Les citations de Joseph Joubert.

1 - Qui est Joseph Joubert ?

Photo / portrait de Joseph Joubert Biographie courte : Écrivain, aphoriste, moraliste et essayiste français né le 7 mai 1754 à Montignac dans le département de la Dordogne, Joseph Joubert est décédé à l'âge de 69 ans le 4 mai 1824 à Paris. De son vivant, Joubert ne publia jamais rien, mais il écrivit de nombreuses lettres ainsi que des notes et des journaux où il reportait ses réflexions sur la nature de l'homme, sur la littérature, et sur d'autres sujets. À sa mort, François-René de Chateaubriand, son ami, fit publier, sous le titre Pensées, une partie des notes que Joubert tenait sur ses carnets, en moraliste et en critique, sur ses expériences et ses lectures. Joubert repose au cimetière de Montmartre à Paris. (Joseph Joubert sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 166 citations et pensées de Joseph Joubert :

Heureux ceux qui ont une lyre dans le cœur, et dans l'esprit une musique qu'exécutent leurs actions ! Leur vie entière aura été une harmonie conforme aux nômes éternels.

- Pensées et maximes (1866)

Le jugement est une faculté froide et forte ; l'esprit, une qualité délicate et vive.

- Pensées et maximes (1866)

On ne saurait définir la lumière à un aveugle, le bruit à un sourd, l'esprit à un sot.

- Pensées et maximes (1866)

Le ciel accorde rarement aux mêmes hommes le don de bien penser, de bien dire et de bien agir en toutes choses.

- Pensées et maximes (1866)

Il faut se piquer d'être raisonnable, mais non pas d'avoir raison ; de sincérité, mais non pas d'infaillibilité.

- Pensées et maximes (1866)

Il y a dans tous nos plans d'amélioration ou de réforme une perpétuelle hyperbole d'intention qui nous fait viser au-dessus et au-delà du but.

- Pensées et maximes (1866)

Dans la lumière il y a deux points : le point qui éclaire et le point qui égare ; il faut s'en tenir au premier.

- Pensées et maximes (1866)

Il faut laisser à chacun, en se contentant de les perfectionner, sa mesure d'esprit, son caractère et son tempérament. La direction de notre esprit est plus importante que son progrès.

- Carnets et textes recueillis (1938)

Certains critiques ressemblent à ces gens qui, toutes les fois qu'ils veulent rire, montrent de vilaines dents.

- Pensées et maximes (1866)

Chacun en ce siècle a voulu se mêler de toutes choses, et la populace, partageant les ambitions de la philosophie, est venue faire avec les mains ce qu'il faut faire avec la tête.

- Pensées et maximes (1866)

Les manières sont comme un art ; il y en a de parfaites, de louables et de fautives, mais il n'en est pas d'indifférentes. La science des manières est plus importante au bonheur et à la vertu des hommes qu'on ne croit.

- Pensées et maximes (1866)

L'esprit est feu, et quand le feu est doux, il attire ; s'il est trop ardent, on le fuit. Alors, il brûle, il blesse, il se fait craindre.

- Carnets et textes recueillis (1938)

La pudeur sert à paraître plus belle quand on est belle, et à paraître moins laide quand on l'est.

- Carnets et textes recueillis (1938)

La religion est un feu que l'exemple entretient, et qui s'éteint, s'il n'est communiqué.

- De la religion, CX (1866)

Le pédantisme consiste à parler aux autres de ce qu'on sait et de ce qu'ils ne savent pas, pour leur imposer par là et en faire parade.

- Pensées et maximes (1866)

L'incertitude des idées rend le cœur irrésolu.

- De la métaphysique, XXVI (1866)

Il y a des erreurs invincibles qu'il ne faut jamais attaquer.

- Carnets et textes recueillis (1938)

Tout talent a pour cause, pour principe et pour essence la capacité d'être plus ou moins attentif.

- Carnets et textes recueillis (1938)

Le remords sanctifie le vice.

- Carnets et textes recueillis (1938)

En France, il semble qu'on aime les arts pour en juger bien plus que pour en jouir.

