Pierre-Jules Hetzel, dit Pierre-Jules Stahl

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Pierre-Jules Stahl

Éditeur et écrivain français né le 15 janvier 1814 à Chartres dans l'Eure-et-Loir, Pierre-Jules Hetzel, connu sous le nom de plume de Pierre-Jules Stahl, est mort le 17 mars 1886 à Monte-Carlo, l'un des quartiers de la principauté de Monaco, à l'âge de 72 ans.

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Les 74 citations de Pierre-Jules Stahl :

L'homme naît deux fois : c'est à la femme seule qu'il peut devoir sa seconde naissance, aussi bien que la première. La vie de l'âme après celle du corps. Malheur à qui ne rencontre pas sur sa route, à son entrée dans le monde, la sœur ou l'amie qui, en dehors même de l'amour, doit lui faire comprendre combien est grave et beau, ce rôle de second et de témoin qui appartient à la femme, dans ce combat de tous les jours que l'homme doit livrer à la vie. Faute de cette lumière, la meilleure part de son cœur restera dans les ténèbres, car celui-là n'est que la moitié de lui-même qui ne voit dans la femme qu'un instrument plus ou moins perfectible de distraction ou de plaisir.
Pierre-Jules Stahl ; Le voyage d'un étudiant (1861)

Ah ! toutes les femmes sont nos mères. Elles savent tout, pour nous, dès que le feu sacré de la charité les embrase.
Pierre-Jules Stahl ; Le voyage d'un étudiant (1861)

Quand on pense que des hommes, auxquels des êtres immaculés donneront toute leur âme, ont fait leur apprentissage d'aimer avec des femmes qui se vendent sans pudeur, ou se donnent sans mérite, c'est à désespérer du bonheur en ce monde.
Pierre-Jules Stahl ; Le voyage d'un étudiant (1861)

Chez les femmes, la folie n'a pas d'âge, non plus que la raison. Elles sont ou folles ou sages dès le berceau.
Pierre-Jules Stahl ; Le voyage d'un étudiant (1861)

La femme qu'on ne connaît pas est toujours belle.
Pierre-Jules Stahl ; Le voyage d'un étudiant (1861)

La femme qui ne crie pas n'est point morte !
Pierre-Jules Stahl ; Le voyage d'un étudiant (1861)

Pour bien juger de son tableau, il faut plus d'une fois lui tourner le dos. Pour bien juger de la commodité de son logis, il faut en sortir. Pour savoir par quels milliers de fils on tient à son pays, il faut, hélas ! qu'on les ait pu croire rompus et pour toujours ! De même, les gens qui ne se sont jamais quittés ne savent vraiment pas s'ils s'aiment. Si vous n'êtes pas de force à vous adorer de Paris à Saint-Pétersbour, qui peut répondre de la sûreté de vos amours ?
Pierre-Jules Stahl ; Le voyage d'un étudiant (1861)

Toutes les femmes qui parlent trop haut ne sont pas des femmes d'esprit, mais il est clair qu'elles croient l'être. Si elles savaient qu'elles n'arrivent ainsi qu'à faire connaître leur sottise, elles se tairaient sans doute, et laisseraient l'illusion possible aux inconnus, à la cantonade dont le hasard les entoure et pour qui elles parlent, en réalité, bien plus que pour les personnes de leur compagnie.
Pierre-Jules Stahl ; Les opinions de mon ami Jacques (1855)

Une femme qui a beaucoup d'esprit n'a presque jamais assez de cœur.
Pierre-Jules Stahl ; Les opinions de mon ami Jacques (1855)

En amour, le présent seul existe à l'état de certitude.
Pierre-Jules Stahl ; Les bijoux parlants (1857)

Où est l'amour il n'y a point de nuages, point de douleurs.
Pierre-Jules Stahl ; Ce que c'est que l'amour (1853)

Dans tout, l'homme suit plus ses fantaisies que la raison.
Pierre-Jules Stahl ; Les pensées et réflexions diverses (1841)

