Adolphe Thiers (2)

Les citations célèbres de Adolphe Thiers :

Les combats que se livrent les peuples par ordre des despotes ressemblent aux coups que deux amis, excités par un instigateur perfide, se portent dans l'obscurité ! Si le jour vient à paraître, ils s'embrassent et se vengent de celui qui les trompait.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Avant que l'humanité se jette dans la route de la civilisation, il y a un point de simplicité, d'ignorance et de pureté, où on voudrait l'arrêter, si son sort n'était de marcher à travers le mal vers tous les genres de perfectionnement.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Les circonstances font surgir les hommes.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Un homme est en place, il suffit, on le calomnie.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Il faut admirer les batailles grandes par la conception ou le résultat politique ; mais il faut célébrer surtout celles qui sauvent. On doit l'admiration aux unes et la reconnaissance aux autres.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

La banqueroute d'un État consiste à faire supporter à quelques individus, c'est-à-dire aux créanciers, la dette qu'on ne veut pas faire supporter à tous les contribuants.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

L'audace est le propre du crime, le calme est celui de l'innocence.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Une armée est toujours faite à l'image du général. Son esprit passe à ses officiers, et de ses officiers se communique à ses soldats.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Avec de l'argent on pourra toujours se passer d'assignats, tandis qu'il est impossible avec des assignats de se passer d'argent.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

L'anarchie menace les républiques à leur naissance et dans leur vieillesse.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Les âmes vulgaires ou les hommes coupables craignent toujours de voir tomber leurs semblables, parce que n'ayant plus devant eux une barrière de coupables, ils restent exposés au jour de la vérité.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

On n'avoue pas à la face du monde l'ambition de voies machiavéliques.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Un ambitieux n'a jamais d'humeur ; il s'irrite par les obstacles, s'empare du pouvoir et en écrase ceux qui l'ont outragé. Un rhéteur faible et vaniteux se dépite, et cède quand il ne trouve plus ni flatteries ni respects.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Un soldat ambitieux, qui est maître par son épée, et qui veut un trône, se hâte de caractériser son autorité le plus tôt qu'il peut, et d'ajouter les insignes de la puissance à la puissance même.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Il n'y a aucune alliance possible entre le crime et la vertu.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Dans un état d'agitation, l'on suppose à ses adversaires tous les projets qu'on en redoute.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Tout changement trop brusque dans les valeurs amène les spéculations hasardeuses, c'est-à-dire l'agiotage.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

C'est lorsqu'on a le plus à faire qu'on est le plus capable de beaucoup faire.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Les partis se rendent absurdité pour absurdité.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Les abrutis se mettent toujours au service du plus fort.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

L'inaction est un crime aux yeux des partis qui veulent aller à leur but.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Ce qu'il y a de bienfaisance dans le cœur de l'homme est tout juste au niveau des misères humaines, et c'est tout au plus si les discours incessants de la morale et de la religion parviennent à égaler le remède au mal, le baume à la blessure.
Adolphe Thiers ; De la propriété (1848)

J'aime ma patrie, mais j'aime aussi et j'aime tout autant mon siècle. Je me fais de mon siècle une patrie dans le temps comme mon pays en est une dans l'espace, et j'ai besoin de rêver pour l'un et l'autre un vaste avenir.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Certes la nature ne fait pas tant de monstres pour un jour, et l'esprit de parti égare seul tant d'hommes à la fois ! Triste leçon pour les peuples ! on croit à des dangers, on se persuade qu'il faut les repousser, on le répète, on s'enivre, et tandis que certains hommes proclament avec légèreté qu'il faut frapper, d'autres frappent avec une audace sanguinaire.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

Un homme de génie aime à faire seul ce qu'il croit être seul capable de bien faire. Le génie n'aime pas à être contrarié dans ses œuvres.
Adolphe Thiers ; L'histoire de la Révolution Française (1841)

La liste des auteurs populaires :