Les citations d'Ivan Tourgueniev.

1 - Qui est Ivan Tourgueniev ?

Photo / portrait d'Ivan Tourgueniev Biographie courte : Journaliste d'opinion, écrivain, romancier, nouvelliste, poète et dramaturge russe né le 28 octobre 1818 à Orel, Ivan Tourgueniev est décédé le 22 août 1883 à Bougival en France à l'âge de 56 ans.

La famille de Tourgueniev :

Second fils de Serge Nicolaïévitch (1793-1834), lieutenant-colonel des cuirassiers de la garde du Tsar, issu d'une grande famille aristocratique, et de Varvara Petrovna Loutovinova (1787-1850), riche propriétaire terrienne d'origine lituanienne, de leur union célébrée le 14 janvier 1816 naît Ivan Sergueïevitch Tourgueniev le 28 octobre 1818 dans l'oblast d'Orel. Le couple aura deux autres enfants : Nikolaï (1816-1879), et Sergueï (1821-1837).

Etudes et formation :

Jusqu'à l'âge de sept ans, Tourgueniev vit dans le domaine maternel de Spasskoïe-Loutovinovo, non loin d'Orel, sa ville natale. À l'âge de treize ans, il est envoyé en pension à Moscou, et pendant deux ans il se prépare à entrer à l'université. En 1833, il s'inscrit à la faculté des Lettres à l'université de Moscou, puis il poursuit en 1834 ses études à la faculté de philosophie de Saint-Pétersbourg. En 1838, pour parfaire ses études et son apprentissage de la vie, Tourgueniev part pour Berlin et voyager en Europe. De 1838 à 1841, il y fréquente les cercles culturels occidentaux, puis revient chez sa mère en 1841. Il rencontre à Saint-Pétersbourg, en 1843, la célèbre cantatrice Pauline Garcia Viardot, épouse de Louis Viardot, directeur de l'Opéra italien de Paris. Ivan entretiendra une liaison avec Pauline jusqu'à sa mort. En 1850, suite au décès de sa mère le 16 novembre 1850, propriétaire d'une grande fortune, à l'abri des soucis financiers, il se consacre à l'écriture.

Début de sa carrière :

En 1843, paraît sa première pièce de théâtre, L'Imprudence. De 1847 à 1850, Tourgueniev vit en France et publie les premiers récits de son recueil les Mémoires d'un chasseur. Il écrit également pour le théâtre, dont sa pièce la plus célèbre : Un mois à la campagne (1850). Son premier roman, Roudine, écrit en 1855 dans son domaine de Spasskoïe-Loutovinovo paraît en 1856, suivi d'un Nid de gentilhomme en 1859. Le chef-d'œuvre romanesque de l'auteur, Pères et Fils, est un roman publié en 1862. Avec Pères et fils, paru au lendemain de l'abolition du servage, Tourgueniev décrit l'apparition en Russie d'une nouvelle génération dont l'esprit allait mener à la Révolution de 1917. En 1875, Tourgueniev est élu vice-président au Congrès International de Littérature, aux côtés de Victor Hugo, dont il fait la connaissance. Il obtient en 1879 le titre de doctor à Oxford et l'on commence à jouer partout en Europe ses pièces de théâtre.

Tourgueniev, et sa fille :

En 1842, sa fille Pélagie, dite Paulinette (1842-1919) naît de sa liaison avec Evdokia Ermolaevna Ivanov, une lingère au service de sa mère. Née en Russie, Pélagie n'a pratiquement pas connu sa mère. Tourgueniev l'envoie à Paris en 1850, lorsque la fillette a huit ans, chez Pauline Viardot qui l'élève comme sa propre enfant. Mariée en février 1865 avec Gaston Bruere (1835-1895), Pélagie et son mari s'établissent à Rougemont dans l'Eure-et-Loir ou ils dirigèrent une fabrique de verre et de porcelaine.

Décès et inhumation :

Ivan Tourgueniev, veillé par Pauline Viardot, des suites d’une longue maladie meurt dans sa demeure de Bougival dans les Yvelines le 22 août 1883, à l'âge de 65 ans. Le 9 octobre, ses obsèques à Saint-Pétersbourg rassemblent une foule considérable en dépit de l'opposition des autorités russes. Il repose au cimetière Volkovo aux pieds de Belinski, selon sa volonté.

Ses principales oeuvres :

Un bretteur (1847), les Mémoires d'un chasseur (1847), Moumou (1852), Roudine (1856), Nid de gentilhomme (1859), Premier Amour (1860), Pères et Fils (1862), L'Infortunée (1869), et Un mois à la campagne, une pièce de théâtre écrite en 1850. (Ivan Tourgueniev sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 41 citations et pensées d'Ivan Tourgueniev :

Mon fils, garde-toi de l'amour ; crains ses bonheurs, crains ses poisons.