Homme affamé n'a point d'entrailles.
Pierre-Jules Stahl ; L'histoire d'un lièvre (1840)

L'amour est un enfant, il veut des cœurs jeunes comme lui.
Pierre-Jules Stahl ; Souvenirs d'une vieille corneille (1841)

Quand une femme qui peut encore être compromise vous donne son portrait, cela veut dire qu'elle vous le prête. Soyez assuré qu'elle vous le redemandera le jour où elle vous reprendra l'original.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

La patience se moque du temps.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

La naïveté n'est qu'une qualité relative dans les femmes, car elle n'exclut chez elles aucun défaut. Il est telle femme, vicieuse et naïve à la fois, dont sa naïveté même fait un monstre. Elle a le bénéfice de ses vices sans en avoir la conscience et fait ainsi le mal avec enjouement. Une femme naïve et mauvaise n'est donc pas seulement une méchante femme, c'est un être pervers, elle a l'ingénuité du vice, et le vice de l'ingénuité.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

La femme jalouse est l'ennemie du talent, de la gloire, de l'honneur et du bonheur de l'homme qu'elle aime ; elle est l'ennemie de sa vie même, car sa mort seule peut la rassurer.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

L'indifférence qui succède à l'amour dans le cœur d'une femme, est presque toujours sans appel. L'homme qu'une femme a cessé d'aimer ne devient pas seulement pour elle un étranger, un inconnu, c'est un mort dont elle aurait toujours ignoré l'existence.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Il y a des hommes que fait souffrir la présence d'une femme autrefois aimée ; ils fuient ce souvenir d'un passé disparu, il leur serait douloureux de se retrouver sans nécessité devant un témoin de leur propre fragilité. Peu de femmes ont cette délicatesse. Quand elles sont assurées qu'elles ont eu affaire à un galant homme, à un homme discret, elles ne feraient point un pas pour l'éviter. Il semble que le présent ait toujours le droit de les absorber complètement.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

L'imprévoyance est un des défauts les plus caractérisés des femmes. La cigale de la fable en remontrerait à la plupart d'entre elles en ce qui concerne la prévision de l'avenir. Tout entières aux soins du présent, il est leur seul souci. Les plus avides, celles dont la rencontre est pour leur prochain tout aussi dangereuse que celle d'une bande de voleurs, qui s'abattent sur la fortune d'un homme comme des sauterelles sur un champ, comme l'oiseau de proie sur un cadavre, celles-là mêmes, celles-là surtout n'ont aucune prévoyance du lendemain. Les plus illustres parmi ces détrousseuses de grand chemin, après avoir tenu des fortunes dans leurs mains, meurent sur la paille ou à l'hôpital. La fourmi est à l'état d'infime exception parmi elles. Est-ce une loi de la Providence qui veut que le bien mal acquis ne profite pas ?
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Hélas ! Quel est le devoir qu'on n'a pas renié pour une femme ? Quel est le parjure qui n'est pas sorti d'une poitrine humaine pour une femme ? Quel est le crime que la folie de l'homme n'a pas commis pour une femme ? À quoi une femme n'a-t-elle pas été préférée ? Combien en est-il qui ont vu à leurs pieds, sous leurs pieds, les dons de la jeunesse, les richesses de l'âge mûr et la dignité même de la vieillesse, et qui, au lieu de les relever d'une main confuse et attendrie, les y ont ingénument laissés, faisant sans remords litière de tous ces biens perdus !
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

L'honneur de certaines femmes est, dit-on, un Argus qui s'endort aisément à l'aide d'un peu d'encens, et mieux encore avec une bonne infusion de poudre d'or.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Il n'y a pas de milieu entre l'amour et la haine d'une femme.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)

Le moine et la femme sont les deux griffes du diable.
Pierre-Jules Stahl ; L'esprit des femmes et les femmes d'esprit (1855)