Les citations persanes.

1 - Nos citations et pensées persanes favorites :

La citation favorite Dans sa fable La grenouille et le poisson, Jami (1414-1492), un célèbre poète persan, a écrit : Ne te lie pas avec un homme qui n'est pas de ton état ; l'égalité est le plus fort lien de l'amitié. Rassembler autour de soi sans discernement différentes personnes incompatibles, c'est comme si tu voulais mêler de l'huile avec de l'eau, ou du sucre avec du lait. Puis dans sa fable intitulée Le jeune renard, Jami nous donne le conseil suivant : Quand tu auras quelque différent avec un homme méprisable ne va pas employer contre lui des supercheries et des ruses ! Tu pourrais en trouver mille, mais si tu veux vivre en paix, le plus prudent parti est de n'entretenir avec lui ni amitié ni querelle.

2 - Ce dictionnaire vous propose 91 citations et pensées persanes :

Une fourmi peut travailler d'arrache-pied mais elle ne peut pas fabriquer de miel.

Fables du poète Jami (1414-1492)

Calme tes désirs, apaise ton cœur, soumets ton orgueil, fais ton devoir d'homme enfin, et le souverain maître fera le sien.

Sentences et pensées persanes (1793)

L'homme curieux de connaître la vérité ne s'arrête pas à de simples nouvelles colportées par untel ou untel, il va droit à l'origine. Et quand il aperçoit un effet dont la cause est obscure, il se met aussitôt à la chercher.

Fables du poète Jami (1414-1492)

L'homme de bien supporte une injure sans se plaindre ; le fat seul boit un affront.

Sentences et pensées persanes (1793)

Emploie la précaution et la prudence pour écarter les malheurs loin de toi. Mais si un homme mal intentionné et méchant fond sur toi, ne crois pas te sauver par les supplications ; au contraire, il n'en deviendra que plus audacieux à commettre le crime.

Fables du poète Jami (1414-1492)

La colère provoquée par une bagatelle peut s'étendre jusqu'au ciel avant de s'éteindre.

Sentences et pensées persanes (1793)

Méfiez-vous des hommes fourbes et sournois, comme le loup pour mieux saisir sa proie, ils se cachent bien souvent sous la peau du mouton.

Fables et contes persans (1788)

Ne te moque ni ne parle mal de personne, il faut être exempt de tout défaut si l'on veut censurer les autres.

Sentences et pensées persanes (1793)

Corrige tes défauts à temps ! Quand l'arbre a pris son pli il se redresse difficilement.

Fables et contes persans (1776)

Ne vous fiez jamais aux protestations de reconnaissance des hommes à qui vous faites des grâces jusqu'à ce que vous leur en ayez refusé. Car s'ils portent généreusement votre refus, ils sont reconnaissants, mais s'ils s'en irritent ce sont des ingrats.

Pensées et maximes persanes (1846)

La pratique d'une vertu attire une autre vertu ; l'habitude d'un vice attire un autre vice.

Pensées et maximes persanes (1846)

Souvenez-vous d'où vous êtes venu, où vous êtes, et où vous voulez aller ; c'est le meilleur moyen pour ne pas se perdre.

Pensées et maximes persanes (1846)

Qui se justifie sans être accusé se déclare lui-même coupable.

Pensées et maximes persanes (1846)

Les bienfaits s'écrivent sur le sable, le moindre souffle les efface ; et les injures se gravent sur l'airain, rien ne peut détruire l'impression qu'elles font sur nous.

Fables et contes persans (1788)

La générosité est le sommaire de toutes les vertus.

Pensées et maximes persanes (1846)

Ne t'estime pas au-delà de ta valeur, ce serait manquer d'esprit ; apprends à t'apprécier, et garde-toi de franchir tes limites.

Fables du poète Jami (1414-1492)

Quatre choses ne doivent pas nous flatter : la familiarité des puissants, les caresses des femmes, le rire de nos ennemis, et la chaleur de l'hiver, car ces quatre choses ne sont pas de durée.

Fables et contes persans (1776)

L'ignorant, dans le sein des richesses, ressemble à un vase de terre dont l'extérieur est doré ; le savant, dans l'indigence, est comme une pierre précieuse enchâssée dans un vil métal.

Fables et contes persans (1776)

Ce qui distingue un homme d'esprit d'un sot, c'est, dit-on, qu'un sot se flatte lui-même, et qu'un homme d'esprit flatte les autres ; mais c'est sottise encore de flatter les autres : ce qu'on y gagne quelquefois ne vaut jamais ce qu'on y perd.

Fables et contes persans (1788)

L'homme est la plus parfaite de toutes les créatures, et le chien une des plus viles : cependant le chien reconnaissant l'emporte sur l'homme ingrat.

Fables et contes persans (1776)

Le corps de l'homme doit être considéré comme un fourreau dont l'âme est le sabre : c'est le sabre qui tranche, et non le fourreau.

Fables et contes persans (1788)

Chaque feuille d'un arbre vert est, aux yeux du sage, un feuillet du livre qui enseigne la connaissance du Créateur.

