Les citations célèbres de Marie-Joseph Chénier.

1 - Notre citation favorite de Marie-Joseph Chénier :

Photo / portrait de Marie-Joseph Chénier Il y a de l'honneur à défendre, même faiblement, la cause de la liberté. Du moment que j'ai cru devoir écrire j'ai voué aux tyrans une haine franche ; j'ai consacré pour toujours à la patrie, à la liberté, ma voix, ma plume et ma vie. Ceux qui combattent les préjugés sont mes amis ; ceux qui les soutiennent sont mes ennemis. Dire à un homme : « Tu ne publieras pas ton opinion, car ton opinion n'est pas la mienne ; » voilà le dernier degré du despotisme, a écrit Marie-Joseph Chénier. (Extrait : La dénonciation des inquisiteurs de la pensée, le 5 juillet 1789.)

2 - Les pensées et citations célèbres de Marie-Joseph Chénier :

Mentir est le talent de ceux qui n'en ont pas.

- Épître sur la calomnie (1796)

Ce bas monde est rempli de sots et de pervers.

- Épître sur la calomnie (1796)

L'espérance est prompte à nous séduire.

- Fénelon (1793)

À de vils préjugés rien ne peut asservir.

- Caius Gracchus (1792)

C'est demain que l'avenir commence, et le présent n'est jamais qu'aujourd'hui.

- La raison (1807)

Que la loi règne seule, et non pas la vengeance.

- Henri VIII (1791)

L'homme souffre, et toujours souffrira : c'est là son sort.

- Les trois amours (1800)

La vertu, sous le glaive, implore son auteur, et dans le Ciel au moins cherche un consolateur.

- Henri VIII (1791)

Il vaut mieux être enfin l'innocent abattu, mourant dans les tourments, mais avec sa vertu, épuisant les horreurs d'un arrêt tyrannique, que le juge souillé d'un jugement inique.

- Jean Calas (1791)

Les humains ne sont grands que par l'égalité.

- Chant du premier vendémiaire an VII (1798)

Par votre bienfaisance, consolez la douleur, secourez l'indigence.

- Nathan le sage (Posthume, 1824)

Le prix du bienfait est en notre puissance.

- Nathan le sage (Posthume, 1824)

L'imposture nuit ; l'erreur n'est bonne à rien.

- Nathan le sage (Posthume, 1824)

Par des bienfaits nouveaux cimentez vos bienfaits.

- Œdipe roi, I, 1 (1811)

Le pouvoir des bienfaits le trouve inaccessible.

- Philippe II (posthume, 1824)

Le fanatisme enfante tous les crimes ; sans égard et sans choix, il frappe ses victimes.

- Jean Calas (1791)

Les maux sont ici-bas ; les biens sont dans les cieux.

- Henri VIII (1791)

Pères, de vos enfants, ne forcez point les vœux : le Ciel vous les donna, mais pour les rendre heureux.

- Fénelon (1793)

Le Ciel repousse avec horreur des vœux qui ne sont point partagés par le cœur.

- Fénelon (1793)

Le peuple est implacable au moment qu'on l'offense.

- Caius Gracchus (1792)

Qui dit la vérité l'écoute sans faiblesse.

- Charles IX (1789)

On peut, sans s'abaisser, respecter le pouvoir.

- Charles IX (1789)

Il faut des saintes lois implorer la puissance, punir, épouvanter la désobéissance.

- Charles IX (1789)

On peut persécuter, mais non forcer à croire.

- Nathan le sage (Posthume, 1824)

Le malheur inventa le nom de Providence : l'infortuné qui pleure a besoin d'espérance.

- Jean Calas, IV, 4 (1791)

Au pied des tribunaux une fois amené, l'accusé s'il est pauvre est déjà condamné.

- Jean Calas, II, 3 (1791)

Pour condamner un homme, il faut que l'évidence ait de son attentat démontré l'existence.

- Jean Calas, II, 3 (1791)

Je fuis le jour, j'évite tous les yeux : la douleur veut être solitaire.

- Jean Calas, III, 3 (1791)

Si on ne peut réparer un crime irréparable, il est toujours temps de punir un coupable.

- Jean Calas, II, 3 (1791)

Aimer le genre humain, secourir la misère, c'est la religion, c'est la loi toute entière. C'est le précepte saint que Dieu même a dicté, son culte véritable est dans l'humanité.

- Jean Calas, I, 5 (1791)

Tous les cœurs ne sont pas injustes et cruels.

- Jean Calas, I, 4 (1791)

Rendez grâce aux Cieux des forfaits qu'autrefois ont commis vos aïeux.

- Jean Calas (1791)

Un peuple affamé de carnage veut rendre un Dieu clément complice de sa rage.

- Jean Calas, I, 1 (1791)

De quel droit des mortels, parlant au nom des cieux, nous imposeraient-ils un joug religieux ?

- Charles IX (1789)

Tout mortel bienfaisant est un prêtre des cieux.

- Jean Calas (1791)

On n'exécute rien quand on veut l'impossible.

- Charles IX (1789)

Le malheur n'est vaincu que par la résistance.

- Tibère (1819)

Le faste corrompt l'âme et la rend insensible.

- Jean Calas, V, 2 (1791)

Un conjuré qui tremble est bien près de périr.

- Timoléon (1794)

Fous et pervers sont nés proches parents.

- La raison (1807)

Il faut bien, malgré soi, soupçonner des perfides.

