Les citations célèbres de Simone de Beauvoir.

1 - Notre citation favorite de Simone de Beauvoir :

Photo / portrait de Simone de Beauvoir Mon bien-aimé est très loin, mais je pense à lui tous les jours, tout le jour. Je penserai à lui jusqu'à ce que je le retrouve. Alors je n'aurai plus à penser, il me prendra dans ses bras, nos lèvres se toucheront, nous serons heureux comme nous avons été heureux, et davantage encore parce que nous nous aimerons davantage. Il est très loin, mais personne n'est plus près de moi puisqu'il habite mon cœur, a écrit Simone de Beauvoir. (Extrait : Lettre à Nelson Algren, le 17 juin 1947.) Autre citation de Simone de Beauvoir : Quand tu regagneras ton petit foyer, je serai là, cachée sous le lit et partout. Désormais je serai toujours avec toi, dans les rues tristes de Chicago, sous le métro aérien, dans la chambre solitaire ; je serai avec toi comme une épouse bien aimante avec son mari bien-aimé. Nous n'aurons pas de réveil car ce n'était pas un rêve ; c'est une merveilleuse histoire qui ne fait que commencer. Je te sens avec moi, là où j'irai tu iras, non ton seul regard, toi tout entier. Je t'aime. (Extrait : Lettre à Nelson Algren, le 17 mai 1947.)

2 - Les pensées et citations célèbres de Simone de Beauvoir :

Quand on a été mal aimé dans son enfance et qu'on a adopté le point de vue de ses parents, on a constitué de soi une image déplaisante dont on ne se débarrasse jamais.

- Tout compte fait (1972)

Là où le destin triomphe, le passé et l'avenir s'équivalent, le présent n'a plus de réalité.

- La force de l'âge (1960)

Un sot ne doit prendre à son gré la sottise pour une vertu.

- Pyrrhus et Cinéas (1944)

Mentir, c'est offenser Dieu.

- Mémoires d'une jeune fille rangée (1958)

La femme est ce que son mari la fait, c'est à lui de la former.

- Mémoires d'une jeune fille rangée (1958)

Beaucoup de femmes ne s'abandonnent à l'amour que si elles sont aimées en retour, et l'amour qu'on leur manifeste suffit parfois à les rendre amoureuses.

- Le deuxième sexe (1949)

Le vaniteux, quémandant les flatteries, s'abaisse quand il prétend se hausser. À trop se complaire à son image, il finit par s'y enfermer ; il tombe dans l'importance qui est la véhémence de la vanité.

- La force des choses (1963)

Un vaniteux béat peut être d'agréable commerce, encore qu'il parle trop de soi, mais il prête à rire.

- La force des choses (1963)

Un jobard prend pour argent comptant toutes les politesses.

- La force des choses (1963)

Qu'est-ce qu'un adulte ? Un enfant gonflé d'âge.

- La femme rompue (1967)

Pour la première fois, dans l'angoisse et dans la tendresse, un homme désirait une femme, pour la première fois une femme se sentait devenir entre les bras d'un homme une idole de chair. Un printemps neuf fleurissait, unique comme chaque printemps.

- Tous les hommes sont mortels (1946)

Comment s'aime-t-on sur la terre ? On lutte ensemble.

- Les bouches inutiles (1945)

Il y a des moments où le temps s'arrête. Des moments où l'on est par-delà la vie et où l'on voit. Et puis le temps se remet en marche, le cœur bat, vous tendez la main, vous avancez le pied ; vous savez encore mais vous ne voyez plus.

- Tous les hommes sont mortels (1946)

Les crimes commis par quelques-uns ne doivent pas rejaillir sur l'ensemble d'une communauté.

- Djamila Boupacha (1962)

Qu'était-ce qu'aimer, pour lui, aujourd'hui ? Il tenait à moi comme à une vieille habitude mais je ne lui apportais plus aucune joie.

- L'âge de discrétion (1967)

La mort semble bien moins terrible, quand on est fatigué.

- Les Mandarins (1954)

Il y a en toute réussite une part d'échec.

- Pour une morale de l'ambiguïté (1947)

Il n'y a pas une grande distance entre la trahison de l'absence et l'infidélité.

- Le deuxième sexe (1949)

Jouir d'un bien, c'est en user, c'est se jeter avec lui vers l'avenir.

- Pyrrhus et Cinéas (1944)

Trahie, abandonnée, oui ; une blessure trop saignante pour que je supporte d'en parler. Nous sommes retombés dans le silence. Allait-il s'établir définitivement entre nous ? Un couple qui continue parce qu'il a commencé, sans autre raison : était-ce cela que nous étions en train de devenir ? Passer encore quinze ans, vingt ans, sans grief particulier, sans animosité, mais chacun dans sa gangue, rivé sur son problème, ruminant son échec personnel, toute parole devenue vaine ?