Fables et contes persans (1776)

Dix pauvres dormiront tranquillement sur une natte, et deux rois ne sauraient vivre en paix dans un quart de monde.

Fables et contes persans (1788)

Le diamant tombé dans un fumier n'en est pas moins précieux, et la poussière que le vent élève jusqu'au ciel n'en est pas moins vile.

Fables et contes persans (1776)

Le monde est semblable à un vieux château à demi-ruiné et bâti sur le courant rapide d'un torrent qui en emporte sans cesse quelque pièce : c'est en vain qu'on pense le réparer et le rétablir avec une poignée de terre.

Fables et contes persans (1776)

Celui qui creuse dans le chemin d'un autre un puits pour l'y faire tomber s'ouvre souvent, par son impudence, un chemin sous terre pour s'ensevelir.

Fables et contes persans (1776)

Qui brûle en plein midi des essences précieuses manquera bientôt d'huile commune pour brûler pendant la nuit.

Fables et contes persans (1776)

Le feu d'enfer ne peut jamais brûler un beau visage. C'est-à-dire un homme de bien.

Fables et contes persans (1776)

Un âne qui porte sa charge vaut mieux qu'un lion qui dévore les hommes.

Fables et contes persans (1776)

Le monde est un pont : hâte-toi de le traverser ; mesure et pèse tout ce qui se trouve sur le passage, tu verras que le mal environne le bien et le surpasse.

Fables et contes persans (1776)

Ô toi qui jouis d'un doux sommeil, pense à ceux que la douleur empêche de dormir.

Fables et contes persans (1776)

Malheur à la nation où les jeunes gens ont déjà les vices des vieillards, et où ceux-ci retiennent encore tous les travers de la jeunesse.

Fables et contes persans (1776)

La précipitation a beaucoup d'inconvénients, tandis que les avantages de la patience et de la prudence sont innombrables.

Fables et contes persans (1788)

Un savant banni est plus estimable qu'un ignorant entretenu.

Sentences et pensées persanes (1793)

Un homme mérite de passer pour sage tant qu'il recherche la sagesse ; c'est un sot, dès qu'il croit l'avoir acquise.

Fables et contes persans (1776)

Le sage exécute par ses paroles des opérations que cent armées ne feraient jamais.

Fables et contes persans (1788)

Le monde est un écho qui redit comme on lui dit ; c'est pourquoi, si nous voulons qu'on dise du bien de nous, il ne faut dire que du bien des autres.

Pensées et maximes persanes (1846)

La science est le partage des gens heureux, la misère celui des ignorants.

Sentences et pensées persanes (1793)

Quel mal fais-je à la fourmi que j'écrase ? Celui que te fait l'éléphant en te foulant aux pieds !

Pensées et maximes persanes (1846)

Quatre vertus constituent la vraie sagesse : Savoir, la piété, la patience et la prudence.

Fables et contes persans (1788)

Si le parler vaut une pièce d'or, le silence en vaut deux.

Sentences et pensées persanes (1793)

Un mensonge qui fait l'affaire vaut mieux qu'une vérité qui l'embrouille.

Fables et contes persans (1788)

Qui attend la Fortune est moins sûr de la rencontrer que qui va au-devant d'elle.

Fables et contes persans (1788)

Le corps de l'homme est un fourreau dans lequel l'âme est enfermée comme une épée, c'est la lame qu'il faut estimer, et non le fourreau.

Fables et contes persans (1788)

Le savant sait et s'enquiert ; l'ignorant ne sait de quoi s'enquérir.

Fables et contes persans (1776)

Si l'homme est doué de vertu, que la vertu parle pour lui, mais qu'il n'en parle pas lui-même.

Fables et contes persans (1776)

La politique n'a ni père ni mère ; elle n'obéit qu'aux intérêts.

Fables et contes persans (1776)

L'homme n'est homme que par les deux plus petites parties de son corps, par son cœur et par sa langue.

Fables et contes persans (1788)

Ne croyez pas que la valeur d'un homme consiste seulement dans le courage, si vous savez dompter votre colère, vous êtes d'un prix inestimable.

Maximes des Persans (1807)

La mort est une bonne mère qui berce et endort ses enfants quand ils ont du mal.

Fables et contes persans (1776)

Le jeune homme bien élevé est comme l'or fin qui a cours en tous pays ; l'enfant gâté est une monnaie de cuir que l'on ne reçoit point chez l'étranger.

Fables et contes persans (1788)

Dans la mer il y a des biens sans nombre, mais si vous cherchez la sûreté elle est sur le rivage.

Pensées et maximes persanes (1846)

Attends à la mort d'un homme pour dire si sa carrière a été bien remplie.

Fables et contes persans (1788)

Qui diffame autrui révèle ses propres tares.

Fables et contes persans (1776)

La main de la libéralité l'emporte sur le bras le plus robuste.

Fables et contes persans (1776)

Le cœur de l'ingrat est semblable à un désert qui boit la pluie du ciel, l'engloutit et ne produit rien.

Fables et contes persans (1788)

Rien de perfide comme un ami.

