Manon Roland.

1 - Qui est Manon Roland ?

Photo / portrait de Manon Roland Biographie courte : Salonnière, écrivaine, mémorialiste et personnalité politique française née le 17 mars 1754 à Paris, Manon Roland, née Jeanne Marie Philipon, est décédée le 8 novembre 1793 dans sa ville natale à l'âge de 39 ans.

La famille Philipon :

Fille de Gatien Philipon (1724-1787), maître graveur-ciseleur à Paris, et de Marguerite Bimont (1724-1775), de leur union célébrée le 30 juin 1750 naît Jeanne Marie Philipon le 17 mars 1754 dans l'île de la Cité à Paris.

Les dates clés de sa carrière :

Issue de la bourgeoisie, placée en nourrice près d'Arpajon jusqu'à l'âge de deux ans, Manon revient vivre chez ses parents. Enfant pieuse et très intelligente, à quatre ans elle savait lire. À l'âge de sept ans elle passe ses dimanches à l'instruction paroissiale pour apprendre le catéchisme, se passionne pour la lecture de l'Ancien, le Nouveau Testament et de la Vie des hommes illustres de Plutarque. A onze ans, en mai 1765, elle est envoyée au couvent des Augustines de la Congrégation de Notre-Dame à Paris.

En 1776 à Paris, Manon rencontre Jean-Marie Roland de La Platière, un économiste et inspecteur des manufactures, de vingt ans son aîné, qu'elle épouse en 1780 (Contrat signé le 27 janvier). Dès 1791, Manon Roland participe à l'édition du journal le Républicain, puis devient membre du club des Jacobins, et fonde un salon rue Guénégaud à Paris qui accueille au début de la Révolution des députés jacobins dont Maximilien de Robespierre. Grâce à ses relations chez les Girondins, Roland de La Platière devient Ministre de l'Intérieur le 23 Mars 1792.

Le 31 mai 1793, lors de la proscription des Girondins, Manon Roland se laisse arrêter le 1er juin 1793, alors que son époux fuit vers Rouen. Incarcérée dans la prison de l'Abbaye à Paris, elle est relâchée le 24 juin pendant une heure, puis à nouveau arrêtée et placée à Sainte-Pélagie, et transférée à la Conciergerie où elle y reste cinq mois. Traduite en justice le 8 novembre 1793, après un procès expéditif, Manon est guillotinée le jour même. Apprenant cette nouvelle deux jours plus tard, son mari se suicide le 15 novembre.

Manon Roland, et son mariage :

Le 4 février 1780 à l'église Saint-Barthélemy, Manon épouse Jean-Marie Roland de La Platière (1734-1793), un économiste et homme d'État français. De cette union naît, le 4 octobre 1781 à Amiens, Marie Thérèse Eudora Roland de La Platrière, décédée le 19 juillet 1858 à Rozière à l'âge de 76 ans.

Décès et inhumation :

Jugée le 8 novembre 1793, Manon Roland est condamnée à mort et guillotinée le soir même sur la place de la Révolution, rebaptisée place de la Concorde en 1795. Manon est inhumée au cimetière de la Madeleine à Paris.

Ses principales oeuvres :

Œuvres de loisir et réflexions diverses (1777), et ses Mémoires, ouvrage publié en 1795. (Manon Roland sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 89 citations et pensées de Manon Roland :

La vie de chaque individu est un poème dans lequel un certain nombre de personnages ont leur place marquée dès l'origine ; leur sort à tous ne peut être connu que lorsqu'on suit l'histoire de celui qui joue le principal rôle.

- Correspondance (1767-1793)

Aujourd'hui sur le trône, et demain dans les fers. C'est ainsi que l'honnêteté est traitée !

- Lettre à Bosc d'Antic (1793)

Il n'y a pas de puissance humaine capable d'enlever à une âme saine et forte l'espèce d'harmonie qui la tient au-dessus de tout.

