Philip Dormer Stanhope, dit Lord Chesterfield

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Philip Dormer Stanhope

Écrivain et homme politique anglais né le 22 septembre 1694 à Londres, Philip Dormer Stanhope, dit Lord Chesterfield, est décédé le 24 mars 1773 dans sa ville natale à l'âge de 78 ans.

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Les 49 citations de Philip Dormer Stanhope :

Le plus grand ornement de la sagesse est une conduite décente.
Philip Dormer Stanhope ; L'art de vivre heureux dans la société (1761)

Écoute la voix de la réflexion, ses paroles sont celles de la sagesse.
Philip Dormer Stanhope ; L'art de vivre heureux dans la société (1761)

La paresse d'esprit ou l'inattention ne sont pas moins ennemies du savoir que l'incapacité.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 23 janvier 1752.

Les affaires ne dispensent pas des formes usuelles de la politesse et du savoir-vivre.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 19 décembre 1751.

L'amitié ne produit jamais de bons fruits sans la réciprocité.
Philip Dormer Stanhope ; Les lettres et pensées (1774)

Prenez toujours soin de ne jamais parler de cordes dans la maison d'un pendu.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 13 juin 1751.

Les bienséances sont une des parties les plus nécessaires de la science du monde. Elles consistent dans les relations de personnes, de choses, de temps et de lieu. Le bon sens les indique, la bonne compagnie les perfectionne (en supposant toujours l'attention et le désir de plaire), et la bonne politique les recommande.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 13 juin 1751.

Si quelques beaux yeux versent des larmes à votre départ, vous pouvez les essuyer en leur promettant d'être de retour dans quelques mois.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 10 juin 1751.

Les femmes sont naturellement impatientes, lorsqu'enfin elles savent ce qu'elles veulent.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 10 juin 1751.

C'est seulement avec les femmes qu'on aime, et avec les hommes qu'on respecte, que s'exerce le désir de plaire, et sans ce désir de plaire, nul en ce monde ne plaît : il faut que ce désir soit la source d'où jaillissent toutes vos paroles et toutes vos actions. Cet heureux talent, cet art de plaire, que si peu de gens ont et que presque tous pourraient avoir, vaut mieux que tout votre savoir et toute votre science. La science ne vous portera jamais bien haut sans l'art de plaire ; mais ce dernier, fût-il seul, vous fera faire un grand chemin comme à mille autres.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 23 mai 1751.

On dit que j'ai un certain petit ton trop décidé et trop brusque, l'intention pourtant n'y est pas. Corrigez-moi, je vous en supplie, et reprenez-moi publiquement quand vous me trouverez en ce cas. Ne me passez rien, poussez votre critique jusqu'à l'excès. Un juge aussi éclairé est en droit d'être sévère, et je vous promets que le coupable que je suis tâchera de se corriger.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 6 mai 1751.

Une dispute obstinée souvent aliène les deux parties pour quelque temps.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 6 mai 1751.

Si la vivacité et la précipitation de la parole passent aux yeux des gens pour brusque et décidé, tâchez de prévenir leur méprise en parlant avec plus de réflexion et d'un ton de voix plus doux.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 6 mai 1751.

Les meilleurs auteurs sont toujours les plus sévères critiques de leurs propres ouvrages ; ils les revoient, les corrigent, les liment, les polissent jusqu'à ce qu'ils croient avoir atteint la perfection.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 6 mai 1751.

L'embonpoint est chose incommode, et peu gracieuse pour un jeune homme.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 1er mai 1751.

Apprenez à garder votre secret, ce que peu de gens savent faire.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 7 avril 1751.

Un homme d'esprit donne un tour agréable aux conversations les plus frivoles.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 25 mars 1751.

Il y a peu de gens qui voient ce qu'ils voient et entendent ce qu'ils entendent.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 11 mars 1751.

La manière est souvent aussi importante et quelquefois plus que la chose ; une faveur peut faire un ennemi, et une injure faire un ami, selon la façon dont la chose est faite.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 1er mars 1751.

Désarmez vos ennemis par la douceur de vos manières ; mais faites-leur sentir en même temps tout ce que peut votre juste ressentiment, car il y a une grande différence entre une rancune cauteleuse, ce qui est toujours peu généreux, et une défense ferme et résolue, toujours prudente et justifiable.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 1er mars 1751.

Dans le cours du monde les qualités du caméléon sont souvent nécessaires ; il faut même quelquefois les porter un peu plus loin que lui, car vous devez jusqu'à un certain point prendre la couleur de l'homme ou de la femme que vous souhaitez de gagner.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 28 février 1751.

Une femme peut faire d'un homme ce qu'elle veut.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 28 février 1751.

L'on prend les hommes par les mêmes moyens qu'on gagne les femmes, par la gentillesse, l'insinuation, la soumission.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 28 février 1751.

Vous êtes un très digne homme, vous avez mille bonnes qualités et beaucoup d'érudition ; je vous honore, je vous respecte ; mais sur mon âme je ne puis vous aimer, bien que je ne puisse dire précisément pourquoi. Vous n'êtes pas aimable ; vous n'avez pas ces manières engageantes, ces attentions qui charment, ces grâces et ce liant qui sont si nécessaires pour plaire, quoi qu'il soit impossible de les définir. Je ne puis dire si c'est telle ou telle chose en particulier qui m'empêche de vous aimer ; c'est le tout ensemble, parce qu'à tout prendre vous n'avez rien qui plaise.
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 28 février 1751.

Il faut voir les personnes déshabillées pour juger de leur taille ; quand elles sont habillées pour sortir, leurs habits sont faits pour cacher, ou au moins pallier leurs défauts corporels. Heureux ceux qui n'ont point de fautes à déguiser ni de faiblesses à cacher ! Il y en a très peu dans ce cas, et malheureux sont ceux qui connaissent assez peu le monde pour le juger par les apparences !
Philip Dormer Stanhope ; Lettre à son fils Philippe Stanhope, le 6 juin 1751.