Les citations célèbres d'Henri Lacordaire.

1 - Nos citations favorites d'Henri Lacordaire :

Photo / portrait d'Henri Lacordaire L'unité est la forme du bien ; rien n'est beau que ce qui est un, ou, en d'autres termes, que ce qui est harmonieux. L'unité n'est pas le beau en soi, pas plus qu'elle n'est l'être et la vérité en soi, mais elle est leur l'orme nécessaire, la condition sans laquelle il n'y a point d'être, point de vérité, point de beauté, et, par conséquent, point de vie, point d'intelligence, point d'amour, a écrit Henri Lacordaire. (Extrait : Les pensées et réflexions choisies, publiées en 1897.) Autre citation d'Henri Lacordaire : Aimer, c'est s'immoler, c'est estimer la vie de celui qu'on aime plus que deux mille fois la sienne ; c'est préférer tout, les tortures, la mort, plutôt que de blesser dans le fond du cœur celui que l'on aime. (Extrait : Les conférences de Notre-Dame de Paris, livre publié en 1835.)

2 - Les pensées et citations célèbres d'Henri Lacordaire :

Le don gratuit est l'âme de l'amour humain comme de l'amour divin.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1849)

Être libre, c'est se posséder soi-même.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1849)

L'injustice appelle l'injustice ; la violence engendre la violence.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1849)

La bonté, c'est l'amour gratuit.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1851)

L'amour pardonne tout, sauf une seule chose, qui est de ne pas être aimé.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1851)

Pour aimer à un certain degré, il faut une foi profonde, il ne faut pas seulement une raison.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1835)

Aimer, c'est estimer la vie de celui qu'on aime deux mille fois plus que la sienne.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1835)

La sympathie ne se refuse qu'à celui qui ne l'inspire pas.

- Sainte Marie-Madeleine (1859)

L'amitié est, dans le christianisme, le terme et la récompense suprême de l'amour conjugal.

- Sainte Marie-Madeleine (1859)

Rien de ce qui est sensible n'est immortel.

- Sainte Marie-Madeleine (1859)

La fidélité dans l'amitié s'affermit par l'épreuve.

- Sainte Marie-Madeleine (1859)

L'amitié, quand elle est vraie, n'est pas susceptible aux revers de fortune.

- Sainte Marie-Madeleine (1859)

Que de mariages où l'amour est absent ! Que de foyers qui n'ont pour dieux que l'indifférence !

- Sainte Marie-Madeleine (1859)

À peine homme, avant même qu'il le soit, l'enfant de la plus aimable mère aspire à se séparer d'elle.

- Sainte Marie-Madeleine (1859)

L'exception n'a jamais détruit une règle.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

La société n'est pas autre chose que l'ordre, et l'ordre a en Dieu sa racine invulnérable.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

Le droit est la face égoïste de la justice, le devoir en est la face généreuse et dévouée.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

Chaque goutte de notre sang est achetée de la terre au prix d'une vertu.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

Il y a de la crainte lorsqu'il n'y a pas d'égalité dans le sort.

- Lettre à Mme Swetchine, le 15 septembre 1835.

La charité ne consiste pas à être malheureux, pas plus que l'égoïsme à être heureux.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

Tout être, quel qu'il soit, ne saurait agir et vivre que pour lui.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

L'homme libre d'aimer ou de haïr, reste responsable de ses actes devant la justice suprême de Dieu.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

L'amour sans la vertu n'est qu'une faiblesse et un désordre.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

L'union est le terme de l'amour où il n'a plus rien à produire que la persévérance de ses actes.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

Se dévouer, c'est se donner à autrui pour être sa chose.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

La vertu seule produit l'amour, parce que seul elle produit le dévouement.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

Beaucoup d'affections ne sont qu'un égoïsme déguisé ; on éprouve un attrait, on s'y abandonne.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

Le dévouement est l'immolation de soi à l'objet aimé.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

L'homme, si vaste que soit son cœur, ne peut s'attacher à tout avec la même force.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

Les guerres commencent par l'ambition des dictateurs, et finissent par le malheur et le sang des peuples.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

Notre vie se passe à subir le bien ou à le régler.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

Le bien est la perfection et la béatitude de la volonté.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

La vérité est l'objet de l'intelligence, le bien est l'objet de la volonté.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

L'action est la conséquence de l'activité ; la production est la fin dernière de l'activité.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

L'humilité renferme en soi l'amour et le respect de la supériorité dans ceux que la Providence a faits nos supérieurs, l'amour et le respect de l'égalité dans ceux que la Providence a faits nos égaux, l'amour et le respect de l'infériorité non seulement dans ceux que la Providence a faits nos inférieurs, mais encore pour nous-même et d'une manière absolue.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1844)

Si la primauté était notre but et notre vocation, un seul être existerait, et encore ne serait-il pas le premier, parce que pour qu'il y ait un premier, il faut qu'il y ait des derniers.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1844)

Il n'y a que le bien qui soit assez fort pour détruire le mal.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

L'Église est comme une horloge inflexible qui répond l'heure véritable des choses à tout point de l'espace, et à tout moment de la durée.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

Si jamais tu es tenté d'abandonner ta foi, songe que tu n'as éprouvé ce désir que depuis le jour où tu auras abandonné la vertu.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

La chasteté est la sœur aînée de la vérité.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

En adhérant à la parole de Dieu, la raison accepte un témoignage, elle a des raisons pour l'accepter.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

Vivre, c'est agir ; agir, c'est produire ; produire, c'est tirer de soi quelque chose d'égal à soi.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

Il faut pardonner en aimant comme Dieu nous pardonne tant d'infidélités que nous lui faisons. Et pourtant il a été crucifié pour nous ! Quel est celui de nous, qui croyons tant nous aimer, qui aura été crucifié pour son ami ?

