Les citations célèbres de Denis Diderot.

1 - Nos citations favorites de Denis Diderot :

Photo / portrait de Denis Diderot Il y en a qui disent qu'on ne s'ennuie presque jamais d'espérer, et qu'il est rare qu'on ne s'ennuie pas d'avoir. Je réponds, moi, qu'on espère toujours avec quelque peine, et qu'on ne jouit jamais sans quelque plaisir. Et puis la vie s'échappe, la sagacité des hommes a donné au temps une voix qui les avertit de sa fuite sourde et légère. Mais à quoi bon l'heure sonne-t-elle, si ce n'est jamais l'heure du plaisir ? Venez, mon amie ; venez que je vous embrasse, venez et que tous vos instants et tous les miens soient marqués par notre tendresse ; que votre pendule et la mienne battent toujours la minute où je vous aime, et que la longue nuit qui nous attend soit au moins précédée de quelques beaux jours, a écrit Denis Diderot. (Extrait : Lettre à Sophie Volland, le 18 octobre 1760.) Autre citation de Denis Diderot : La patience est une vertu qui nous fait supporter un mal qu'on ne saurait empêcher. (Extrait : Les maximes, réflexions et pensées, livre publié en 1784.)

2 - Les pensées et citations célèbres de Denis Diderot :

Tout ce qui est de l'homme dépérit avec l'homme.

- Pensées philosophiques (1746)

Tout ce qui est d'après la fantaisie du peintre, et non d'après la nature, est maniéré.

- Pensées détachées sur la peinture (1772-1784)

Dans le moral, il n'y a que Dieu qui doive servir de modèle, et dans les arts, que la nature.

- L'encyclopédie (1747-1765)

L'homme le plus heureux est celui qui fait le bonheur d'un plus grand nombre d'autres.

- Le dictionnaire des hommes (1751)

Il vaut mieux s'user plutôt que se rouiller.

- Maximes et pensées (1784)

Mieux vaut être un insolent que d'en avoir la physionomie.

- Le neveu de Rameau (1762)

Garde des vices qui te sont utiles, mais n'en aie ni le ton ni les apparences, qui te rendraient ridicule.

- Le neveu de Rameau (1762)

Faire sourdement ce qu'on pourrait faire impunément avec éclat, c'est préférer le petit rôle du renard à celui du lion

- Principes de politique (1798)

Mes pensées sont mes catins.

- Le neveu de Rameau (1762)

Si tous ceux qui sont plus malheureux que vous faisaient autant de vacarme, on ne s'entendrait pas dans ce monde ; ce serait un sabbat interminable.

- Les maximes et pensées (1784)

Les sentiments que j'avais pour toi sont usés ; j'ai pesé la peine et le plaisir, et le plaisir m'a paru léger.

- Lettre à Sophie Volland (1759)

L'amour contrarié ne voit point d'obstacles, et l'amour heureux compte les moments perdus.

- Les maximes et pensées (1784)

Nous respectons les lois qui ne nous gênent point, et qui gênent les autres.

- L'encyclopédie (1747-1765)

Il est plus facile d'élever au plus haut degré de puissance une nation barbare que de tirer de la médiocrité une nation policée.

- L'encyclopédie (1747-1765)

Ôtez à l'homme le bon sens, et vous le réduirez à la qualité d'automate ou d'enfant.

- L'encyclopédie (1747-1765)

Les erreurs passent, il n'y a que le vrai qui reste.

- Pages contre un tyran (1770)

L'éloquence n'est que l'art d'embellir la logique.

- Pensées détachées sur la peinture (1772-1784)

L'homme de bien est celui qui aime tous ses semblables, autant que la raison le permet.

- Opinions des anciens philosophes (1769)

On ne peut s'intéresser qu'à ce qu'on croit vrai.

- Jacques le fataliste et son maître (1765-1784)

Il n'y a que les femmes qui sachent aimer, les hommes n'y entendent rien.

- Jacques le fataliste et son maître (1765-1784)

Il y a un tact moral qui s'étend à tout et que le méchant n'a point.

- Discours sur la poésie dramatique (1758)

Ce qui rend les gens du monde si délicats sur leurs amusements, c'est leur profonde oisiveté.

- Le neveu de Rameau (1762)

Ne soyez pas comme des esclaves qui obéissent à leur maître par la vue de la récompense, obéissez sans espérer aucun fruit de vos travaux.

- Les maximes et pensées (1784)

On risque autant à croire trop qu'à croire trop peu.

- Pensées philosophiques (1746)

Dans les discussions qui tiennent au bien général, il serait plus à propos de se taire que de s'exposer, avec les intentions les meilleures, à remplir l'esprit d'autrui d'idées fausses et pernicieuses.