- Lettre à Bosc d'Antic (1793)

On se défie trop souvent de ses proches et on se livre étourdiment au premier venu.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Il faut protéger les gens de bien contre les entreprises des méchants.

- Maximes et pensées (1754-1793)

La noblesse de nos ancêtres est un héritage dont notre mérite seul peut nous donner la possession.

- Mémoires (1795)

L'adversité élève le cœur, l'âme, l'esprit et les sentiments.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Après de longues infortunes on méconnaît le bonheur lorsqu'il se présente ou l'on s'en méfie.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Je ne sais pas m'amuser à tuer des mouches, mais j'aime à faire justice à force de vérités.

- Mémoires (1795)

Je suis franche sur mon propre compte et je ne me gêne pas sur celui d'autrui ; père, mère, amis, mari, je les peins tous tels qu'ils sont ou que je les ai vus. J'énonce les plus terribles vérités en face des intéressés, sans m'étonner, sans m'émouvoir, ni me fâcher, quel qu'en soit l'effet sur eux.

- Mémoires (1795)

Celui qui n'ose se rendre bon témoignage à soi-même est presque toujours un lâche qui sait et craint le mal qu'on pourrait dire de sa personne ; et celui qui hésite à avouer ses torts n'a pas la force de les soutenir, le moyen de les racheter.

- Mémoires (1795)

La vue d'une fleur caresse mon imagination et flatte mes sens à un point inexprimable ; elle réveille avec volupté le sentiment de mon existence. Sous le tranquille abri du toit paternel, j'étais heureuse dès l'enfance avec des fleurs et des livres.

- Mémoires (1795)

Le malheur peut me poursuivre et non m'accabler ; les tyrans peuvent me persécuter, mais m'avilir, jamais.

- Mémoires (1795)

Les grands enfants jouent au cérémonial, comme les petits à la chapelle.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Les hommes faibles hurlent avec les loups, braient avec les ânes, bêlent avec les moutons, et tous les partis ont des partisans.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Il y a dans le monde telles positions qui donnent pour maîtres des hommes dont on ne voudrait pas pour laquais.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Combien d'hommes paraissent brûlants de l'amour de la liberté qui ne le sont que de la soif de la domination.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Il faut beaucoup réfléchir sur soi-même avant de penser à réformer les autres.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Quelque laborieuse que soit la vie des gens de bien, elle l'est moins que celle des méchants.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Se glorifier de la noblesse de ses ancêtres, c'est chercher dans les racines les fruits qu'on devrait trouver dans les branches.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Le sot se reconnaît à ces attributs : il se fâche sans motif, parle sans utilité, se lie sans connaître, change sans raison, interroge sur ce qui ne le regarde pas, et ne distingue pas son ami de son ennemi.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Dans un mariage dont les parties n'ont pas été bien assorties, la vertu de l'un des deux peut maintenir l'ordre et la paix ; mais le défaut de bonheur s'y fait sentir tôt ou tard, et entraîne des inconvénients plus ou moins graves. L'échafaudage de ces unions ressemble au système de nos politiques, il manque par les bases ; il doit faillir un jour, en dépit de l'art employé dans sa construction.

- Mémoires (1795)

Je ne connais rien de pire que d'avoir affaire à un fou ; il n'est pas d'autre moyen avec lui que de le lier ; tout le reste est inutile.

- Mémoires (1795)

Les gens qui ont beaucoup vu sont toujours bons à entendre, et ceux qui ont beaucoup senti ont toujours vu plus que d'autres, lors même qu'ils auraient moins voyagé.

- Mémoires (1795)

Le charme de la voix est un agrément rare et bien puissant sur les sens ; il ne tient pas seulement à la qualité du son, il résulte encore de cette délicatesse de sentiment qui varie les expressions et modifie l'accent. Cette beauté de l'organe de la voix, très différente de sa force, n'est pas plus commune dans les orateurs qui font profession de l'exercer que dans la foule qui compose les sociétés.

