Pierre-Jules Hetzel, dit Pierre-Jules Stahl (2)

Les citations célèbres de Pierre-Jules Stahl :

Il y a des hommes que fait souffrir la présence d'une femme autrefois aimée ; ils fuient ce souvenir d'un passé disparu, il leur serait douloureux de se retrouver sans nécessité devant un témoin de leur propre fragilité. Peu de femmes ont cette délicatesse. Quand elles sont assurées qu'elles ont eu affaire à un galant homme, à un homme discret, elles ne feraient point un pas pour l'éviter. Il semble que le présent ait toujours le droit de les absorber complètement.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

L'imprévoyance est un des défauts les plus caractérisés des femmes. La cigale de la fable en remontrerait à la plupart d'entre elles en ce qui concerne la prévision de l'avenir. Tout entières aux soins du présent, il est leur seul souci. Les plus avides, celles dont la rencontre est pour leur prochain tout aussi dangereuse que celle d'une bande de voleurs, qui s'abattent sur la fortune d'un homme comme des sauterelles sur un champ, comme l'oiseau de proie sur un cadavre, celles-là mêmes, celles-là surtout n'ont aucune prévoyance du lendemain. Les plus illustres parmi ces détrousseuses de grand chemin, après avoir tenu des fortunes dans leurs mains, meurent sur la paille ou à l'hôpital. La fourmi est à l'état d'infime exception parmi elles. Est-ce une loi de la Providence qui veut que le bien mal acquis ne profite pas ?
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Hélas ! Quel est le devoir qu'on n'a pas renié pour une femme ? Quel est le parjure qui n'est pas sorti d'une poitrine humaine pour une femme ? Quel est le crime que la folie de l'homme n'a pas commis pour une femme ? À quoi une femme n'a-t-elle pas été préférée ? Combien en est-il qui ont vu à leurs pieds, sous leurs pieds, les dons de la jeunesse, les richesses de l'âge mûr et la dignité même de la vieillesse, et qui, au lieu de les relever d'une main confuse et attendrie, les y ont ingénument laissés, faisant sans remords litière de tous ces biens perdus !
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

L'honneur de certaines femmes est, dit-on, un Argus qui s'endort aisément à l'aide d'un peu d'encens, et mieux encore avec une bonne infusion de poudre d'or.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Il n'y a pas de milieu entre l'amour et la haine d'une femme.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Le moine et la femme sont les deux griffes du diable.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Défie-toi de la froideur des femmes, il n'y a rien qui fonde plus vite que la glace.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Il y a des femmes froides, il n'en est pas d'incombustibles.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Le bonheur des trois quarts des hommes se fait de la fausseté des femmes.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Quoi de plus fort qu'une faible femme !
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Une campagne suffit pour faire d'une ingénue un général expérimenté.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

L'esprit des femmes a toutes sortes de rapports avec le diamant. Il est fin, il est précieux ; il a mille feux, mille étincelles ; il a des facettes qui rayonnent dans toutes les directions ; il éblouit enfin et se trahit même dans l'ombre dès que la plus petite ouverture lui est faite. Il ne peut pas rester dans un tiroir, il faut qu'il se montre, et c'est cette nécessité où il semble être de se faire voir qui explique la plupart des sottises célèbres qu'ont pu faire et dire les femmes d'esprit de tous les temps, depuis Eve et Pandore, qui n'étaient sottes ni l'une ni l'autre assurément.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Le roc est moins dur que la femme sans cœur.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Une femme se donne à vous tout entière, et vous dupe.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Une femme voit tout, même ce qu'elle ne regarde pas. Il n'y a pas de femmes distraites.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Le dédain des femmes ressemble souvent à celui du renard pour les raisins.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Il n'y aurait pas grand mal à aimer un peu trop les femmes en général. Le vrai danger, c'est qu'on en vient toujours à en préférer une.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

L'objet du culte de la femme, c'est la femme.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Le lierre ne s'attache pas plus fortement à l'ormeau qu'une femme à l'amant sur lequel on la contrarie.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Rien de plus curieux à observer que l'attention à la fois inquiète et patiente avec laquelle la femme laide se fait le témoin, le confident, le complice, le complaisant d'abord, et puis bientôt l'inquisiteur impitoyable et le tyran de la jolie femme qui a commis la faute de se mettre dans sa main.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Toutes les femmes sont très charitables, il n'en est pas une qui ne prenne volontiers cent francs à son mari pour donner dix francs aux pauvres.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

La femme boudeuse est un cigare qui, au lieu de brûler, se charbonne.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Il pleut dans la maison de la femme boudeuse. Tout est vapeur froide et humidité autour d'elle.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

L'humeur d'une femme qui boude est comme l'eau dans les commencements de gelée, quand la glace est assez forte pour arrêter la navigation d'un fleuve, et pas assez pour porter.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Je crois fermement que, si l'on aimait une bossue, on ne verrait pas sa bosse, cette bosse fût-elle grosse comme une montagne. Et l'on demande pourquoi l'amour a un bandeau !
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)