- Lettre sur le commerce des livres (1763)

Il est plus fâcheux de tomber dans la pauvreté que d'être né dans la misère.

- Lettre sur le commerce des livres (1763)

La reconnaissance est un fardeau, et tout fardeau est fait pour être secoué.

- Le neveu de Rameau (1762)

On est stupide par défaut de sentiment, idiot par défaut de connaissances.

- Pensées philosophiques (1746)

Plus il y a d'idiotismes, plus les temps sont malheureux, plus les idiotismes se multiplient.

- Le neveu de Rameau (1762)

Vive la philosophie, vive la sagesse de Salomon : boire du bon vin, se gorger de mets délicats, se rouler sur de jolies femmes, se reposer dans des lits bien mollets ; excepté cela, le reste n'est que vanité.

- Le neveu de Rameau (1762)

La bonne humeur passe dans l'âme de ceux qui l'approchent.

- L'encyclopédie (1747-1765)

Le cœur paternel ! Il n'y a que ceux qui ont été pères qui sachent ce que c'est ; c'est un secret heureusement ignoré, même des enfants.

- L'esprit de Diderot (1861)

L'amour, c'est ce qui a fait commettre de tout temps aux hommes de grandes actions, de petites et de grandes folies.

- L'esprit de Diderot (1861)

Les hommes partiraient presque tous de la même vitesse s'ils suivaient la même impulsion de leur cœur. Il est bien rare que le cœur mente, mais on n'aime pas à l'écouter.

- L'esprit de Diderot (1861)

La nature ne nous a pas faits méchants ; c'est la mauvaise éducation, le mauvais exemple, la mauvaise législation qui nous corrompent. Si c'est là une erreur, du moins, je suis bien aise de la trouver au fond de mon cœur, et je serais bien fâché que l'expérience ou la réflexion me détrompât jamais. Que deviendrais-je ? Il faudrait, ou vivre seul, ou se croire sans cesse entouré de méchants ; ni l'un ni l'autre ne me convient.

- L'esprit de Diderot (1861)

Voilà l'esprit humain : il poursuit dans la prospérité, il perd de vue le méchant dans l'adversité, et le plaint, quand il n'en a plus rien à redouter. On se fait un mérite, ou de son courage, ou de son humanité. Notre vanité tire parti de tout. Ce n'est pas qu'on ne s'oublie de temps en temps, et qu'on ne s'amuse à battre les gens à terre.

- L'esprit de Diderot (1861)

Quand on s'avise de mettre au creuset les actions les plus héroïques des hommes, on ne sait jamais comment elles en sortiront. Tel s'estime beaucoup de ce qu'il a fait, qui en rabattrait beaucoup s'il s'occupait sérieusement à en démêler la raison.

- L'esprit de Diderot (1861)

Quelle est la raison pour laquelle des gens généreux, même dissipateurs, qui jettent sans façon un louis par la fenêtre, ne peuvent pas se résoudre à perdre un écu au jeu ? Est-ce vanité, amour-propre blessé de la plus mince de toutes les supériorités ? Je ne le crois pas ; car les mauvais joueurs confessent leur infériorité, et la confessent sans peine, et dans des choses de tout autre importance.

- L'esprit de Diderot (1861)

Tournez les yeux autour de vous, et vous verrez que les personnes d'une gaieté continue n'ont ni de grands défauts, ni de grandes qualités ; que communément, les plaisants de profession sont des hommes frivoles, sans aucun principe solide ; et que ceux qui, semblables à certains personnages qui circulent dans nos sociétés, n'ont aucun caractère, excellent à les jouer tous.

- L'esprit de Diderot (1861)

Les boudeurs se corrigent eux-mêmes, quand on ne les regarde pas.

- L'esprit de Diderot (1861)

Savoir faire des coupables, c'est la seule ressource des hommes atroces pour perdre des gens de bien qui les gênent. Il est donc très important d'être en garde contre cette espèce de méchanceté.

- Pensées philosophiques (1746)

Il n'est pas trop aisé de rompre son caractère et de se faire petit, petit, petit, pour être de niveau avec les autres, leur persuader qu'ils ont autant d'esprit qu'un homme à qui l'on en accorde, et les mettre bien à leur aise.

- L'esprit de Diderot (1861)

La loyauté est un titre qui nous recommande à tous les hommes.

- L'esprit de Diderot (1861)

Les doutes, en matière de religion, loin d'être des actes d'impiété, doivent être regardés comme de bonnes œuvres, lorsqu'ils sont d'un homme qui reconnaît humblement son ignorance, et qu'ils naissent de la crainte de déplaire à Dieu par l'abus de la raison.

