Joseph Joubert

Quelques mots sur l'auteur :

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Moraliste et essayiste français, Joseph Joubert est né à Montignac dans le département de la Dordogne. Joseph Joubert décède à l'âge de 70 ans le 4 mai 1824 à Paris, il repose au cimetière de Montmartre.

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Les 150 citations de Joseph Joubert :

Le ciel ne nous doit que ce qu'il nous donne, et il nous donne souvent ce qu'il ne nous doit pas.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

La crainte de Dieu nous est aussi nécessaire pour nous maintenir dans le bien, que la crainte de la mort pour nous retenir dans la vie.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Le courroux de Dieu est d'un moment ; la miséricorde divine est éternelle.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Je voudrais monnayer la sagesse, c'est-à-dire la frapper en maximes, en proverbes, en sentences faciles à retenir et à transmettre. Que ne puis-je décrier et bannir du langage des hommes, comme une monnaie altérée, les mots dont ils abusent et qui les trompent !
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Je ne puis faire bien qu'avec lenteur et avec une extrême fatigue. Derrière ma faiblesse il y a de la force ; la faiblesse est dans l'instrument. Derrière la force de beaucoup de gens, il y a de la faiblesse. Elle est dans le cœur, dans la raison, dans le trop peu de franche bonne volonté.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Tout ce qui me parait faux n'existe pas pour moi. C'est pour mon esprit du néant qui ne lui offre aucune prise. Aussi ne saurais-je le combattre ni le réfuter, si ce n'est en l'assimilant à quelque chose d'existant, et en raisonnant par quelque voie de comparaison.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

On ne comprend la terre que lorsqu'on a connu le ciel. Sans le monde religieux, le monde sensible offre une énigme désolante.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Tout ce qui est très spirituel, et où l'âme a vraiment part, ramène à Dieu, à la piété. L'âme ne peut se mouvoir, s'éveiller, ouvrir les yeux, sans sentir Dieu. On sent Dieu avec l'âme, comme on sent l'air avec le corps.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

On connaît Dieu par la piété, seule modification de notre âme par laquelle il soit mis à notre portée et puisse se montrer à nous.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Mes idées ! c'est la maison pour les loger qui me coûte à bâtir.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Les hommes sont comptables de leurs actions ; mais moi, c'est de mes pensées que j'aurai à rendre compte. Elles ne servent pas seulement de fondement à mon ouvrage, mais à ma vie.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Je voudrais faire passer le sens exquis dans le sens commun, ou rendre commun le sens exquis.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Ce n'est pas ma phrase que je polis, mais mon idée. Je m'arrête jusqu'à ce que la goutte de lumière dont j'ai besoin soit formée et tombe de ma plume.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

De certaines parties naissent naturellement trop finies en moi pour que je puisse me dispenser de finir de même tout ce qui doit les accompagner. Je sais trop ce que je vais dire, avant d'écrire.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

S'il est un homme tourmenté par la maudite ambition de mettre tout un livre dans une page, toute une page dans une phrase, et cette phrase dans un mot, c'est moi.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Pourquoi me fatigué-je tant à parler ? C'est que, lorsque je parle, une partie de mes fibres se met en exercice, tandis que l'autre demeure dans l'affaissement ; celle qui agit supporte seule le poids de l'action, dont elle est bientôt accablée ; il y a en même temps distribution inégale de forces et inégale distribution d'activité. De là, fatigue totale, lorsque ce qui était fort est fatigué ; car alors la faiblesse est partout.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Les clartés ordinaires ne me suffisent plus quand le sens des mots n'est pas aussi clair que leur son, c'est-à-dire quand ils n'offrent pas à ma pensée des objets aussi transparents par eux-mêmes que les termes qui les dénomment.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Ah ! si je pouvais m'exprimer par la musique, par la danse, par la peinture, comme je m'exprime par la parole, combien j'aurais d'idées que je n'ai pas, et combien de sentiments qui me seront toujours inconnus !
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Le ciel n'a mis dans mon intelligence que des rayons, et ne m'a donné pour éloquence que de beaux mots. Je n'ai de force que pour m'élever, et pour vertu qu'une certaine incorruptibilité.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

La révolution a chassé mon esprit du monde réel en me le rendant trop horrible.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

La bonté d'autrui me fait autant de plaisir que la mienne.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

J'aime encore mieux ceux qui rendent le vice aimable que ceux qui dégradent la vertu.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Je n'ai jamais appris à parler mal, à injurier et à maudire. J'imite la colombe : souvent je jette un brin d'herbe à la fourmi qui se noie. Quand je ramasse des coquillages et que j'y trouve des perles, j'extrais les perles et je jette les coquillages.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Je ne veux ni d'un esprit sans lumière, ni d'un esprit sans bandeau. Il faut savoir bravement s'aveugler pour le bonheur de la vie.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

J'ai la tête fort aimante et le cœur têtu. Tout ce que j'admire m'est cher, et tout ce qui m'est cher ne peut me devenir indifférent.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

J'ai besoin que les regards de la faveur luisent sur moi. C'est de moi qu'il est vrai de dire : « Qui plaît est roi, qui ne plait plus n'est rien. » Je vais où l'on me désire pour le moins aussi volontiers qu'où je me plais.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

J'ai donné mes fleurs et mon fruit : je ne suis plus qu'un tronc retentissant, mais quiconque s'assied à mon ombre et m'entend devient plus sage.
Joseph Joubert ; Les pensées et maximes (1866)

Il faut porter son velours en dedans, c'est-à-dire, montrer son amabilité de préférence à ceux avec qui l'on vit chez soi.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)

L'estime de Dieu, si l'on peut s'exprimer ainsi, est plus facile à obtenir que l'estime des hommes, parce que Dieu nous tient compte de nos efforts.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)

Ayons le cœur haut, et l'esprit modeste.
Joseph Joubert ; Les carnets et textes recueillis (1938)