- Mémoires (1795)

Si l'on avait raison de croire que les hommes deviennent meilleurs en s'éclairant ; on oubliait trop que les lumières, et l'esprit de modération qui les suit, sont le résultat du temps et de l'expérience.

- Mémoires (1795)

Un esprit ordinaire, enseigné dès l'enfance à dissimuler, acquiert beaucoup d'avantages pour traiter avec les hommes ; l'art de montrer à chacun ce qu'il convient seulement de lui laisser voir n'est pour lui qu'une habitude dont l'exercice lui donne l'apparence de l'habileté : il faudrait être né idiot, pour paraître un sot en pareille situation.

- Mémoires (1795)

Les hommes qui veulent conduire le peuple, et qui ont étudié les moyens de l'influencer, savent fort bien que la terreur est un des plus puissants. Cette affection soumet absolument les individus qui l'éprouvent à ceux qui ne se laissent pas dominer par elle : combien plus grand est l'avantage de ceux qui l'inspirent à dessein, par des prétextes ou des faux bruits !

- Mémoires (1795)

Il est aisé de moraliser les hommes par d'ingénieuses fictions ; il est difficile de les modifier par de sages lois.

- Mémoires (1795)

C'est le caractère qui constitue ce qu'on peut appeler un homme ; c'est le caractère qui dirige les révolutions, influence les assemblées, et gouverne la foule. L'esprit est moins que rien en comparaison.

- Mémoires (1795)

L'histoire de tous les siècles a prouvé qu'il fallait beaucoup de talents pour amener les hommes à la vertu par de bonnes lois, tandis qu'il suffit de la force pour les opprimer par la terreur ou les anéantir par la mort.

- Mémoires (1795)

Quelque beaux que soient les principes écrits d'une constitution, si je vois dans la douleur et les larmes une portion de ceux qui l'ont adoptée, je croirai qu'elle n'est qu'un monstre politique ; si ceux qui ne pleurent pas se réjouissent des souffrances des autres, je dirai qu'elle est atroce, et que ses auteurs sont des imbéciles ou des scélérats.

- Mémoires (1795)

Les gens de bien passent à la gloire quand ils descendent dans le tombeau.

- Mémoires (1795)

L'excès du sentiment, son délire, ses emportements peuvent frapper, séduire, entraîner l'imagination et les sens ; mais une véritable passion tire d'elle-même la puissance de se contraindre et de se dévouer pleinement à son objet, et sa délicatesse, sa persévérance sont les seuls, mais les sûrs moyens de s'attacher pour jamais la femme respectable dont on veut faire la compagne de sa vie.

- Lettre à Bancal des Issarts (1793)

Une véritable passion ne connaît pas d'obstacles dès que la vertu n'est pas contre elle. Votre constance doit toucher une personne estimable et finira par vous mériter sa main.

- Lettre à Bancal des Issarts (1793)

L'amitié et la philosophie sont les deux consolateurs du monde ; je puis vous promettre l'une, aidez-vous de l'autre, mais sans abandonner un espoir qui doit se fonder sur votre propre persévérance.

- Lettre à Bancal des Issarts (1793)

Innocente et courageuse, l'injustice m'atteint sans me flétrir, et je puis la subir avec fierté dans un temps où l'on proscrit la vertu.

- Lettre au ministre de la justice (1793)

Quand la proscription flotte sur nos têtes, il faut ramer toujours, atteindre au but, s'il est possible, et mériter jusqu'à l'ostracisme, s'il doit être la récompense de la vertu.

- Lettre à Johann Kaspar Lavater (1793)

Quand on est toujours dans la tempête, toujours sous la hache populaire, on marche à la lueur des éclairs, et, sans cette paix de la conscience qui résiste à tout, il y aurait de quoi s'ennuyer de la vie. Mais avec un peu de force dans l'âme, on se familiarise avec les idées les plus difficiles à soutenir, et le courage n'est plus qu'une habitude.