Fables et contes persans (1788)

La jalousie est une lampe allumée au-dessus de l'amour.

Fables et contes persans (1788)

La fortune vient à pas de tortue, et fuit comme une gazelle.

Fables et contes persans (1788)

Qui veut imiter la démarche de l'autre ne fait que perdre la sienne.

Fables et contes persans (1776)

Nul n'est plus patient que celui qui n'attend rien.

Fables et contes persans (1776)

Le temps est le premier ministre de tous les souverains.

Fables et contes persans (1788)

Le sourire qui vous accueille n'est jamais aussi agréable quand on s'apprête à vous tromper.

Fables et contes persans (1776)

Qui dans l'âge viril n'a pas songé à amasser du bien pour la vieillesse a beaucoup à souffrir quand il parvient à cette dernière période de la vie.

Fables et contes persans (1776)

La vie de l'homme n'est pas trop longue pour étudier les sciences. Il doit commencer au sortir du berceau, et ne finir qu'en entrant dans le tombeau.

Fables et contes persans (1776)

L'homme qui agit sans discernement est comparable à la brute, et n'aura jamais place dans le champ de lumière.

Fables et contes persans (1788)

L'homme est de courte vie, mais de longue espérance.

Sentences et pensées persanes (1793)

Être content de peu est la plus grande richesse.

Sentences et pensées persanes (1793)

La vie de l'avare est toujours courte, celle du libéral est toujours longue.

Sentences et pensées persanes (1793)

Personne ne plaint le méchant quand il lui arrive quelque disgrâce, ni ne lui prête une main secourable : juste vengeance de tous les maux qu'il a causés.

Sentences et pensées persanes (1793)

Les méchants évitent les gens vertueux, de même le hibou fuit la lumière du soleil.

Sentences et pensées persanes (1793)

Qui augmente ses expériences, augmente sa science ; qui augmente sa crédulité, augmente ses erreurs.

Fables et contes persans (1776)

Ecoutez et vous apprendrez ; tenez-vous dans le silence et vous serez en paix.

Sentences et pensées persanes (1793)

Le silence est une sagesse, mais peu d'hommes possèdent cette sagesse.

Fables et contes persans (1776)

La véritable science est celle qui est cachée dans le sein, et qu'on produit au dehors quand on veut.

Sentences et pensées persanes (1793)

Si tu cultives une racine amère dans ton cœur n'espère pas goûter un fruit doux.

Maximes et pensées persanes (1857)

Il est plus facile de distraire le méchant de sa malice que l'homme triste de sa tristesse.

Fables et contes persans (1776)

La pauvreté marche toujours à la queue du pauvre.

Fables et contes persans (1776)

La fortune est une échelle ; autant vous montez d'échelons, autant il vous en faudra descendre ! Ne vous fiez donc pas à une trompeuse qui ne vous élève que pour mieux vous précipiter.

Maximes et pensées persanes (1857)

Le sage ne mérite véritablement ce nom que lorsqu'il a dompté toutes ses passions.

Sentences et pensées persanes (1793)

Un homme sans érudition est comme un corps sans âme.

Sentences et pensées persanes (1793)

L'honneur consiste dans la vertu, non dans les richesses.

Sentences et pensées persanes (1793)

Dieu n'a pas tout donné à la même personne ; l'on ne peut posséder à la fois tous les avantages ! Aucun homme n'est doué exclusivement de qualités particulières refusées à tous les autres ; et celles qui se trouvent dans l'un peuvent également se trouver dans l'autre. Chacun doit être content de ce qu'il possède, et ne rien envier à ses semblables. Le sage n'a jamais porté le fardeau de la jalousie, imite son exemple ! L'envie et l'avarice causent mille maux, renonce à ces vices pour en éviter les suites.

Fables du poète Jami (1414-1492)

Les songes ne forment des choses en dormant que dans le moule que les pensées ont fait en veillant.

Pensées et maximes persanes (1846)

Quand les discours honnêtes ne peuvent t'arracher des mains de tes ennemis, il faut avoir recours aux reproches. Si une serrure ne peut s'ouvrir avec la clef, prends une pierre pour la casser.

Fables du poète Jami (1414-1492)

Que la morsure de l'envieux soit plus douce à ta chair que le baiser de la femme aimée.

Sentences de Manuchehri (XIe s.)

Un cœur assez généreux pour connaître la modération ne se laisse pas dominer par le désir des richesses. Son contentement intérieur fait disparaître l'avarice ; et la cupidité insatiable abandonne la partie.

Fables du poète Jami (1414-1492)

S'il se trouve un fardeau terrible que personne ne puisse porter, arme-toi de courage. La force de ta résolution te suffira pour le soutenir.

Fables du poète Jami (1414-1492)

L'amoureux ne connait la saveur de l'union que lorsqu'il ne peut plus supporter la séparation avec sa bien-aimée.

Sentences de Manuchehri (XIe s.)

La confession de sa faute est la fille du pardon.

Sentences et pensées persanes (1793)

Le chas d'une aiguille est assez large pour deux amis, mais le monde entier est trop étroit pour deux ennemis.

Sentences persanes (1806)

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