- L'esprit de Diderot (1861)

Le philosophe doit se montrer avec le mauvais temps, c'est sa saison.

- L'esprit de Diderot (1861)

On réduirait à bien peu de chose les misères de la vie si on les envisageait du côté ridicule ; car la méchanceté est toujours ridicule par quelque endroit ; mais c'est que l'indignation s'en mêle, on est offensé, ou l'on se met à la place de celui qui l'est, et l'on se fâche, au lieu de rire.

- L'esprit de Diderot (1861)

Toute amitié dont on peut s'expliquer le motif mérite-t-elle encore ce nom trop souvent profané ? Ce n'est qu'une liaison de convenance, d'intérêt, de goût ; c'est un commerce de services plus ou moins généreux, plus ou moins équitable.

- L'esprit de Diderot (1861)

Il est impossible de faire ni le mal ni le bien impunément. On est puni de l'un par les lois ; de l'autre, par l'envie.

- L'esprit de Diderot (1861)

On se fait à soi-même quelquefois sa physionomie. Le visage, accoutumé à prendre le caractère de la passion dominante, le garde. Quelquefois aussi on la reçoit de nature, et il faut bien la garder comme on l'a reçue. Il lui a plu de nous faire bons et de nous donner le visage du méchant, ou de nous faire méchants et de nous donner le visage de la bonté.

- L'esprit de Diderot (1861)

Le malheur qui dure réconcilie avec tous les hommes, et la perte des charmes d'une belle femme la réconcilie avec toutes les autres.

- Maximes et pensées (1784)

L'immortalité est une espèce de vie que nous acquérons dans la mémoire des hommes.

- Pensées philosophiques (1746)

Donner de belles raisons. Il serait beaucoup mieux de n'en point donner du tout, ou d'en donner de bonnes.

- Pensées philosophiques (1746)

Publier soi-même une disgrâce est un acte de prudence, cela empêche les autres de vous en faire rougir et l'exagérer.

- Pensées philosophiques (1746)

Le premier degré de devoir ou de justice, c'est la probité ou la piété.

- Opinions des anciens philosophes (1769)

La charité est une bienveillance universelle ; et la bienveillance, une habitude d'aimer.

- Opinions des anciens philosophes (1769)

Si tout ici bas était excellent, il n'y aurait rien d'excellent.

- Le neveu de Rameau (1762)

Il n'y a qu'un devoir, c'est d'être heureux ; il n'y a qu'une vertu, c'est la justice.

- L'essai sur la vie de Sénèque (1778)

Les idées que les ruines réveillent en moi sont grandes, tout s'anéantit, tout périt, tout passe.

- Salon de 1767.

Parler de son ennemi avec éloge, si c'est pour lui rendre la justice qu'il mérite, c'est bien fait ; si c'est pour l'entretenir dans une fausse sécurité et le perdre plus sûrement, c'est une perfidie.

- Pensées philosophiques (1746)

Il faut penser ; sans quoi l'homme devient malgré son âme un cheval de somme ; il faut aimer : c'est ce qui nous soutient ; car sans aimer, il est triste d'être homme.

- Lettre à Sophie Volland (1759)

L'enfant voit de bonne heure que la politesse le rend agréable aux autres, et il se plie à ses singeries.

- Maximes et pensées (1784)

On unit les projets d'un être éternel à la durée d'un éphémère.

- Lettre à Sophie Volland (1760)

La différence de l'idiot et l'imbécile consiste en ce qu'on naît idiot, et qu'on devient imbécile.

- L'encyclopédie (1747-1765)

Un sot sera plus souvent un méchant qu'un homme d'esprit.

- Le neveu de Rameau (1762)

La bonne humeur est l'épanouissement de l'âme contente.

- L'encyclopédie (1747-1765)

Si un voleur vole un autre voleur, le diable s'en rit.

- Le neveu de Rameau (1762)

Aimer, c'est se réjouir du bonheur d'un autre, ou faire de sa félicité une partie de la sienne.

- Opinions des anciens philosophes (1769)

Tous les jours on couche avec des femmes qu'on n'aime pas, et l'on ne couche pas avec des femmes qu'on aime.

- Jacques le fataliste et son maître (1765-1784)

De tous les rapports, le plus simple, c'est celui d'égalité.

- Lettre à Sophie Volland.

Les passions détruisent plus de préjugés que la philosophie.

- Discours sur la poésie dramatique (1758)

L'infidélité est chez la femme comme l'incrédulité chez un prêtre, le dernier terme des forfaitures humaines.