- Lettre à Johann Kaspar Lavater (1793)

Les factions passent, la justice seule demeure ; et de tous les défauts de l'homme en place, la faiblesse est celui qu'on lui pardonne le moins, parce qu'elle est la source des plus grands désordres, surtout dans les temps d'orage.

- Lettre au ministre de l'Intérieur (1793)

Mort, tourments, douleur, ne sont rien pour moi, je puis tout défier.

- Lettre à François Buzot (1793)

Les bons procédés lient plus étroitement que des chaînes de fer.

- Lettre à François Buzot (1793)

Jamais je me donnerai à un homme avec lequel je ne pourrai communiquer et partager mes sentiments comme mes pensées.

- Mémoires (1795)

Je ne suis pas juge du bonheur d'autrui, et je n'attache pas le mien à l'opulence ; je ne conçois de félicité dans le mariage que par la plus intime union du cœur ; je ne puis me lier qu'à qui me ressemble, et encore faut-il que mon futur mari vaille mieux que moi.

- Mémoires (1795)

Je ne trouve rien de si doux que d'être apprécié à sa juste valeur par les gens avec lesquels on vit ; et rien de si vide que l'admiration de quelques personnages qu'on n'aurait jamais dû rencontrer.

- Mémoires (1795)

Je ne connais pas d'intérêt ni de passions qui puissent entrer en balance avec son pays et la liberté.

- Mémoires (1795)

Je ne commande pas ma plume quand j'écris ; elle m'entraîne où il lui plaît, et je la laisse aller.

- Mémoires (1795)

Il est tel enchaînement de maux qui résulte si nécessairement d'une première cause qu'il faut toujours remonter à celle-là pour tout expliquer.

- Mémoires (1795)

Une vie sévère et occupée est le premier préservatif de tous les périls ; et la nécessité, autant que la sagesse, impose la loi de travailler.

- Mémoires (1795)

Je sens mon cœur sur un oreiller lorsque je sais mes amis contents.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Nous en agissons avec la fortune comme avec une maîtresse : plus elle nous accorde, et plus nous lui demandons.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Dans l'enceinte d'une prison, lorsqu'on y est avec une conscience pure et une âme forte, on mesure l'injustice sans être accablée de son poids.

- Mémoires (1795)

Je ne vous écris pas pour vous prier, je n'ai jamais prié personne ; et ce n'est pas d'une prison que je commencerais à le faire à l'égard de quiconque me tient en son pouvoir. La prière est faite pour les coupables ou les esclaves ; l'innocence témoigne, et c'est bien assez ; ou elle se plaint, et elle en a le droit, dès qu'elle est vexée. Mais la plainte même ne me convient pas ; je sais souffrir, et je ne m'étonne de rien.

- Mémoires (1795)

Qu'est-ce qu'une fourmi de plus ou de moins, écrasée par le pied de l'éléphant, considérée dans le système du monde ?

- Mémoires (1795)

Si la femme honnête et sensible qui s'honore d'avoir une patrie, qui lui fit, dans sa modeste retraite ou dans ses différentes situations, les sacrifices dont elle est capable, se trouve punie avec la femme orgueilleuse ou légère qui maudit l'égalité ; assurément la justice et la liberté ne règnent pas encore en ce pays, et le bonheur à venir est douteux !

- Mémoires (1795)

Il faut peu voir mon vénérable mari pour le bien connaître ; son livre est toujours ouvert, et chacun peut y lire.

- Mémoires (1795)

Dégoûté des affaires, irrité de la persécution, ennuyé du monde, fatigué de travaux et d'années, on ne peut que gémir dans une retraite ignorée, et s'y obscurcir en silence, pour épargner un crime à son siècle.

- Mémoires (1795)

Quiconque m'a connue ne saurait me persécuter sans remords.

- Mémoires (1795)

Le règne des méchants ne peut être de longue durée ; ils subissent presque toujours le châtiment qu'ils ont mérité.

- Mémoires (1795)

Après de longues infortunes, on méconnaît le bonheur lorsqu'il se présente, où l'on s'en méfie.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Étonner les hommes, c'est les séduire, et qui veut bien prendre l'autorité de les commander, les dispose à obéir.

