Laurence Sterne (2)

Les citations de Laurence Sterne :

La sympathie est l'aimant de la vie.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

La fraude et les vices s'accroissent en raison des impôts.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

L'avarice est le vêtement le plus voisin de l'âme, c'est le dernier vice qu'elle dépouille.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

La paix et la bienveillance sont les sentinelles avancées de la religion.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

La censure est la taxe que l'envie met sur le mérite.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

La plus vraie piété est la plus secrète.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

Un original est un monstre qu'on admire plus qu'on ne l'estime.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

Le bonheur est un acquiescement tranquille à une douce illusion.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

La potence, ainsi que l'arbre défendu du paradis terrestre, donne la mort et la science.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

On peut comparer le vin aux amis : le nouveau est potable ; le vieux est généreux, mais il a du marc.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

Le désir est une passion dans la jeunesse et un vice dans la vieillesse : quand il sollicite, il est pardonnable ; quand on le sollicite, il est vil.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

La nécessité de paraître quelqu'un, pour le devenir, ruine et perd le monde.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

Nous et nos enfants sommes nés pour mourir, mais aucun de nous est né pour être esclave.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

La moitié des hommes traite l'autre moitié comme des bêtes, et s'efforce de les rendre tels.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

Heureux l'homme qui a navigué sans dangers toute sa vie, et franchi tous les écueils.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

À mesure que notre famille s'accroît, nos affections augmentent, et avec elles se multiplient les soins et les soucis que nous donne l'établissement de nos enfants. Ces soins nous assaillent si secrètement, ils s'emparent de nous si longtemps, que nous sommes surpris par des cheveux blancs, avant que d'avoir trouvé le loisir de réfléchir sur le temps qui s'est écoulé, les actions qui en ont rempli la durée, et le dessein pour lequel Dieu nous a envoyés dans ce monde.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

L'homme né de la femme est un être de peu de jours, pleins de trouble : il pousse comme une fleur, et il est moissonné comme elle ; il vole comme une ombre, et passe comme elle.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

La méchanceté est une brutalité dépourvue de principes suggérée par le démon.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

L'amour est grand, trois fois grand est son pouvoir pour renouer ce qui a été brisé.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

Les reproches de l'homme miséricordieux sont doux et tranquilles ; peu semblables aux efforts que fait sur lui l'homme orgueilleux et inexorable, efforts qui humilient encore plus ceux auxquels il pardonne, ces reproches, dis-je, sont calmes et courtois comme le génie qui veille sur son caractère.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

Le sentiment de la douleur d'avoir commis une offense est doux dans un cœur qui ne veut plus la commettre.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

La moitié douce et tranquille du genre humain est ordinairement outragée par l'autre ; mais dans cette fatalité, il lui reste un précieux avantage ; elle pardonne : quel que soit le ressentiment de l'injure qu'on fait à l'homme de paix, l'orgueil ne surveille pas de si près le pardon qu'il accorde, que dans le cœur de l'homme superbe.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

Le bonheur de l'homme ne consiste pas dans les biens qu'il possède, mais dans ceux qu'il donne.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

La pauvreté manque de quelque chose, l'avarice manque de tout.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)

Une injure à laquelle on ne répond pas expire et s'éteint dans un remords volontaire.
Laurence Sterne ; Maximes, pensées et lettres (1768)