- Maximes et pensées (1784)

Aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander les autres.

- L'encyclopédie (1747-1765)

On croit conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.

- Jacques le fataliste et son maître (1765-1784)

Il ne suffit pas de faire le bien, il faut encore le bien faire.

- Maximes et pensées (1784)

L'amour ôte l'esprit à ceux qui en ont, et en donne à ceux qui n'en ont pas.

- Paradoxe sur le comédien (1770)

Quand on est indifférent à tout, on n'est rien, ou l'on est une pierre.

- Maximes et pensées (1784)

Il n'est pas de femme si fidèle qui n'ait cessé de l'être au moins par la pensée.

- Maximes et pensées (1784)

La modestie est la réflexion d'un cœur honnête qui condamne son ambition.

- Maximes et pensées (1784)

Une jalousie violente et secrète, c'est un sentiment que l'amitié n'éteint pas toujours.

- Jacques le fataliste et son maître (1765-1784)

Il n'y a pas de meilleur rôle auprès des grands que celui de fou.

- Le neveu de Rameau (1762)

Il faut savoir saisir l'occasion et le bon moment.

- Le neveu de Rameau (1762)

Il n'y a que les grandes passions qui puissent élever l'âme aux grandes choses.

- Pensées philosophiques (1746)

La crainte du ridicule étouffe plus de talents qu'elle ne corrige de vices et de défauts.

- Maximes et pensées (1784)

La prudence est une supposition dans laquelle l'expérience nous autorise à regarder les circonstances où nous nous trouvons comme causes de certains effets à espérer ou à craindre pour l'avenir.

- Jacques le fataliste et son maître (1765-1784)

L'argent des sots est le patrimoine des gens d'esprit.

- Le neveu de Rameau (1762)

Il vaut mieux déceler une faiblesse que se laisser soupçonner d'un vice.

- Jacques le fataliste et son maître (1765-1784)

Ne soyez point comme des esclaves qui obéissent à leur maître par la vue de la récompense, obéissez sans espérer aucun fruit de vos travaux ; que la crainte du Seigneur soit sur vous.

- Maximes et pensées (1784)

On est plus difficile en sottise qu'en talent ou en vertu.

- Le neveu de Rameau (1762)

Sois hypocrite si tu veux, mais ne parle pas comme l'hypocrite.

- Le neveu de Rameau (1762)

Sois avare si tu veux, mais garde-toi de parler comme l'Avare.

- Le neveu de Rameau (1762)

Tous les gueux se réconcilient à la gamelle.

- Le neveu de Rameau (1762)

C'est la nature qui forme les hommes rares.

- Le neveu de Rameau (1762)

Il faut connaître toutes les conditions du problème pour bien sentir le mérite de la solution.

- Le neveu de Rameau (1762)

Il n'y a que quelques génies rares pour qui la carrière s'étend à mesure qu'ils y avancent.

- Le neveu de Rameau (1762)

À quoi que ce soit que l'homme s'applique, la nature l'y destinait.

- Le neveu de Rameau (1762)

Le plaisir est toujours une affaire pour les gens du monde, et jamais un besoin.

- Le neveu de Rameau (1762)

Le meilleur procédé qu'on puisse avoir pour sa chère moitié, c'est de faire ce qui lui convient.

- Le neveu de Rameau (1762)

La soirée n'est jamais plus belle pour moi que quand je suis content de ma matinée.

- Le neveu de Rameau (1762)

Quoi qu'on fasse, on ne peut se déshonorer quand on est riche.

- Le neveu de Rameau (1762)

La tête d'une femme parle encore le langage de ses sens lorsqu'ils sont muets.

- Maximes et pensées (1784)

Il faut être enthousiaste de son métier pour y exceller.

- Observations sur la sculpture (1763)

Souffrir le partage de l'autorité, c'est l'avoir perdue.

- Principes de politique (1798)

Quand on ne veut pas être faible, il faut souvent être ingrat.

- Principes de politique (1798)

Il y a des circonstances où le geste est aussi dangereux que le coup.

- Principes de politique (1798)

La haine renfermée est plus dangereuse que la haine ouverte.

- Principes de politique (1798)

On avale à pleine gorgée le mensonge qui nous flatte.

- Le neveu de Rameau (1762)

Nous savons haïr mais nous ne savons pas aimer.

- Lettre à Sophie Volland (1759)

Si l'on vient à reconnaître qu'on a pris un mauvais parti, il n'y a qu'à revenir sur ses pas.

- Lettre sur le commerce des livres (1763)

3 - La liste des auteurs célèbres :

Les écrivains, philosophes et poètes français et étrangers »
Top