- Mémoires (1795)

Le plus éclairé des premiers n'est qu'un sot pour juger les seconds.

- Lettre à Henriette, le 1er mai 1777.

Le faible tremble devant l'opinion, le fou la brave, le sage la juge, et l'homme habile la dirige.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Parler pour ne rien dire a toujours été le propre de l'idiot.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Je t'aime, tu m'aimes, c'est ce que veut mon cœur ; Tu m'aimes, je t'aime, voilà le vrai bonheur.

- Mes loisirs, Appendice - env. 1780.

Je dédaigne de me cacher, même sous le prétexte ou l'espérance de mieux pénétrer autrui. Je pressens les hommes par le tact, je les juge par leur conduite comparée dans ces différents temps avec leur langage ; mais moi, je me montre tout entière, et ne laisse jamais douter qui je suis.

- Maximes et pensées (1754-1793)

On ne peut sans s'avilir rien accepter de la scélératesse.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Agir sans principe, c'est consulter sa montre après avoir placé l'aiguille au hasard.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Les fautes et les sottises des hommes supérieurs nous ravissent, elles nous soulagent de l'admiration.

- Maximes et pensées (1754-1793)

En politique lorsque les partis se succèdent rapidement, la société n'est plus qu'un bal masqué.

- Maximes et pensées (1754-1793)

Certaines personnes ont une grossièreté qui leur tient lieu de philosophie.

- Lettre à Henriette, le 21 mai 1777.

La fortune, comme une maîtresse, plus elle nous accorde, plus on lui demande.

- Lettre à Henriette, le 21 mai 1777.

Vertu, liberté, n'ont plus d'asile que dans le cœur d'un petit nombre d'honnêtes gens.

- Lettre à Bosc d'Antic (1782)

La coquetterie agaçante de la femme a des délicatesses exquises.

- Mémoires (1795)

Il faut aimer beaucoup pour craindre de ne pas aimer assez.

- Lettre à Mlle Cannet, le 20 décembre 1774.

Ton cœur est mon interprète fidèle, c'est sur lui que je me repose.

- Lettre à Mlle Cannet, le 8 mai 1772.

Aimable philosophie, doux appui des âmes sensibles, viens charmer mes ennuis.

- Lettre à Mlle Cannet, le 14 mai 1772.

Quel dommage que les sentiments ne soient pas des preuves !

- Lettre à Mlle Cannet, le 16 juillet 1776.

Les esprits se parlent, les cœurs se sentent.

- Lettre à Henriette, le 1er mai 1777.

Je connais assez les hommes pour ne rien attendre de leur justice.

- Mémoires (1795)

Malheur au temps, malheur au peuple où la force de rendre hommage à la vertu, peut exposer à des périls, et trop heureux alors qui se rend capable de les braver.

- Mémoires (1795)

On a toujours du loisir quand on sait s'occuper ; ce sont les gens qui ne font rien qui manquent de temps pour tout.

- Mémoires (1795)

L'intérêt personnel et l'intérêt public se confondent si bien dans nos cœurs, que notre conscience même s'y méprend.

- Mémoires (1795)

La jeunesse est avantageuse, et la vieillesse est timide ; l'une veut vivre, l'autre a vécu.

- Mémoires (1795)

Ô liberté ! Que de crimes on commet en ton nom !

- Dernières paroles avant d'être guillotinée, le 8 novembre 1793.

Le soin de me soustraire à l'injustice me coûte plus que de la subir.

- Mémoires (1795)

Le bonheur tient plus aux affections qu'aux événements.

- Mémoires (1795)

Un idiot se peint en trois syllabes, mais ses fautes sont innumérables.

- Maximes et pensées (1754-1793)

L'anatomie nous convainc de l'immortalité de l'âme, mais en disséquant un corps il est impossible de croire que ce soit là tout l'homme.

- Maximes et pensées (1754-1793)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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