Le prince Charles-Joseph de Ligne

Quelques mots sur l'auteur :

Charles-Joseph de Ligne

Maréchal, diplomate et homme de lettres belge né le 12 mai 1735 à Bruxelles, Charles-Joseph de Ligne est décédé le 13 décembre 1814 à Vienne en Autriche.

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Les 48 citations de Charles-Joseph de Ligne :

On n'est pas assez mauvais pour manquer, de gaieté de cœur, à la reconnaissance ; mais on tâche tellement d'atténuer les bienfaits, on leur cherche tant de motifs, on trouve dans les bienfaiteurs tant d'intérêt à nous obliger, que peu à peu on se fait ingrat sans s'en apercevoir.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

On devrait travailler davantage sur son humeur, et se demander souvent, surtout en vieillissant, si l'on n'a pas eu tort de dire, de voir, et de désapprouver comme on le fait. Il n'y aurait pas tant de grognons dans le monde, et surtout parmi les femmes. Un rien les met en colère, parce que le malheur de n'être plus jeune leur donne cette aigreur qui leur fait croire que les raisons sont la raison. Les raisons sont presque toujours des déraisons. Il faudrait renaître pour juger : la fin de la vie donne quelquefois trop d'humeur contre le commencement.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Vivre pleinement, c'est balayer ses peurs et ses angoisses du revers de la main.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Pour plaire, il faut savoir descendre de son piédestal et se mettre à la portée du plus grand nombre.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

La modestie est une fatuité ou une sottise, quand on n'a pas le mérite le plus éclatant.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Avec les sots, les mêmes conversations reviennent toujours, et on sait déjà ce que l'on va répondre.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

L'amour-propre et le défaut d'esprit gâtent souvent tout dans la société comme dans les affaires.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Les fourbes sont toujours sur leur garde, et les sots aussi ; les bons et les gens d'esprit jamais. Les fourbes croient lire dans les yeux d'autrui qu'ils sont découverts ; les sots, eux, se méfient de tous ceux à qui ils trouvent de la supériorité ; et les hommes bons ou spirituels, ont assez bonne opinion des autres pour s'en croire aimés.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Ceux qu'on soupçonne le moins sont bien souvent ceux dont on devrait le plus se méfier.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Le monde est une boule que Dieu fait rouler : elle ne roule pas toujours bien, mais elle roule et roulera toujours. L'homme naît, vit et meurt, il n'est que de passage, et le monde tourne, et tournera toujours.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

On est souvent trompé par la confiance accordée, mais on se trompe soi-même par trop de méfiance.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

La justice ne doit pas tout pardonner, mais son jugement ne peut se faire dans la volonté de punir.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

La générosité d'argent est bien trop facile, il n'y a qu'à être riche pour être généreux. Mais celle qui ne coûte pas un sou, la générosité de l'âme, est celle que j'estime. C'est une belle chose qu'un homme vraiment généreux, car il n'y a de grandeur sur la terre que dans le sacrifice de soi.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

La mauvaise humeur est comme une mauvaise herbe qui mange tout, et empêche tout ce qui est bon, en plantes et en semences de grandir, et par conséquent de se reproduire et de profiter.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

On est injuste envers la mort en la peignant comme on le fait : on devrait la représenter en vieille femme bien conservée, grande, belle, auguste, douce et calme, les bras ouverts pour nous recevoir et nous accueillir : La mort est l'emblème du repos éternel après la malheureuse vie inquiète et orageuse.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Il faut être le père de ses amis pour en être sûr.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Un mot, un geste, un regard, un rien fait couler des torrents de pleurs quand on est affligé.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

L'inquiétude bannit le sommeil.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Plus on a de courage, et plus on est sensible : en toutes choses, c'est l'émotion qui est sublime.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

On fait bien des chutes avant d'attraper la raison, elle se sauve parce qu'elle croit valoir la peine qu'on coure après elle ; elle passe par les endroits les plus glissants et veut éprouver ses véritables amants : celui qui prétend l'avoir acquise tout de suite est un fat.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Je n'ai pas bonne opinion de ceux qui ne sont pas aimables dans leur famille : sans parler du mauvais cœur que cela suppose, il faut être bien peu riche pour se montrer si économe d'esprit et de grâce.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Je n'aime pas à parler de moi, et le Je m'est odieux quand je m'en sers.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettre au roi de Pologne (1785)

La délicatesse est comme une rose qu'on peut sentir, mais qu'il ne faut point toucher.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

La philosophie est l'arrière-garde des malheurs, des goûts et des passions.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Pour peu qu'on soit assez considéré dans le monde pour y jouer un rôle, on est lancé comme une boule qui ne reprend jamais sa tranquillité.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)