Les Misérables, de Victor Hugo (1862)

Les 141 citations de Victor Hugo :

Les soupçons ne sont autre chose que des rides ; la première jeunesse n'en a pas.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Le despotisme reste le despotisme, même sous le despote de génie.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Ce que l'amour commence ne peut être achevé que par Dieu.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Être le premier venu, cela ne gâte rien, pourvu qu'on soit le parvenu.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

C'est un douloureux labeur que la rupture des sombres attaches du passé.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

L'homme juste fronce le sourcil, mais ne sourit jamais du mauvais sourire.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

On s'aime, on se sourit, on se fait des petites moues avec le bout des lèvres, on s'entrelace les doigts des mains, on se tutoie, et cela n'empêche pas l'éternité.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Si la nature s'appelle providence, la société doit s'appeler prévoyance.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Le droit qui triomphe n'a nul besoin d'être violent.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Le droit, c'est le juste et le vrai.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Le vrai nom du dévouement, c'est désintéressement.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

La colère emporte l'émeute comme le vent emporte le feu.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Dans le premier amour, on prend l'âme bien avant le corps.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Il faut que jeunesse se passe et que vieillesse se casse.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Quand on est un véritable homme, on se tient à égale distance de la fanfaronnade et de la mièvrerie.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Le vide du cœur ne s'accommode point d'un bouche-trou.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

La conscience du juste doit être crue sur parole.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Quand la limite de la souffrance est débordée, la vertu la plus imperturbable se déconcerte.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Quand l'amour a fondu et mêlé deux êtres dans une unité angélique et sacrée, le secret de la vie est trouvé pour eux ; ils ne sont plus que les deux termes d'une même destinée ; ils ne sont plus que les deux ailes d'un même esprit. Aimez, planez !
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Si l'infini n'avait pas de moi, le moi serait sa borne ; il ne serait pas infini ; en d'autres termes, il ne serait pas. Or il est. Donc il a un moi. Ce moi de l'infini, c'est Dieu.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

La porte du médecin ne doit jamais être fermée, celle du prêtre doit toujours être ouverte.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Une affection est une conviction.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

La bonté de la mère est écrite dans la gaîté du marmot.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

La souffrance sociale commence à tout âge.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

D'année en année, l'enfant grandit, et sa misère aussi.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Certaines natures ne peuvent aimer d'un côté sans haïr de l'autre.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Qui aime bien cingle bien.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Le bonheur sec ressemble au pain sec ; on mange, mais on ne dîne pas : Je veux du superflu, de l'inutile, de l'extravagant, du trop, de ce qui ne sert à rien.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Le bonheur, ce n'est que le nécessaire : Assaisonnez-le-moi énormément de superflu.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Le vulgaire est un vieux Narcisse qui s'adore lui-même et qui applaudit le vulgaire.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Vous avez des joues qui appellent le baiser d'une sœur, et des lèvres qui réclament le baiser d'un amant.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Quand la grâce se mêle aux rides, elle est adorable : il y a on ne sait quelle aurore dans de la vieillesse épanouie.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

L'orgueil est en nous comme la forteresse du mal.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Nous vivions cachés, contents, porte close, dévorant l'amour, bon fruit défendu ; ma bouche n'avait pas dit une chose, que déjà ton cœur avait répondu.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

On peut avoir une certaine indifférence sur la peine de mort, ne point se prononcer, dire oui et non, tant qu'on n'a pas vu de ses yeux une guillotine.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Il y a des gens qui observent les règles de l'honneur, comme on observe les étoiles, de très loin.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Une évasion, c'est une guérison.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Blessure au dehors ; guérison au dedans.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Quelle grande chose, être aimé ! quelle chose plus grande encore, aimer ! Le cœur devient héroïque à force de passion : il ne se compose plus que de rien de pur ; il ne s'appuie plus que sur rien d'élevé et de grand. Une pensée indigne n'y peut pas plus germer qu'une ortie sur un glacier. L'âme haute et sereine, inaccessible aux passions et aux émotions vulgaires, dominant les nuées et les ombres de ce monde, les folies, les mensonges, les haines, les vanités, les misères, habite le bleu du ciel, et ne sent plus que les ébranlements profonds et souterrains de la destinée, comme le haut des montagnes sent les tremblements de terre.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

Cœurs profonds, esprits sages, prenez la vie comme Dieu la fait ; c'est une longue épreuve, une préparation inintelligible à la destinée inconnue : cette destinée, la vraie, commence pour l'homme à la première marche de l'intérieur du tombeau, alors il lui apparaît quelque chose, et il commence à distinguer le définitif : le définitif, songez à ce mot. Les vivants voient l'infini ; le définitif ne se laisse voir qu'aux morts. En attendant, aimez et souffrez, espérez et contemplez. Malheur, hélas ! à qui n'aura aimé que des corps, des formes, des apparences ! La mort lui ôtera tout : tâchez d'aimer des âmes, vous les retrouverez.
Victor Hugo ; Les Misérables (1862)

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