Diane de Beausacq, née Marie Joséphine de Suin

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Diane de Beausacq
Marie Joséphine de Suin, directrice de La mode illustrée et femme de lettres française connue sous le nom de ville de Comtesse Diane de Beausacq, et ses noms de plume de Comtesse Diane et Emmeline Raymond, est née le 3 octobre 1829 à Cherbourg et morte le 19 décembre 1899 à Paris. Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia.

Les 49 citations de Diane de Beausacq :

Les heures sonnent indifféremment pour tous, et retentissent différemment pour chacun.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Ceux qui ont trop de cœur sont les dupes de ceux qui n'en ont pas assez.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
L'esprit peut imiter le cœur, le cœur ne peut imiter l'esprit.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
La colère de l'honnête homme est l'ivresse de l'indignation.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Autant d'amoureux, autant d'amours ; chacun aime comme il est.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
L'avare se prive de tout, de peur d'être un jour privé de quelque chose.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Être triste, c'est presque toujours penser à soi.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
On a souvent pensé à la mort de ceux qu'on aime, parce qu'on la craint ; à la mort de ceux qu'on hait, parce qu'on l'accueille. La mort des indifférents, qui pourtant n'émeut pas, est celle qui surprend davantage.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
L'intelligence des femmes est inférieure à celle des hommes ; toute femme qui tente de le nier, travaille à le prouver.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Un deuil de convenance est toujours commode : chacun en profite pour élaguer de sa vie ce qui l'ennuyait. L'un ne sort plus, mais reçoit encore ; l'autre sort, et ne reçoit plus ; ce sont des vacances noires.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
C'est un grand orgueil que d'oser être tout simplement soi.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
L'amour maternel et l'amour filial sont dans tous les cœurs, mais ils n'y ont pas la même valeur. Préférer son enfant au reste du monde, c'est seulement suivre l'instinct commun à tous les animaux. Préférer sa mère au reste du monde, c'est obéir à la justice, à la reconnaissance, à la raison que la nature n'a donnée qu'à l'homme : on doit juger une âme non pas sur ses sentiments en général, mais sur le choix qu'elle fait parmi ses propres sentiments.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
J'estime les dupes ; les coupables se méfient toujours.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Nos douleurs ennuient ceux qu'elles n'attristent pas.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Tout être aimé qui n'est pas heureux paraît ingrat.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Gâter les enfants, c'est les tromper sur la vie, qui, elle, ne gâte pas les hommes.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Le doute empoisonne tout et ne tue rien.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
L'être qui se repent ne cherche plus le bonheur, il accepte l'expiation sous la forme de la vie.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Rien ne remercie mieux que le bonheur de celui qu'on a obligé.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
De même que les religieux se mettent en la présence de Dieu en commençant une oraison, de même l'esprit se met en la présence de l'absent en commençant une lettre. Toute lettre est une évocation : aussi le plus vrai souvenir que nous puissions garder d'un être aimé, demeure-t-il dans ce que nous lui avons écrit.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
On ne plaint jamais sincèrement que les maux dont on aurait souffert.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Le monde, qui se laisse duper par les apparences, ne reconnaît rien sans elles ; pour lui il n'y a pas de souffrance sans larmes, de piété sans pratique, de misère sans haillons. Décidément les hypocrites traitent le monde comme il mérite d'être traité.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Personne n'est exempt d'erreurs en ce monde, mais le nombre de ceux qui savent reconnaître leurs torts est bien restreint, car il se compose de caractères qui ont plus d'équité et de franchise que de vanité, et qu'un juste amour-propre excite, non pas à paraitre avoir toujours raison, mais à n'avoir jamais tort sciemment.