- Le premier amour (1860)

La liberté ! sais-tu ce qui peut donner à l'homme la liberté ? — Quoi ? — Sa volonté ! sa propre volonté. Elle lui donnera le pouvoir qui vaut mieux que la liberté. Sache vouloir, et tu seras libre, et tu commanderas.

- Le premier amour (1860)

Prends de la vie tout ce que tu peux, mais ne te laisse jamais prendre toi-même. S'appartenir, c'est là tout le « truc » de la vie.

- Le premier amour (1860)

Qui est prudent ne médit jamais de personne.

- Lébédiane (1848)

Chose étrange ! Tel homme dont on se croit l'ami, avec qui l'on vit depuis longtemps, n'aura jamais avec vous et ne vous inspirera jamais de pleine franchise. Et, tel autre homme dont on vient de faire la connaissance vous dit ses secrets et connaît les vôtres.

- Le médecin de campagne (1848)

Dieu a permis que je ne fusse pas un imbécile, je distingue le noir du blanc et j'entends les choses.

- Le médecin de campagne (1848)

La parole coûte peu à celui qui la prononce.

- Une correspondance, VII (1856)

On a beau donner à manger au loup toujours il regarde du côté de la forêt.

- Ermolaï et la Meunière (1847)

Trouver un refuge, se faire un nid même temporaire, connaître le charme tranquille des habitudes et des rapports journaliers, c'est un bonheur que moi, homme de trop et sans souvenirs de famille, je n'ai jamais éprouvé jusqu'alors.

- Le journal d'un homme de trop (1849)

Lorsqu'un homme heureux est complètement sain d'esprit et de cœur, on sait que son cerveau travaille peu. Un sentiment calme et serein, le sentiment de la satisfaction, s'empare de tout son être ; il en est envahi, la conscience de sa personnalité lui échappe.

- Le journal d'un homme de trop (1849)

L'homme heureux est comme une mouche au soleil.

- Le journal d'un homme de trop (1849)

Rien de plus charmant qu'une mère jeune et belle tenant un enfant dans ses bras.

- Pères et enfants (1862)

L'instinct de la femme vaut mieux que la réflexion de l'homme.

- Une correspondance (1856)

Chaque homme doit s'élever lui-même.

- Pères et enfants (1862)

Tout moyen est bon pour arriver au but.

- Une correspondance, X (1856)

La vie est une affaire brutale.

- Pères et enfants (1862)

On n'attelle pas au même timon le cheval fougueux et la biche craintive.

- Les deux amis (1855)

Les lettres d'amour ne se lisent que par deux personnes.

- Une correspondance, Avant-propos (1856)

On a beau dire, il est pénible de mourir.

- Une correspondance, Avant-propos (1856)

Celui-là seul n'est pas trompé par la vie qui ne réfléchit pas trop sur elle, et ne lui demande rien.

- Une correspondance, XV (1856)

De deux êtres qui s'aiment, l'un est un esclave, l'autre un maître.

- Une correspondance, XV (1856)

On ne meurt pas d'ennui, mais on peut mourir d'angoisse.

- Une correspondance, XIV (1856)

Souffrir seul, c'est une manière d'être égoïste.

- Une correspondance, X (1856)

La dignité de l'âme humaine doit être le but principal de la vie.

- Une correspondance, X (1856)

Le sentiment d'une lutte dignement soutenue est plus élevé que l'orgueil de la victoire.

- Une correspondance, X (1856)

Qui craint le ridicule n'aime pas la vérité.

- Une correspondance, X (1856)

La réalité vaut mieux que les rêveries.

- Une correspondance, VII (1856)

On a beau nourrir le loup, toujours il finit par retourner au bois.

- Ermolaï et la Meunière (1847)

À l'homme ivre, la mer elle-même ne monte qu'au genou.

- L'antchar (1854)

Le matin est plus sage que le soir.

- Les deux amis (1855)

Un homme habile, c'est bien ; deux, c'est mieux.

- Jacques Passynkov (1856)

Que celui de nous deux qui rappellera le passé perde un de ses yeux.

- Pères et enfants (1862)

Un rossignol ne se nourrit pas de chansons.

- Pères et enfants (1862)

Qui s'est brûlé avec du lait chaud souffle sur l'eau froide.

- Pères et enfants (1862)

Avant d'ouvrir un livre, il faut apprendre à lire.

- Pères et enfants (1862)

Un bon chimiste est vingt fois plus utile que le meilleur poète.

- Pères et enfants (1862)

Entre gens de bonnes compagnies, deux mots suffisent.

- Les terres vierges (1877)

Qui aime a le droit de blâmer.

- Roudine (1856)

La franchise est la meilleure des diplomaties.

- Trop menu, le fil casse (1858)

La pitié sans orgueil n'appartient qu'à la femme.

- Étrange histoire (1870)

Il n'y a rien de plus fatiguant qu'un esprit triste.

- Un mois à la campagne (1850)

3 - Les citations d'auteurs et poètes russes :

4 - La liste des auteurs populaires :

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