Les citations d'Émile Zola.

1 - Qui est Émile Zola ?

Photo / portrait d'Émile Zola Biographie courte : Écrivain, romancier, poète, nouvelliste, journaliste et critique littéraire français né le 2 avril 1840 à Paris, Émile Zola est mort dans sa ville natale le 29 septembre 1902 à 62 ans.

Fils de François Zola (1796-1847), militaire et ingénieur français de naissance vénitienne, et d'Émilie Aubert (1819-1880), femme au foyer, dont leur mariage sera célébré à Paris le 16 mars 1839, Émile Édouard Charles Antoine Zola naît au 10, rue Saint-Joseph à Paris, le 2 avril 1840. À la mort de son père, en 1847, sa mère connaîtra de graves difficultés financières qui mèneront Émile, après avoir échoué à deux reprises au baccalauréat, à abandonner ses études et à chercher du travail pour ne plus être à sa charge.

Le 1er mars 1862, il commence à travailler comme commis chez Hachette. À 24 ans, il publie les Contes à Ninon (1864), puis un roman de jeunesse, La Confession de Claude, en 1865. Le 31 janvier 1866, Émile Zola décide de démissionner de la librairie Hachette et de ne plus vivre que de sa plume. À partir de cette même année, il collabore aux rubriques de critique littéraire et artistique de différents journaux, dont L'Événement, La Cloche, Le Figaro, Le Voltaire, Le Sémaphore de Marseille et Le Bien public à Dijon.

Après Thérèse Raquin, un roman publié en 1867 et Madeleine Férat en 1868, il conçoit la série des Rougon-Macquart mais n'en lance la publication qu'après la chute de Napoléon III. Grâce à ses travaux journalistiques, il se lie avec les frères Goncourt, Edmond (1822-1896) et Jules (1830-1870), deux écrivains, romanciers, historiens et diaristes français. Puis en 1871, il rencontre Gustave Flaubert qui l'introduit auprès de l'écrivain Alphonse Daudet et du romancier et dramaturge russe Ivan Tourgueniev. Ardent combattant pour la justice et la vérité, lors de l'affaire Dreyfus, qui déchira la France de la IIIe République, Zola publie à la une de l'Aurore une lettre ouverte au président de la République : J'accuse...! en 1898. Condamné pour diffamation, il s'exile à Londres (1898-1899) pour se soustraire à la prison.

Considéré comme le chef de file du naturalisme, il est l'un des romanciers français les plus populaires, les plus publiés, traduits et commentés dans le monde entier. Émile Zola décède le 29 septembre 1902 intoxiqué par la combustion lente résiduelle d'un feu couvert produite par la cheminée de sa chambre dans son appartement de la rue de Bruxelles, il repose au cimetière du Montparnasse situé dans le 14e arrondissement de Paris.

Ses principales œuvres : La Confession de Claude (1865), Mes haines (1866), Le Voeu d'une morte (1866), Thérèse Raquin (1867), Les Mystères de Marseille (1867), L'Assommoir (1876), Nana (1879), Germinal (1885), et Le Roman expérimental, un essai publié en 1880. (Émile Zola sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 76 citations et pensées d'Émile Zola :

Les amours de vanité sont tout aussi tenaces que les amours de cœur.

- Le vœu d'une morte (1866)

Il faut laisser aux hommes la corde longue quand on veut vivre en paix dans son ménage.

- L'assommoir (1878)

Mourir dans mon lit, j'y compte, mais le plus tard possible bien entendu.

- L'assommoir (1878)

On doit se pardonner entre soi si l'on ne veut pas vivre comme des sauvages.

- L'assommoir (1878)

J'aime à pénétrer la vie de mes compagnons, à fouiller les mystères ; j'ai la curiosité de tout ce que je ne sais pas ! Je me plais étrangement à ces délicates opérations de l'intelligence, en quête d'une solution inconnue. Il y a une volupté exquise à peser chaque mot, chaque souffle ; on n'a que quelques vagues données, et on arrive, par une marche lente et sûre, mathématique, à la connaissance de la vérité entière.

- La confession de Claude (1865)

Rien ne lasse plus un cœur que des caresses qui ne sont pas rendues.

