tragédie, et si vous supprimez le sérieux, l'aventure devient une partie de cartes, un passe-temps dérisoire et une aventure pour faire semblant.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)
L'homme brûle de faire ce qu'il redoute le plus.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)
La « futurité » du futur n'est rien d'autre que notre temporalité destinale, c'est-à-dire notre pesant destin fermé par la mort.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)
Le futur sera-t-il un jour de lumière ou un jour de ténèbres ? Nul ne sait, sauf Dieu.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)
Le futur sera-t-il un jour de fête ou un jour de deuil ? Nul ne sait, sauf Dieu.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)
L'amour est ouverture et générosité. Ouvrez les portes, on se serrera, on s'arrangera. Ouvre, mon âme, les ouvertures de ta demeure pour qu'elle s'emplisse d'allégresse.
Vladimir Jankélévitch ; Les premières et dernières pages (1994)
Les gourmands de flatterie aiment à entendre autour d'eux la musique mélodieuse des louanges, et reniflent à pleines narines les vapeurs de l'encens.
Vladimir Jankélévitch ; Les vertus et l'amour (1970)
Le hasard peut être notre auxiliaire et notre bonne chance comme il peut être une entrave : l'occasion est un hasard qui nous fait des offres de services et nous apporte des chances inédites.
Vladimir Jankélévitch ; Le Je-ne-sais-quoi et le presque rien (1980)
L'occasion n'est pas seulement une faveur dont il faut savoir profiter : elle est encore quelque chose que notre libre arbitre recherche, déclenche, et, au besoin, suscite.
Vladimir Jankélévitch ; Le Je-ne-sais-quoi et le presque rien (1980)
Le meilleur des mondes n'est que le moins mauvais.
Vladimir Jankélévitch ; Le pardon (1967)
Un cœur aimant aime toujours, même s'il ne se sent pas aimer.
Vladimir Jankélévitch ; Le traité des vertus (1968-1972)
La complaisance, c'est le plaisir avec un exposant.
Vladimir Jankélévitch ; L'austérité et la vie morale (1956)
Je ne sais pas ce que je suis et je ne suis pas ce que je sais.
Vladimir Jankélévitch ; Le traité des vertus (1968-1972)
L'avenir est ambigu parce qu'il est à la fois certain et incertain. Ce qui est certain, c'est que le futur sera, qu'un avenir adviendra ; mais quel il sera, voilà qui demeure enveloppé dans les brumes de l'incertitude.
Vladimir Jankélévitch ; L'aventure, l'ennui, le sérieux (1963)
Tout peut devenir occasion pour une conscience en verve capable de féconder le hasard.
Vladimir Jankélévitch ; Le Je-ne-sais-quoi et le presque rien (1980)
L'occasion est une grâce qu'il faut parfois aider sournoisement.
Vladimir Jankélévitch ; Le Je-ne-sais-quoi et le presque rien (1980)
Il est parfois humble d'accepter avec simplicité un éloge flatteur.
Vladimir Jankélévitch ; Les vertus et l'amour (1970)
Pour dire qu'il faut se taire, il faut déjà faire un peu de bruit.
Vladimir Jankélévitch ; La musique et l'ineffable (1961)
Mieux vaut être déçu que mourir de bonheur et d'ennui !
Vladimir Jankélévitch ; Le traité des vertus (1968-1972)
Le proverbe dit : on ne peut être et avoir été ; ou plutôt le proverbe se trompe, car justement on le peut : je suis celui qui a été ; je suis, moi qui fus ; mais je ne peux me redoubler dans le présent, exister « deux fois à la fois », et l'unicité de la personne répond sur ce point à la finesse aiguë du présent.
Vladimir Jankélévitch ; L'alternative (1938)
Je ne sais pas mais je devine que je vais avoir su.
Vladimir Jankélévitch ; Le Je-ne-sais-quoi et le presque rien (1980)
L'amour qui revient sur soi en refermant le cercle est un morne raté de l'amour !
Vladimir Jankélévitch ; Le pur et l'impur (1960)
La violence est une force faible.
Vladimir Jankélévitch ; Le pur et l'impur (1960)
Le fascisme est l'ennemi héréditaire de toute pensée, quelle qu'elle soit.
Vladimir Jankélévitch ; L'esprit de résistance (Posthume, 2015)
Si Dieu n'avait pas créé les hommes impurs, l'homme trop pur crèverait de gâtisme.
Vladimir Jankélévitch ; L'esprit de résistance (Posthume, 2015)
L'universitaire juif, le professeur juif, l'intellectuel juif ont été les souffre-douleur privilégiés du cannibalisme fasciste. D'abord parce que sur les hommes faibles l'athlète imbécile, sanguinaire et terrifiant remporte les plus faciles victoires ; l'humiliation la plus divertissante est celle dont on abreuve l'homme sans muscles, l'homme tourmenté par des idées.
Vladimir Jankélévitch ; L'esprit de résistance (Posthume, 2015)