Recueil de poésie et de citations ainsi que des proverbes.

Les citations de Voltaire.

1 — Qui est François-Marie Arouet, dit Voltaire ?

Photo de Voltaire Biographie courte : Célèbre écrivain, poète et philosophe français, François-Marie Arouet, dit Voltaire, est né à Paris le 21 novembre 1694. Voltaire est élu à l'Académie française le 2 mai 1746, il meurt à l'âge de 83 ans à Paris le 30 mai 1778. (Source : Wikipédia)

2 — Les 108 pensées et citations de Voltaire :

Le luxe, la magnificence, les arts, tout ce qui fait la splendeur d'un État, en fait la richesse ; et ceux qui crient contre ce qu'on appelle le luxe, ne sont guère que des pauvres de mauvaise humeur.

Voltaire - Lettre à Frédéric II, Roi de Prusse, le 12 janvier 1737.

Ciel, que le temps est un bien précieux ! Tout le consume et l'amour seul l'emploie.

Voltaire - Le précis du cantique des cantiques (1759)

Quiconque fait une grande perte a de grands regrets ; s'il les étouffe, c'est qu'il porte la vanité jusque dans les bras de la mort.

Voltaire - L'Ingénu (1767)

Quelques âmes pieuses croient recevoir d'une communication intime avec le ciel ce qu'elles ne tiennent que de leur imagination enflammée. Elles ont besoin du conseil d'un honnête homme et surtout d'un bon médecin.

Voltaire - Les pensées détachées de Voltaire (1800)

L'écriture est la peinture de la voix : plus elle est ressemblante, meilleure elle est.

Voltaire - Le dictionnaire philosophique (1764)

La plus petite herbe suffit pour confondre l'intelligence humaine, et cela est si vrai qu'il est impossible à tous les hommes réunis de produire un brin de paille si le germe n'est pas dans la terre.

Voltaire - L'histoire de Jenni ou le Sage et l'Athée (1775)

Le fanatique allume la discorde, le philosophe l'éteint.

Voltaire - Les pensées détachées de Voltaire (1800)

Une douzaine d'honnêtes gens qui se font écouter produit plus de bien que cent volumes ! Peu de gens lisent, mais tout le monde converse, et le vrai fait impression.

Voltaire - Lettre à Louise d'Épinay, le 6 juillet 1766.

L'humilité est le contrepoison de l'orgueil.

Voltaire - Le dictionnaire philosophique (1764)

Il n'y a point de plaisir sans bienséance.

Voltaire - Les pensées détachées de Voltaire (1800)

Un homme a de la fausseté dans le cœur quand il s'est accoutumé à flatter et à se parer des sentiments qu'il n'a pas. Cette fausseté est pire que la dissimulation.

Voltaire - Le dictionnaire philosophique (1764)

Il faut être bien fort, ou bien fou, pour oser être intolérant.

Voltaire - Les pensées et remarques de Voltaire (1834)

Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire ; elles le submergent quelquefois, mais sans elles il ne pourrait voguer.

Voltaire - Zadig (1747)

Il est plus rare de trouver des femmes parfaitement belles que de passablement bonnes.

Voltaire - Le dictionnaire philosophique (1764)

Pénétration, science, invention, netteté, éloquence, voilà l'esprit.

Voltaire - Les pensées philosophiques (1862)

À gens d'honneur, promesse vaut serment.

Voltaire - Le droit du Seigneur (1764)

Les plaisants de profession ont presque tous l'esprit faux autant que superficiel.

Voltaire - Les pensées philosophiques (1862)

La faim et l'amour, principe physique pour tous les animaux : amour-propre et bienveillance, principe moral pour les hommes. Ces premières roues font mouvoir toutes les autres, et toute la machine du monde est gouvernée par elles. Chacun obéit à son instinct. Dites à un mouton qu'il dévore un cheval, il répondra en broutant son herbe ; proposez de l'herbe à un loup, il ira manger le cheval. Ainsi personne ne change son caractère. Tout suit les lois éternelles de la nature. Nous avons perfectionné la société : oui ; mais nous y étions destinés, et il a fallu la combinaison de tous les événements pour qu'un maître à danser montrât à faire la révérence. Le temps viendra où les sauvages auront des opéras, et où nous serons réduits à la danse du calumet.

Voltaire - Les pensées et remarques de Voltaire (1834)

Quelque parti qu’on embrasse, l'instinct gouverne la terre. Si on avait attendu des notions distinctes de métaphysique et de logique pour former les langues, on n'aurait jamais parlé. Les langues cependant sont toutes fondées sur une métaphysique très fine dont on a l'instinct. Ainsi les mécaniques existent avant la géométrie.

Voltaire - Les pensées et remarques de Voltaire (1834)

L'homme n'est point né méchant : Tous les enfants sont innocents ; tous les jeunes gens confiants, et prodiguant leur amitié ; les gens mariés aiment leurs enfants. La pitié est dans tous les cœurs. Les tyrans seuls corrompirent le monde. On inventa les prêtres pour les opposer aux tyrans ; les prêtres furent pires. Que reste-t-il aux hommes ? La philosophie.

Voltaire - Les pensées et remarques de Voltaire (1834)

La théologie est dans la religion ce que le poison est parmi les aliments.

