L'Année terrible, de Victor Hugo.

1 - En quelle année fut publiée cette oeuvre ?

Photo / portrait de Victor Hugo L'Année terrible est un recueil de poésie composé de 97 poèmes de Victor Hugo publié en 1872. Il retrace l'année 1870-1871, durant laquelle la France voit, à la suite de la défaite de la France lors de la guerre contre la Prusse, le soulèvement de la classe ouvrière à Paris. Ce recueil revient sur Napoléon III, sur la défaite de Sedan et reprend les prophéties des Châtiments, désormais réalités. Certains poèmes évoquent également le deuil subi par Victor Hugo avec la mort de son second fils, Charles Hugo, décédé le 13 mars 1871 à Bordeaux. Les poèmes de L'Année terrible sont introduits par huit vers écrits en août 1870 comme une sorte de préface : J'entreprends de conter l'année épouvantable, et voilà que j'hésite, accoudé sur ma table. Faut-il aller plus loin ? Dois-je continuer ? France ! ô deuil ! voir un astre aux cieux diminuer ! Je sens l'ascension lugubre de la honte. Morne angoisse ! un fléau descend, un autre monte ! n'importe. Poursuivons. L'histoire en a besoin. Ce siècle est à la barre, et je suis son témoin. (L'Année terrible sur Wikipédia)

2 - Les 26 citations et pensées de Victor Hugo :

Cette société usurpe notre bien, et prend tout même à ceux qui n'ont rien.

- L'année terrible, Paris incendié (1871)

On peut trouver le mal en cherchant trop le bien.

- L'année terrible, Paris incendié (1871)

Le cœur s'attendrit mieux lorsque l'esprit comprend.

- L'année terrible, Paris incendié (1871)

La méchanceté naît où la hauteur cesse ; avec la petitesse on fait de la bassesse.

- L'année terrible, Paris incendié (1871)

À quoi bon avoir tant lutté si tout s'effondre !

- L'année terrible, Paris incendié (1871)

La rancune est un glaive oublié, mais qu'on retrouve ; hélas ! la haine est une dette.

- L'année terrible, Paris incendié (1871)

Lorsqu'un homme est traqué comme une bête fauve, fût-il mon ennemi, si je peux, je le sauve.

- L'année terrible, Je n'ai pas de palais épiscopal (1871)

Les fautes que je fais sont des fautes sincères ; l'hypocrisie et moi sommes deux adversaires.

- L'année terrible, Je n'ai pas de palais épiscopal - Juin 1871.

Je crois ce que je dis, je fais ce que je crois.

- L'année terrible, Je n'ai pas de palais épiscopal - Juin 1871.

Grandir, c'est voir grandir ses maux.

- L'année terrible, Ô Charles, je te sens près de moi (1871)

Les dépenses de sang innocent sont des dettes.

- L'année terrible, Oh ! qui que vous soyez - Avril 1871.

Le présent est l'enclume où se fait l'avenir.

- L'année terrible, Oh ! qui que vous soyez - Avril 1871.

J'ai lutté pour le vrai, pour le bon, pour l'honnête, et j'ai subi vingt ans l'exil dans la tempête ; je recommencerai demain, si Dieu le veut ; ma conscience dit : Marche ! et rien ne m'émeut.

- L'année terrible, Je n'ai pas de palais épiscopal - Juin 1871.

Hélas ! que saurait-on si l'on ne savait point que la mort est vivante ! Un paradis, où l'ange à l'étoile se joint, rit dans cette épouvante.

- L'année terrible, Ô Charles, je te sens près de moi - Juin 1871.

Pourquoi tant de combats, de larmes, de regrets, et tant de tristes choses ; et pourquoi Dieu voulut que je fusse un cyprès, quand vous étiez des roses.

- L'année terrible, Ô Charles, je te sens près de moi (1871)

Le sort étant sous le hasard, l'homme, ignorant auguste, doit vivre de façon qu'à son rêve plus tard, la vérité s'ajuste.

- L'année terrible, Ô Charles, je te sens près de moi - Juin 1871.

Derrière lui le meurtre laisse un vomissement qu'un jour il faudra boire.

- L'année terrible, Oh ! qui que vous soyez (1871)

Quand la tempête gronde, mes amis, je me sens une foi plus profonde ; je sens dans l'ouragan le devoir rayonner, et l'affirmation du vrai s'enraciner.

- L'année terrible, Bêtise de la guerre - Juin 1871.

L'on semble plus juste alors qu'on est plus grand.

- L'année terrible, Bêtise de la guerre - Juin 1871.

Le péril croissant n'est pour l'âme autre chose qu'une raison de croître en courage.

- L'année terrible, Bêtise de la guerre - Juin 1871.

Qui combat la France attaque l'avenir.

- L'année terrible, Au canon le V.H. (1870)

Je n'ai jamais connu l'art de désespérer ; il faut pour reculer, pour trembler, pour pleurer, pour être lâche, et faire avec l'honneur divorce, se donner une peine au-dessus de ma force.

- L'année terrible, Quoi ! ce roi de Prusse suffirait - Janvier 1871.

Je n'ai pas d'ennemis quand ils sont malheureux.

- L'année terrible, À ceux qu'on foule aux pieds - Juin 1871.

Me voilà presque seul dans cette ombre où je vais ; Dieu m'ôte la famille.

- L'année terrible, Le deuil (1871)

Je n'abdiquerai pas mon droit à l'innocence.

- L'année terrible, Pas de représailles, le 21 avril 1871.

Ce siècle est à la barre et je suis son témoin.

- L'Année terrible, Prologue - Août 1870.

3 - Autres rubriques sur Victor Hugo :

Qui est Victor Hugo ? » Les Misérables » Le Roi s'amuse » Ruy Blas » L'homme qui rit » Claude Gueux »

4 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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