Marie du Deffand (2)

Les citations de Marie du Deffand :

Rien n'est si embarrassant que de répondre à une jolie et charmante lettre ; il en coûte beaucoup à l'amour-propre, surtout quand, dans cette lettre, on y trouve des flatteries que l'on ne mérite point, et qui, malgré qu'on en ait, donneraient l'envie de les mériter.
Marie du Deffand ; Lettre au chevalier de l'Isle, le 11 octobre 1773.

Les sots, par leurs consolations maladroites, élargissent les blessures du cœur.
Marie du Deffand ; Lettre à Voltaire, le 22 octobre 1773.

Il y a tant d'injustice, de supercherie et de violence dans ce monde, qu'il faut, quand on n'a pas de talents pour les combattre et s'y opposer, plier les épaules et se taire.
Marie du Deffand ; Lettre à Voltaire, le 8 octobre 1773.

La paresse, la douce paresse, la sainte paresse m'endort et m'enchaîne.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

L'oisiveté étouffe les talents, et de plus, engendre la nécessité.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

Les amis de la table disparaissent après le dessert.
Marie du Deffand ; Lettre à Horace Walpole, le 12 juillet 1769.

La complaisance est une monnaie avec laquelle les moins riches peuvent payer leur écot.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

Entreprendre de consoler qui veut être inconsolable, c'est lui disputer la seule consolation qui lui reste.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

Plus stupide qu'un sot, deux sots qui se vantent de leur sottise.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

Les femmes ne sont jamais plus fortes que lorsqu'elles s'arment de leur faiblesse.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

Les femmes se méprennent souvent, parce qu'elles mettent l'imagination et le sentiment à la place de l'examen et du jugement.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

Les femmes ont trop d'imagination et de sensibilité pour avoir beaucoup de logique.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

L'homme se blase en vieillissant ; il croit que tout dégénère, tout perd son charme, parce qu'il perd la faculté de jouir.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

Les hommes sont aussi jaloux sur le chapitre de l'esprit que les femmes le sont sur celui de la beauté.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

Il importe, en amour, que les premières impressions viennent des beautés morales ; celles que produisent les beautés physiques s'effacent trop promptement.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

L'amour est une passion qui nous rend fou à vingt ans, et qui se calme à cinquante ans.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

La solitude me pèse, surtout lorsque je suis seule !
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

La vanité est, après la faim, ce qui anime le plus les hommes.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

Pratiquer l'amitié sans la sentir cela vaut mieux que rien.
Marie du Deffand ; Lettre à John Crawford, le 13 février 1767.

Les louanges et les flatteries ne font pas oublier les torts.
Marie du Deffand ; Lettre à John Crawford, le 13 février 1767.

La vanité de sa nature est calomniatrice, elle déprécie pour se donner du relief.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

Les vieilles connaissances valent mieux que les nouveaux amis.
Marie du Deffand ; Maximes et pensées (1780)

Toutes vérités ne sont pas bonnes à dire, mais elles sont bonnes à entendre.
Marie du Deffand ; Lettre à Horace Walpole, le 20 juin 1779.

La crainte est le commencement de la sagesse.
Marie du Deffand ; Lettre à Horace Walpole, le 21 mars 1769.

Qui est seul avec lui-même est en bonne compagnie.
Marie du Deffand ; Lettre à Horace Walpole, le 21 mars 1769.