Voltaire - Les pensées et remarques de Voltaire (1834)

L'intérêt public est partout que le gouvernement empêche la religion de nuire. Impossible de remédier à la rage des sectes que par l'indifférence. La religion n'est bonne qu'autant qu'elle admet des principes dont tout le monde convient ; de même qu'une loi n'est bonne qu'autant qu'elle fait la sûreté de tous les ordres de l'état : donc il faut laisser à la religion ce qui est utile à tous les hommes, et retrancher tout le reste.

Voltaire - Les pensées et remarques de Voltaire (1834)

La raison a fait tort à la littérature comme à la religion ; elle l'a décharnée. Plus de prédictions, plus d'oracles, de dieux, de magiciens, de géants, de monstres, de chevaliers, d'héroïnes. La raison seule ne peut faire un poème épique.

Voltaire - Les pensées et remarques de Voltaire (1834)

Ou mon remède est bon, ou il est mauvais : s'il est bon, il faut le prendre ; s'il est mauvais... mais il est bon. Langage de charlatans en plus d'un genre.

Voltaire - Les pensées et remarques de Voltaire (1834)

Les grammairiens sont pour les auteurs ce qu'un luthier est pour un musicien.

Voltaire - Les pensées et remarques de Voltaire (1834)

La lecture agrandit l'âme, et un ami éclairé la console.

Voltaire - L'ingénu (1767)

C'est être un monstre que de ne pas aimer ceux qui ont cultivé notre âme.

Voltaire - Lettre à M. Thiérot, le 9 janvier 1739.

Un esprit cultivé ne nuit point au courage.

Voltaire - Charlot ou la comtesse de Givry, I, V (1767)

L'opprobre avilit l'âme et flétrit le courage.

Voltaire - Mérope (1744)

L'ignorance, en un mot, flétrit toute grandeur.

Voltaire - Épître au roi de Prusse (1736)

Le savoir n'est rien sans l'art de vivre.

Voltaire - Épître au roi de Prusse (1736)

L'amour-propre est sans bornes quand on ne pense qu'à soi.

Voltaire - Xénophane (1772)

Il vaut mieux tard que mal, et cela en tout genre.

Voltaire - Lettre à M. Colini (1762)

La vie est un pèlerinage semé de fleurs où, dans ses derniers jours, les roses sont les plus épineuses.

Voltaire - Lettre à Marie du Deffand, le 22 juin 1758.

Un esprit corrompu ne fut jamais sublime.

Voltaire - Stance à Mademoiselle Clairon (1765)

Un lion mort ne vaut pas un moucheron qui respire.

Voltaire - Le précis de l'Ecclésiaste (1759)

Hélas ! le cœur est-il donc maître de renoncer aux lieux où le ciel nous fit naître ? La nature a ses droits ; ses bienfaisantes mains ont mis ce sentiment dans les faibles humains. On souffre en sa patrie ; elle peut nous déplaire ; mais quand on l'a perdue, alors elle est bien chère.

Voltaire - Les Scythes (1767)

Qui n'a besoin de rien n'est jamais pauvre.

Voltaire - Café ou l'Écossaise, II, 6, le 26 juillet 1760.

Le temps est assez long pour quiconque en profite.

Voltaire - De la nature de l'homme (1734)

Il faut écrire comme on parle.

Voltaire - Dictionnaire philosophique (1746)

Tout mal arrive avec des ailes, et s'en retourne en boitant. Prendre patience est assez insipide ; vivre avec ses amis, et laisser aller le monde comme il va serait chose fort douce, mais chacun est entraîné comme de la paille dans un tourbillon de vent.

Voltaire - Lettre à la comtesse de Lutzelbourg, le 14 octobre 1754.

La multitude des lois est, dans un état, ce qu'est le grand nombre de médecins : signe de maladie et de faiblesse.

Voltaire - Lettre à l'abbé Moussinot, le 14 septembre 1736.

On écrit très mal ce que l'on écrit à contrecœur.

Voltaire - Les pensées philosophiques (1862)

Quand une fois la calomnie est entrée dans l'esprit d'un médisant, elle n'en déloge pas.

Voltaire - Les pensées philosophiques (1862)

Un cœur infortuné n'est point sans défiance.

Voltaire - Alzire, ou Les Américains (1736)

La médisance est la fille immortelle de l'amour-propre et de l'oisiveté.

Voltaire - Épîtres (1733)

La force et la faiblesse arrangent le monde. S'il n'y avait que force, tous les hommes combattraient ; mais Dieu a donné la faiblesse : ainsi le monde est composé d'ânes qui portent, et d'hommes qui chargent.

Voltaire - Les pensées philosophiques (1862)

L'avarice est le partage de ceux qui n'ont pas de goût. S'ils aimaient les arts, les jardins, etc., ils achèteraient ces plaisirs : mais qui n'aime rien et qui s'aime doit aimer son argent, avec lequel on peut satisfaire toutes les fantaisies qu'on espère toujours avoir.

Voltaire - Les pensées philosophiques (1862)

Un vieillard avare qui se plaint pense qu'on en veut toujours aux pauvres riches.

Voltaire - Les pensées philosophiques (1862)

Dans l'âge avancé, la sagesse est donnée pour cacher la décrépitude de l'esprit.

Voltaire - Les pensées philosophiques (1862)

3 — La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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