Les citations de Suzanne Curchod.

1 - Qui est Suzanne Necker, née Curchod ?

Photo / portrait de Suzanne Curchod Biographie courte : Écrivaine, salonnière et femme de lettres franco-suisse née le 2 juin 1737 à Crassier dans le canton de Vaud, Suzanne Necker, née Curchod, est décédée le 6 mai 1794 à Beaulieu près de Lausanne à 56 ans.

La famille de Curchod :

Fille de Madeleine d'Albert de Nasse (1698-1763), née d'un avocat de Montélimar, et de Louis Antoine Curchod (1697-1761), pasteur du pays de Vaud en Suisse, Suzanne Curchod est la fondatrice, en 1778 à Paris, de l'Hôpital Necker pour les enfants malades. Elle est aussi la mère de la célèbre romancière et essayiste française Anne-Louise Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein, plus connue sous le nom de Madame de Staël.

Les dates clés de sa carrière :

Mariée le 30 septembre 1764 à Jacques Necker (1732-1804), financier genevois, puis ministre des Finances de Louis XVI en 1776, elle crée un salon littéraire qui rapidement devient l'un des plus célèbres de Paris. Passionnée d'écriture, elle ne publie guère de son vivant, mais l'ensemble de ses notes, pensées et réflexions est édité à sa mort par son époux en cinq volumes.

Décès et inhumation :

Suzanne Necker meurt le 6 mai 1794 à Lausanne à l'âge de 56 ans. Elle repose, avec son mari et sa fille, Germaine de Staël, dans le tombeau Necker au château de Coppet.

Ses principales oeuvres :

Mémoire sur l'établissement des hospices (1786), et les Réflexions sur le divorce (1794). (Suzanne Curchod sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 119 citations et pensées de Suzanne Curchod :

On prend bientôt en déplaisance ceux dont le bonheur est trop cher pour eux et pour les autres.

- Mélanges et pensées (1798)

Les liaisons des personnes qui pensent de même ne sont jamais nouvelles ; il semble qu'elles aient commencé avec leur existence.

- Mélanges et pensées (1798)

Autrefois chacun menait sa barque ; aujourd'hui tout le monde veut conduire le vaisseau de l'État.

- Mélanges et pensées (1798)

Si l'on ôtait l'amour-propre de nos plaisirs et de nos chagrins, on les diminuerait de plus de moitié.

- Mélanges et pensées (1798)

La plupart des querelles ne sont que des secousses qui ne servent qu'à montrer la force de la chaîne par le bruit qu'on fait en l'agitant.

- Mélanges et pensées (1798)

Certains caractères sont moins blessés de l'omission entière de leur volonté que de la résistance à leur volonté.

- Mélanges et pensées (1798)

Les hommes sont comme les monnaies : il faut les prendre pour leur valeur quelle que soit leur empreinte.

- Mélanges et pensées (1798)

Une véritable amitié est sur la terre le terme et la source de tous les plaisirs.

- Mélanges et pensées (1798)

Les hommes ont fait une déesse toute puissante de la fortune afin de pouvoir lui attribuer leurs sottises.

- Mélanges et pensées (1798)

La retraite, comme la mort, fixe à jamais la renommée.

- Souvenirs et pensées (1784)

Les âmes douces ne vivent que de caresses et de démonstrations de tendresses ; être froid avec des personnes de ce caractère, c'est leur refuser le bonheur.

- Mélanges et pensées (1798)

Semez les bienfaits, il en naîtra d'heureux souvenirs.

- Mélanges et pensées (1798)

Le véritable honneur consiste à être à ses propres yeux sans reproches.

- Mélanges et pensées (1798)

L'amour est un état de guerre continuelle ; c'est pour cela sans doute que les termes qui sont le plus en rapport avec lui sont tous militaires. Amour vainqueur, amour vaincu, amour invincible ; conquête des cœurs, cœurs indomptés, subjuguer un cœur, etc., etc.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Le divorce pour infidélité est une flétrissure pour le coupable et un malheur pour l'offensé.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Si l'on pouvait savoir ce que les femmes pensent de leur sort dans le mariage, on verrait que rien n'y répond aux vœux ambitieux de leur jeunesse.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Les colères des amants sont comme les orages d'été qui ne font que rendre la campagne plus verte et plus belle.

- Mélanges et pensées (1798)

Le bonheur ou le malheur de la vieillesse n'est souvent que l'extrait de notre vie passée.

- Les réflexions sur le divorce (1794)

Les lunatiques ont l'humeur changeante, bien fou est qui s'y fie.

- Souvenirs et pensées (1784)

La meilleure manière que de n'être plus occupé que de soi, c'est de s'occuper des autres.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Le grand art de la conversation est d'attirer la parole, de parler peu, et de faire parler beaucoup les autres : c'est la véritable poétique de ce genre d'éloquence.

- Mélanges et pensées (1798)

La vie la plus douce est comme la surface d'une onde paisible que la chute d'une fleur fait osciller.

- Mélanges et pensées (1798)

Quelques efforts que fasse le luxe, il ne peut prendre l'air de l'abondance.

- Mélanges et pensées (1798)

Le secret pour intéresser les autres, c'est de leur parler comme on se parlerait à soi-même.

- Mélanges et pensées (1798)

De loin nous aimons l'uniformité, elle impose ; et de près la variété, elle amuse.