- Pensées et réflexions choisies (1897)

Le vulgaire des hommes n'aspire qu'à la primauté de naissance, de fortune, de génie, de gloire, de puissance ; le rationaliste, capable de dédaigner tout cela, place son trône plus haut encore, et verra sans étonnement le jour où, par une conclusion logique, il s'estimera Dieu ou l'absolu.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1844)

L'orgueil trouble tous les êtres, à commencer par lui-même ; l'humilité apaise tous les êtres, à commencer par elle-même : elle est la vertu-principe, comme l'orgueil est le vice-principe.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1844)

L'humilité est une force, elle surmonte le penchant de notre nature à l'égoïsme de la primauté ; elle résiste au mal et accomplit le bien, car le mal est une relation fausse, et le bien une relation vraie des sentiments et des actes avec les êtres.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1844)

La franchise n'exige pas qu'on se trahisse soi-même. Autre chose est de mentir à sa pensée, autre chose de se taire. Le silence est une grande vertu. Il n'est une lâcheté que si l'honneur exige de le rompre : et l'honneur ne l'exige pas dans des conversations où l'on ne fait, après tout, que répandre son âme pour le plaisir qu'on y trouve.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

La vieillesse, qui flétrit le corps, rajeunit l'âme, quand elle n'est pas corrompue et oublieuse d'elle-même, et le moment de la mort est celui de la floraison de notre esprit.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

Rien n'est plus beau que de mourir après avoir connu tout ce qu'on peut connaître ici-bas, mais cette pensée ne doit pas venir par un côté sombre de l'âme ; il faut qu'elle arrive par le côté le plus lumineux et le plus serein, comme le soleil sort de l'Orient.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

Soyez toujours bien doux et bien humble ; tout se répare avec ces deux vertus, rien ne répare leur absence.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

La souffrance est d'autant plus difficile à vaincre qu'elle a une cause moins réelle.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

La mélancolie est la grande reine des âmes qui sentent vivement ; elle les touche sans qu'elles sachent comment ni pourquoi, à une heure secrète, inattendue.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

Le travail a été imposé à l'homme quand Dieu le chassa du paradis terrestre avec cette sentence : Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ; en le repoussant, nous ne faisons que repousser un châtiment, et pour l'accepter, quand l'amour nous manque, il ne nous faut pas moins que toute la force de la nécessité.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1835)

Un homme se juge malheureux parce qu'une disgrâce le jette dans un château magnifique, où, entouré de toutes les jouissances et de toutes les distinctions, il ne lui manque qu'une multitude de solliciteurs et d'importuns qui l'empêchent de penser à soi.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1835)

L'humilité est la forme de l'amour, la passion de l'être vraiment grand, qui veut se faire petit pour se mieux donner.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1844)

L'orgueil n'est que la forme de l'égoïsme, la passion du néant qui se ramasse en soi et qui veut opprimer tout le reste.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1844)

La véritable élévation, l'élévation essentielle et éternelle, c'est l'élévation de mérite, l'élévation de la vertu. La naissance, la fortune, le génie ne sont rien devant Dieu.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1844)

Tout ce que peuvent faire les hommes, quand ils enseignent, c'est d'être certains, et aussi ne peuvent-ils pas exiger la foi à leur enseignement, c'est-à-dire une adhésion pure et simple, de cœur et d'esprit, à leur parole ; car, leur parole n'étant pas infaillible, il reste toujours à voir s'ils ne se trompent pas, ou s'ils ne veulent pas nous tromper.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1835)

Rien ne s'acquiert vite ici-bas, mais on en est souvent récompensé dans l'âge mûr.

- Lettre à un jeune homme, le 15 décembre 1847.

Le résultat d'un travail consciencieux est toujours un bénéfice net.

- Lettre à un jeune homme, le 16 septembre 1845.

Le but de notre vie, c'est Dieu ; la règle de notre vie, le devoir ; l'obstacle, les mauvaises passions.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

Le culte ou la dévotion, car la dévotion n'est que la pointe la plus tendre du culte, le culte ou la dévotion c'est l'amour, en tant qu'il vit et s'exprime.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

L'union de l'âme avec Dieu dans l'ordre surnaturel est une sorte de déification qui, sans confondre le fini avec l'infini, le créé avec l'incréé, le met dans un rapport si étroit, que non seulement l'homme pense comme Dieu, mais que Dieu est dans l'homme par une pénétration de sa substance, à la manière dont le feu est dans le fer qu'il transfigure par sa lumière et sa chaleur sans le dénaturer ni se dénaturer lui-même.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

Je vous prie, mon cher ami, de ne point vous laisser séduire aux écrits modernes. Presque tous sont infectés d'orgueil, de sensualisme, de doutes, de prophéties qui n'ont d'autre valeur que l'audace des poètes qui se les permettent.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

La volupté tue la sagesse et la vie.

- Pensées et réflexions choisies (1897)

L'égoïsme aspire à la solitude pour échapper à la dépendance.

- Les conférences de Notre-Dame de Paris (1848)

3 - La liste des auteurs célèbres :

Les écrivains, philosophes et poètes français et étrangers »
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