Diane de Beausacq ; Les lettres d'une marraine à sa filleule (1863)
Quand les querelles deviennent des tempêtes, arrivent bientôt les larmes aux yeux.
Diane de Beausacq ; Les lettres d'une marraine à sa filleule (1863)
La moquerie est l'esprit des gens qui n'ont pas d'esprit.
Diane de Beausacq ; La civilité non puérile, mais honnête (1863)
La politesse est, pour un grand nombre d'individus, seulement un masque pris en certaines circonstances. Il y a peu de personnes réellement polies de nos jours.
Diane de Beausacq ; La civilité non puérile, mais honnête (1863)
La politesse n'est autre chose que la manifestation, la preuve visible, et, pour ainsi dire, palpable de la bonté. La politesse c'est la monnaie faite avec le métal précieux composé des vertus contenues dans les cœurs généreux ; c'est l'affirmation des sentiments élevés, des instincts de dévouement ; c'est, en un mot, la qualité qui révèle toutes les autres qualités.
Diane de Beausacq ; La civilité non puérile, mais honnête (1863)
L'égalité des droits implique toujours l'égalité des devoirs.
Diane de Beausacq ; La civilité non puérile, mais honnête (1863)
Le pédantisme s'allie toujours à une instruction très superficielle ; l'homme réellement instruit ne sera jamais un pédant, et rien n'est plus aimable et plus simple qu'un véritable savant.
Diane de Beausacq ; Les lettres d'une marraine à sa filleule (1863)
Le pédant pense toujours que l'apparence suffira pour éblouir et établir son mérite.
Diane de Beausacq ; Les lettres d'une marraine à sa filleule (1863)
Le pédantisme est ridicule, même dans les choses graves ; mais quand il se révèle à propos de futilités, il devient grotesque.
Diane de Beausacq ; Les lettres d'une marraine à sa filleule (1863)
Quand on aime, on se sent moins d'esprit ; quand on est aimé, on en a davantage.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Pour la jeunesse le devoir n'est nulle part, mais le droit, en revanche, est partout.
Diane de Beausacq ; À quelque chose malheur est bon (1866)
Le pédantisme procède de la vanité et aboutit au ridicule ; il est la conséquence d'un jugement faussé par l'égoïsme, et peut métamorphoser un homme intelligent en un sot, insupportable par l'estime qu'il fait de lui-même et le dédain qu'il professe pour les autres.
Diane de Beausacq ; Les lettres d'une marraine à sa filleule (1863)
Il n'y a de sacrifices que pour ceux qui n'aiment plus ; ceux qui aiment ne sentent pas qu'ils se sacrifient.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
On naît timide, on devient arrogant.
Diane de Beausacq ; La civilité non puérile, mais honnête (1863)
Qui pense moins à soi pense davantage aux autres.
Diane de Beausacq ; La civilité non puérile, mais honnête (1863)
La politesse rapporte plus qu'elle ne coûte.
Diane de Beausacq ; La civilité non puérile, mais honnête (1863)
La politesse ne peut être que mutuelle.
Diane de Beausacq ; La civilité non puérile, mais honnête (1863)
Ne plus aimer, c'est ne pas aimer en sachant pourquoi.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Le jaloux est un martyr qui martyrise.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Une confiance imperturbable en soi est le premier élément de succès.
Diane de Beausacq ; La mode et la parisienne (1867)
Qui ne se gêne pas gêne autrui.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
L'amitié en veut à l'amour, comme le pauvre en veut au riche.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Celui qui arrange un mariage sacrifie d'ordinaire une de ses connaissances à un de ses amis.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Ceux qui s'écoutent eux-mêmes n'écoutent jamais les autres.
Diane de Beausacq ; La civilité non puérile, mais honnête (1863)
On pardonne aisément à ceux qui ont lésé des intérêts matériels, qui par leurs paroles, leurs actions, ont causé un tort réel ; mais on ne pardonne pas à l'attitude superbe de ceux qui semblent dire à tout le monde : Je mérite l'admiration de tous, et je ne vois personne dont la supériorité puisse être comparée à ma propre supériorité !
Diane de Beausacq ; Les lettres d'une marraine à sa filleule (1863)
Avec ce goût, la lecture, une femme est à l'abri des atteintes du plus dangereux de ses ennemis : l'ennui.
Diane de Beausacq ; Les lettres d'une marraine à sa filleule (1863)
Le pédantisme est la conséquence d'un jugement faussé par l'égoïsme.
Diane de Beausacq ; Les lettres d'une marraine à sa filleule (1863)