- Charles IX (1789)

Le mariage trouble la raison, si c'est du nectar, c'est aussi du poison.

- Les trois amours (1800)

Le crime est un torrent dont la course est rapide.

- Timoléon (1794)

Souvent à la cour un ami cache un traître.

- Philippe II (posthume, 1824)

Une longue indulgence est l'équité d'un père.

- Philippe II (posthume, 1824)

Aimer c'est craindre, et craindre c'est souffrir.

- Les trois amours (1800)

L'excès de modestie est un excès d'orgueil.

- Nathan le sage (Posthume, 1824)

L'audace succède à la timidité ; le désir de connaître à la crédulité.

- Charles IX (1789)

Les bienfaits découverts ne font jamais rougir.

- Nathan le sage (Posthume, 1824)

Un bien qu'on n'attend plus facilement s'oublie.

- Fénelon (1793)

L'amour parle au cœur, le temps parle à l'âme.

- Les souvenirs (1800)

Croyez que tout mortel a besoin d'indulgence.

- Fénelon (1793)

La vie est d'un jour, la mort est éternelle.

- Brutus et Cassius (1790)

Un esprit sage et un cœur pur surmontent tout sans violence.

- Vers à Madame Pallière (1801)

Les soupçons ne conviennent qu'à des âmes timides.

- Charles IX (1789)

Des riches en tous lieux le pauvre est dépendant.

- Caius Gracchus (1792)

La paix entre ennemis est de courte durée.

- Caius Gracchus (1792)

Pour des cœurs vertueux régner n'a point de charmes.

- Brutus et Cassius (1790)

Pour qui n'est point crédule il n'est point de merveilles.

- Brutus et Cassius (1790)

L'innocence est toujours calme sans violence.

- Henri VIII (1791)

Quand on aime, il n'est rien d'impossible.

- Azémire, IV, 7 (1786)

Pour un homme inspiré secourir les humains est un devoir sacré.

- Œdipe roi, II, 2 (1811)

Quand vous avez oublié la justice, ne vous étonnez pas que le ciel vous punisse.

- Œdipe roi, I, 2 (1811)

Le salut de tous m'est plus cher que le mien.

- Œdipe roi, I, 2 (1811)

Près du bonheur extrême est l'extrême infortune.

- Œdipe roi, V, 4 (1811)

Un peuple qui sait honorer ce qui est grand ne manque jamais de grandes actions.

- Discours sur l'instruction publique (1793)

Épargnez à vos enfants des travaux dont le succès est incertain.

- Discours sur l'instruction publique (1793)

Il est nécessaire de créer et non de compiler, d'inventer et non de se souvenir.

- Discours sur l'instruction publique (1793)

On enseigne les métiers, les sciences, les arts ; mais les mœurs et la vertu s'inspirent.

- Discours sur l'instruction publique (1793)

Laissons les trésors aux tyrans ; la gloire est la monnaie des républiques.

- Discours sur l'instruction publique (1793)

Qui meurt pour le peuple a vécu.

- Le chant du départ (1794)

Un cœur qui sait haïr est toujours criminel.

- Hymne du 9 Thermidor (1795)

La gloire veut qu'on ose où le péril est grand.

- Les Grecques (1792)

Le goût n'est rien qu'un bon sens délicat, le génie est la raison sublime.

- Hymne à la raison (1794)

Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage.

- Fénelon (1793)

Le bon sens et la raison font tout : vertu, génie, esprit, talent et goût.

- Hymne à la raison (1794)

On peut vaincre un peuple guerrier, mais un peuple libre est invincible.

- Chant du premier vendémiaire an VII (1798)

Que d'âge en âge la patrie soit libre, puissante et chérie.

- Le chant du retour (1797)

Unissons par l'hymen et nos mains et nos cœurs.

- Le chant du retour (1797)

L'hymen et l'amour sont le prix des vainqueurs.

- Le chant du retour (1797)

Tout louer est d'un sot, tout blâmer est d'un fat.

- Épître sur la calomnie (1796)

Un mal violent veut un remède extrême.

- Charles IX (1789)

La terreur, comprimant l'honnête homme abattu, sèche l'humanité, fait taire la vertu.

- Timoléon (1794)

L'aspect du péril agrandit le courage.

- Caius Gracchus (1792)

Nos destins sont prévus, nos moments sont comptés.

- Jean Calas, III, 2 (1791)

La terreur ne fait que des esclaves.

- Timoléon (1794)

Qui veut séduire farde son langage.

- Timoléon (1794)

Un fils craint aisément pour un père qu'il aime.

- Tibère (1819)

Un seul grand homme vaut cent rois.

- Ode sur la mort de Mirabeau (1791)

De mes douleurs, sur le marbre où tu sommeilles, tu sentiras couler mes pleurs.

- Ode sur la mort de Mirabeau (1791)

Si la jeunesse a l'espérance, la vieillesse a le souvenir.

- Loin des murs bruyants (1788)

L'amour a ses tourments, l'amitié ses outrages.

- Vers à la Grande-Chartreuse (1785)

Nous avons oublié la nature et ses lois : les cris des préjugés ont fait taire sa voix.

- Fénelon (1793)

Le ciel peut tout pardonner, hors l'inhumanité.

- Fénelon (1793)

Un sage avec lenteur doit tout approfondir.

- Nathan le sage (Posthume, 1824)

3 - La liste des auteurs célèbres :

Les écrivains, philosophes et poètes français et étrangers »
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