- L'âge de discrétion (1967)

Deux êtres qui s'aiment, assis à côté l'un de l'autre, sont encore deux êtres solitaires.

- Quand prime le spirituel (1979)

Point de passion qui s'allie mieux à la luxure que l'ivrognerie et la gourmandise.

- Faut-il brûler Sade ? (1972)

Tes seins blancs sont meilleurs à ma bouche gourmande que la fraise des bois.

- Mémoires d'une jeune fille rangée (1958)

Ce qu'il y a de plus scandaleux dans le scandale, c'est qu'on s'y habitue.

- Djamila Boupacha (1962)

Mon pessimisme n'est qu'une forme de l'optimisme.

- Lettre aux Américains (1949)

Quand on veut rompre, on écrit, pour annoncer la rupture.

- Le deuxième sexe (1949)

L'homme n'est un homme que par son refus de demeurer passif, par la pulsion qui le projette du présent vers l'avenir et le dirige vers les choses dans le but de les dominer et de les modeler ; pour l'homme exister, c'est refaire l'existence ; vivre est la volonté de vivre.

- Les écrits de Simone de Beauvoir (1979)

C'est par sa volonté de mener à bien son entreprise, par son projet dans le monde, qu'un homme se réalise pleinement.

- Les écrits de Simone de Beauvoir (1979)

L'important dans la vie c'est de réussir ce qu'on fait.

- Tous les hommes sont mortels (1946)

Laissez-moi t'aimer. Quelques jours, quelques années.

- Tous les hommes sont mortels (1946)

Solitaires, nous continuerions à vivre côte à côte.

- L'âge de discrétion (1967)

Le temps m'est un peu trop large aux épaules, mais je m'en arrange.

- L'âge de discrétion (1967)

Quand quelqu'un tombe amoureux de vous, vraiment amoureux, c'est une magie.

- Les Mandarins (1954)

La femme est champ et pâturage, mais elle est aussi Babylone.

- Le deuxième sexe (1949)

Pourquoi suis-je ainsi faite ? Quand des gens vivent, quand des gens aiment et sont heureux autour de moi, il me semble qu'ils m'assassinent.

- Tous les hommes sont mortels (1946)

À chaque seconde, évoquant son visage, sa voix, j'attisais une rancune qui me dévastait. Comme dans ces maladies où on forge sa propre souffrance, chaque inspiration vous déchirant les poumons, et cependant vous êtes obligé de respirer.

- L'âge de discrétion (1967)

Comment réussit-on encore à vivre quand on n'espère plus rien de soi ?

- L'âge de discrétion (1967)

Tragiquement ma vie se précipite. Et cependant elle s'égoutte en ce moment avec quelle lenteur – heure par heure, minute par minute. Il faut toujours attendre que le sucre fonde, que le souvenir s'efface, que la blessure se cicatrise, que le soleil se couche, que l'ennui se dissipe. Etrange coupure entre ces deux rythmes. Au galop mes jours m'échappent et en chacun d'eux je languis.

- L'âge de discrétion (1967)

Du moment que je t'ai, je ne pourrai jamais être malheureux.

- L'âge de discrétion (1967)

Quand on tient à quelqu'un, on doit faire un peu de crédit aux gens qu'il aime.

- L'âge de discrétion (1967)

Un an déjà ! chaque année passe plus vite que la précédente. Je n'aurais pas tellement à attendre avant de m'endormir à jamais. Cependant je savais combien les heures peuvent lentement se traîner. Et j'aime encore trop la vie pour que l'idée de la mort me console.

- L'âge de discrétion (1967)

Le désolant quand on vieillit n'est pas dans les choses, mais en soi-même.

- L'âge de discrétion (1967)

Je ne supporte pas qu'on me fasse la tête, il vaut mieux s'engueuler.

- L'âge de discrétion (1967)

Tout enfant qui naît est un dieu qui se fait homme.

- Le deuxième sexe (1949)

Choisir la vie, c'est toujours choisir l'avenir.

- Les bouches inutiles (1945)

Une amoureuse sincère se contente d'être glorifiée en un cœur.

- Le deuxième sexe (1949)

Tout adulte est un juge.

- Les Mandarins (1954)

Les femmes se forgent elles-mêmes les chaînes dont l'homme ne souhaite pas les charger.

- Le deuxième sexe (1949)

3 - La liste des auteurs célèbres :

Les écrivains, philosophes et poètes français et étrangers »
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