- Mélanges et pensées (1798)

Le charme de la conversation est un don de la nature qu'on ne peut définir parce qu'il ne peut s'acquérir. Tout ce que la nature donne à l'esprit ressemble aux effets des sens : l'on voit, l'on entend, mais l'on ne peut expliquer ce que c'est que voir et entendre.

- Mélanges et pensées (1798)

Une idée de plus est toujours un rapport de plus avec la divinité.

- Mélanges et pensées (1798)

Quand deux bons esprits se rencontrent dans une même pensée, c'est une preuve arithmétique de sa grandeur et de son utilité.

- Mélanges et pensées (1798)

Quand on est à la source de certaines idées premières, il faut bien se garder de se désaltérer plus bas.

- Mélanges et pensées (1798)

Il est des gens qu'on aime assez pour perdre auprès d'eux la propriété de son amour-propre.

- Mélanges et pensées (1798)

Quand les liaisons sont fondées à la fois sur les penchants et sur les principes, la chaîne est indissoluble, car l'un des bouts s'attache au ciel et l'autre à la terre.

- Mélanges et pensées (1798)

On a toujours plus d'esprit et d'agrément quand on s'abandonne dans la conversation sans faire aucun calcul de vanité ou d'amour-propre.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Aimer, c'est penser continuellement à une personne avec le désir de lui plaire.

- Mélanges et pensées (1798)

L'âge rend indulgent sur le caractère, et difficile sur l'esprit.

- Mélanges et pensées (1798)

Il est des gens qui, au milieu de toutes les jouissances, se disent malheureux, afin de pouvoir à la fois goûter les plaisirs et s'honorer du sacrifice.

- Mélanges et pensées (1798)

L'esprit est le zéro qui ajoute aux qualités morales, mais qui seul ne représente que le néant.

- Mélanges et pensées (1798)

L'esprit sans caractère est un tourniquet qui n'a point de place fixe, et qui sert à faire passer indifféremment tous les principes et toutes les opinions.

- Mélanges et pensées (1798)

Un homme d'esprit se tait avec les sots comme un riche refuse l'aumône aux indigents.

- Souvenirs et pensées (1784)

La conversation, pour être intéressante, doit être comme le jeu de domino, où l'on ne peut placer son numéro après son adversaire, à moins qu'il ne corresponde au sien.

- Mélanges et pensées (1798)

Les opinions d'autrui nous gênent, comme un habit qui ne serait pas fait à notre taille.

- Mélanges et pensées (1798)

On prouve que l'on a du caractère quand on parvient à vaincre le sien.

- Mélanges et pensées (1798)

Il faut conduire la déraison par la raison, et non par une autre sorte de déraison.

- Mélanges et pensées (1798)

L'amour a besoin des yeux, comme la pensée a besoin de la mémoire.

- Mélanges et pensées (1798)

Rien n'est si prêt de la bêtise que l'esprit sans raison.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Il n'y a rien de si méchant que les peuples à demi civilisés, et l'on peut en dire autant des individus.

- Maximes et pensées inédites (1794)

L'imitation de la douleur morale est toujours belle, celle de la douleur physique est insupportable.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Les yeux étant destinés à être le miroir de l'âme, le regard fixe qui ne laisse entrevoir aucune pensée est très désagréable.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Il faut corriger toutes les fautes qu'on reconnaît en soi ; bien sûr, les autres en apercevront beaucoup encore qui nous ont échappées.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Le grand secret de la conversation est une attention continuelle.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Les personnes qui manquent de mémoire, se persuadent que la lecture leur est inutile : elles se trompent ; quand l'étude ne fait pas germe, elle cultive toujours et prépare une terre plus féconde.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Au physique comme au moral, les peines légères qui se répètent chaque jour sont cruelles, elles ressemblent à la goutte d'eau qui creuse enfin le marbre.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Rien ne fait plus de tort à la mémoire que l'ignorance ; on ne retient pas les choses qui arrivent seules dans notre tête, et qui n'y trouvent rien d'analogue pour les recevoir.

- Maximes et pensées inédites (1794)

En s'étudiant parfaitement soi-même on parvient quelquefois à bien connaître les autres.

- Maximes et pensées inédites (1794)

L'amour-propre est le talon d'Achille chez presque tous les hommes.

- Mélanges et pensées (1798)

Certaines personnes nous accrochent plus qu'elles nous attachent.

- Mélanges et pensées (1798)

Le véritable sens des mots ne s'entend jamais que dans le lieu où on les prononce.

- Mélanges et pensées (1798)

Le bonheur est l'accord de nos facultés avec nos besoins, et de nos opinions avec nos mœurs.

- Mélanges et pensées (1798)

Quand on a beaucoup de chaleur dans l'esprit, il faut ne la montrer aux gens froids que graduellement ; sans cette précaution, on les étourdit, et même on les indispose : c'est comme le coup d'archet, qui doit commencer doucement, afin de pouvoir enfler le son insensiblement.

- Maximes et pensées inédites (1794)

Les jeunes d'aujourd'hui ont des pensées, mais rarement de la réflexion.

- Mélanges et pensées (1798)

Il y a des gens qui louent la vertu, dans l'espoir secret que leur bouche l'avilira.

- Souvenirs et pensées (1784)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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