- Des mœurs, LXX (1866)

Il semble que les peuples aiment les périls, et que lorsqu'ils en manquent, ils s'en créent.

- Des mœurs, LVII (1866)

En politique, il faut toujours laisser un os à ronger aux frondeurs.

- Des mœurs, LVI (1866)

Un boucher ayant besoin d'un avocat se rend au palais, et y fait choix du plus gras !

- Des mœurs, XXII (1866)

Quiconque n'a aucune opinion fixe n'a pas de sentiments constants.

- Des mœurs, XIX (1866)

Demander la nature humaine incorruptible, c'est demander du vent qui n'ait point de mobilité.

- Des mœurs, XIV (1866)

Les coutumes font les mœurs publiques, et les habitudes les mœurs individuelles.

- Des mœurs, I (1866)

Le plaisir que les hommes goûtent à se sentir instruire, suffirait à leur bonheur ; en être cause devrait aussi suffire a notre ambition ; mais nous ne nous contentons pas d'être utiles : nous voulons éblouir !

- De l'éducation, LV (1866)

La simplicité n'a jamais corrompu le goût.

- De l'éducation, XXXIX (1866)

Rien ne corrige un esprit mal fait : triste et fâcheuse vérité, qu'on apprend après bien des soins perdus !

- De l'éducation, XXXVII (1866)

La direction de notre esprit est plus importante que son progrès.

- De l'éducation, XXXIV (1866)

Il y a des mots agréables à l'œil comme il y en a d'agréables à l'oreille. Par un heureux mélange des lettres dont ils sont formés ou par l'agrément de ces lettres, car chaque lettre a sa figure.

- Carnets et textes recueillis (1938)

Il y a deux manières d'être sublime ; on l'est par ses idées ou par ses sentiments.

- Carnets et textes recueillis (1938)

Les enfants ont plus besoin de modèles que de critiques.

- De l'éducation, III (1866)

Le beau, c'est l'intelligence rendue sensible.

- Carnets et textes recueillis (1938)

La tendresse est le repos de la passion.

- Des passions et affections de l'âme, LIII (1866)

Il y a de la bonne grâce et une sorte d'urbanité à commencer avec les hommes par l'estime et la confiance. Cela prouve, en effet, tout au moins, qu'on a longtemps vécu en bonne compagnie avec les autres et avec soi-même.

- Pensées et maximes (1866)

La parfaite innocence, c'est la parfaite ignorance.

- De la sagesse, XXI (1866)

Il ne faut jamais regretter le temps qui a été nécessaire pour bien faire.

- De la sagesse, IX (1866)

La gaieté clarifie l'esprit, et l'ennui l'embrouille.

- Des passions et affections de l'âme, XXII (1866)

Un homme qui ne montre aucun défaut est un sot ou un hypocrite dont il faut se méfier.

- Des passions et affections de l'âme, XLIII (1866)

Qui ne voit pas en beau, est mauvais peintre, mauvais ami, mauvais amant.

- Des passions et affections de l'âme, XXXIV (1866)

La vieillesse aime le peu, et la jeunesse aime le trop.

- Des différents âges de la vie, XXIII (1866)

La bonne humeur se plaît dans les plaisirs, elle les aime, elle les multiplie et les crée.

- Des passions et affections de l'âme, XIV (1866)

Soyez doux et indulgent à tous ; ne le soyez pas à vous-même.

- Des passions et affections de l'âme, LXXIV (1866)

La prudence et le succès, les semailles et la moisson, les vertus et le bonheur se suivent naturellement, mais non indissolublement. L'essence des choses les unit, mais souvent le train du monde les sépare.

- Pensées et maximes (1866)

Quand on aime, c'est le cœur qui juge.

- Des passions et affections de l'âme, XXXVII (1866)

Dieu a ordonné au temps de consoler les malheureux.

- Des passions et affections de l'âme, XXVI (1866)

La modération consiste à être ému comme les anges.