- La confession de Claude (1865)

Le ciel est avare de prodiges, la Providence entrave rarement nos fatalités.

- La confession de Claude (1865)

Un cœur ne s'éveille qu'à la voix d'un autre cœur.

- La confession de Claude (1865)

Mieux vaut se traîner sur le dos que de souhaiter pour matelas la peau d'une coquine.

- La faute de l'abbé Mouret (1875)

Le joli sourire d'une fillette mûrit trop vite.

- Une campagne (1880)

Quand on est bonne mère, on sait tout pardonner.

- Nana (1879)

Jeunesse ! sois humaine, sois généreuse. Si même nous nous trompons, sois avec nous, lorsque nous disons qu'un innocent subit une peine effroyable, et que notre cœur révolté s'en brise d'angoisse.

- La vérité en marche, Lettre à la jeunesse (1901)

L'injustice sociale sème la haine éternelle, récolte l'universelle souffrance.

- Le travail (1901)

Une école n'est jamais qu'une halte dans la marche de l'art.

- Mes haines (1866)

Une œuvre d'art est un coin de la création vu à travers un tempérament.

- Mes haines, Proudhom et Courbet, I (1866)

C'est violer le secret de nos tendresses que de confier nos causeries.

- Contes à Ninon, À Ninon (1864)

Rien ne développe l'intelligence comme les voyages.

- Aventures du grand Sidoine (1864)

On dit ce qu'on fait, quand on n'a rien à cacher !

- La faute de l'abbé Mouret (1875)

Ce n'est là que la santé des êtres, une bonne hygiène pour bien vivre.

- Le travail (1901)

Dormir toujours, que cela doit être bon, quand on n'a plus rien en soi qui vaut le plaisir de veiller !

- Pour une nuit d'amour (1898)

On veut toujours tuer les gens quand on se bat ; seulement, on ne les tue jamais, parce que les gens morts sont trop gênants.

- Pour une nuit d'amour (1898)

Quand on s'aime dans le crime, on doit s'aimer d'une passion dont les os craquent.

- Pour une nuit d'amour (1898)

Baiser qui donne la vie, baiser qui donne la mort, éternelle flamme faite d'anéantissement et de renaissance.

- Poèmes lyriques (1881)

L'amour n'est permis qu'aux amants mortels dont le baiser donne la vie.

- Violaine la chevelue (1881)

Le baiser d'une fée tue l'amant qui le reçoit.

- Violaine la chevelue (1881)

Un baiser fait des amants.

- La fortune des Rougon (1871)

Il faut être bon avec les femmes, ne pas les battre, leur donner des douceurs.

- La confession de Claude (1865)

Si on vous trompe, laissez-vous tromper ; on vous en aimera davantage les jours suivants !

- La confession de Claude (1865)

Ne te moque pas de mon respect ridicule ; ce sera tant pis pour toi si tu ne l'as jamais !

- Madeleine Férat (1868)

On ne doit aimer qu'une femme en sa vie, celle qui vous aime, et vivre tous deux de ce mutuel amour.

- Madeleine Férat (1868)

Travaillez pour travailler, sans trop rêver du résultat.

- Correspondance (1858-1871)

On s'use soi-même à trop se relire et trop se rêver.

- Correspondance (1858-1871)

La morgue est un spectacle à la portée de toutes les bourses, que se payent gratuitement les passants pauvres ou riches.

- Thérèse Raquin (1867)

Quel était l'idiot qui mettait le bonheur de ce monde dans le partage de la richesse ?

- Germinal (1885)

L'égoïsme des classes est un des soutiens les plus fermes de la tyrannie.

- Le ventre de Paris (1873)

Une société n'est forte que lorsqu'elle met la vérité sous la grande lumière du soleil.

- Lettre à La Cloche (1871)

Dieu, une sorte d'idole féroce et jalouse qui ne tolère pas la moindre infidélité !

- La critique naturaliste (1881)

Toute théorie repose sur une base, tout raisonnement juste doit reposer sur une vérité.

- Mes haines (1866)

Les vices des maîtres sont la fortune des valets.

- Nantas (1878)

Cette peur folle qui blêmit la femme à l'approche du mâle.

- Au bonheur des dames (1883)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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