- Des passions et affections de l'âme, XXIV (1866)

Ne montrez pas le revers et l'exergue à ceux qui n'ont pas vu la médaille. Ne parlez pas des défauts des gens de bien à ceux qui ne connaissent ni leur visage, ni leur vie, ni leur mérite.

- Pensées et maximes (1866)

L'expérience de beaucoup d'opinions donne à l'esprit beaucoup de flexibilité.

- Des mœurs, XVII (1866)

L'exemple descend et ne monte pas.

- Des mœurs, XI (1866)

Qui n'a qu'un ton est monotone, et qui est monotone devient ennuyeux.

- De l'éducation, LIII (1866)

L'idée naît comme le jour après la nuit, après l'aurore ; l'une éblouit et l'autre éclaire.

- Les pensées sur l'homme (1838)

La bonne humeur dans l'homme est aux plaisirs ce que la belle imagination est aux beaux-arts : elle s'y plaît, elle les aime, elle les multiplie, elle les crée.

- Carnets et textes recueillis (1938)

La piété est au cœur ce que la poésie est à l'imagination ce qu'une belle métaphysique est à l'esprit ; elle exerce toute l'étendue de notre sensibilité. C'est un sentiment par lequel l'âme reçoit une telle modification, qu'elle a par lui sa rondeur absolue et toute la perfection dont sa nature est susceptible.

- Dieu, l'éternité et la piété, XXXVI (1866)

Le vrai bonheur, le seul bonheur, tout le bonheur est dans le bien-être de toute l'âme.

- Carnets et textes recueillis (1938)

La médisance est le soulagement de la malignité.

- De la politesse, LXXXIV (1866)

La grâce imite la pudeur, comme la politesse imite la bonté.

- De la politesse, CXVI (1866)

La politesse aplanit les rides.

- Des différents âges de la vie, XLVI (1866)

Le triomphe des femmes n'est pas de lasser et de vaincre leurs persécuteurs, mais de les amollir et de faire tomber leurs armes.

- De la famille, XI (1866)

La faiblesse qui conserve vaut mieux que la force qui détruit.

- Des gouvernements, XXXVI (1866)

Qui n'a pas les faiblesses de l'amitié n'en a pas les forces.

- Des passions et affections de l'âme, XXXVIII (1866)

On n'est guère malheureux par réflexion.

- Carnets et textes recueillis (1938)

Les passions sont aux sentiments ce que la pluie est à la rosée.

- Carnets et textes recueillis (1938)

Le génie commence les beaux ouvrages, mais le travail les achève.

- Carnets et textes recueillis (1938)

La paix de l'âme vaut mieux que la curiosité, et que toutes les autres ambitions.

- Carnets et textes recueillis (1938)

On ne peut trouver de poésie nulle part, quand on n'en porte pas en soi.

- De la poésie, XLVI (1866)

L'imagination est l'œil de l'âme.

- Carnets et textes recueillis (1938)

Il n'y a que nos passions et nos pensées qui nous fassent comprendre celles des autres.

- Carnets et textes recueillis (1938)

Les droits des plus faibles sont la justice.

- Carnets et textes recueillis (1938)

La beauté touche les sens et le beau touche l'âme.

- Carnets et textes recueillis (1938)

La familiarité plaît, même sans bonté ; avec la bonté, elle enchante.

- De la politesse, C (1866)

Enseigner, c'est apprendre deux fois.

- De l'éducation, LXVIII (1866)

Il y a des indulgences qui sont un déni de justice.

- Carnets et textes recueillis (1938)

La justice est la vérité en action.

- Carnets et textes recueillis (1938)

Le courageux a du courage, et le brave aime à le montrer.

- Carnets et textes recueillis (1938)

La vertu, c'est la santé de l'âme.

- Carnets et textes recueillis (1938)

Les passions des jeunes gens sont des vices dans la vieillesse.

- Carnets et textes recueillis (1938)

Le son est au vent ce que la flamme est à la chaleur.

- Carnets et textes recueillis (1938)

La bonne volonté se nourrit facilement d'espérances.

- Carnets et textes recueillis (1938)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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