Les citations célèbres de George Sand.

1 - Nos citations favorites de George Sand :

Photo / portrait de George Sand L'amitié, c'est une sorte d'amour aussi, immense et sublime en de certains moments, mais insuffisante, parce qu'elle ne s'occupe que des malheurs sérieux et n'agit que dans les grandes et rares occasions. La vie de tous les jours, cette chose si odieuse et si pesante dans la solitude, cette succession continuelle de petites douleurs fastidieuses que l'amour seul peut changer en plaisirs, l'amitié dédaigne de s'en occuper, a écrit George Sand. (Extrait : Jacques, publié en 1834.) Autre citation de George Sand : Ce qu'il y a de plus doux, de plus noble et de plus bienfaisant dans la vie, c'est d'aimer, c'est de sentir et de concevoir le beau idéal. Voilà pourquoi il faut aimer tout ce qui s'en rapproche, le rêver sans cesse, le chercher partout, et le prendre tel qu'on le trouve. (Extrait : Les maîtres mozaïstes, livre publié en 1838.)

2 - Les pensées et citations célèbres de George Sand :

On n'a pas le droit de se décourager : Quand le vin est tiré, il faut le boire.

- La ville noire (1860)

Le beau malheur que d'être refusé par une femme ! Pour en avoir dix, il faut en demander cent.

- Le pressoir, III, 8 (1853)

L'amour est aveugle là où l'amitié est clairvoyante.

- Teverino (1846)

Tout vaniteux déteste son pareil, et raille en lui le vice qu'il porte en lui-même.

- Consuelo (1843)

Les hommes sont faux, ambitieux, vaniteux, égoïstes, et le meilleur ne vaut pas le diable.

- Lettre à Gustave Flaubert, le 26 juillet 1870.

Plus on se sent épris, et plus on doit offrir sérieusement son âme.

- Mademoiselle La Quintinie (1863)

Qu'un baiser de vos lèvres de roses me soit octroyé, et je prendrai la chose en douceur.

- Cadio, I, 8 (1868)

Aimer est tout, et celui qui aime n'a pas le temps de s'occuper d'autre chose.

- Valvèdre (1861)

Il faut cultiver les hautes facultés de l'intelligence aussi bien que les doux instincts du cœur.

- Les sept cordes de la lyre (1840)

Mépris pour mépris, j'aime mieux celui de la haine que celui de la pitié.

- Isidora, Roman (1846)

Ce que je méprise, c'est le mépris du monde.

- L'histoire de ma vie (1855)

La vie solitaire est une vie anomale ; l'âme incomplète n'y peut donner qu'une vie incomplète.

- Evenor et Leucippe (1846)

La nature, mon fils, est une bonne mère ; c'est Dieu, ou du moins c'est son ouvrage ; c'est elle qui nous donne les moissons, les forêts, les fruits, les prairies, ces belles fleurs que j'aime tant, et ces beaux papillons que tu soignes si bien. La nature offre d'elle-même toutes ses productions à l'homme qui sème et recueille. Les arbres ne refusent pas leurs fruits au voyageur qui les cueille en passant, et les légumes viennent aussi beaux dans le terreau d'un simple jardinier que dans le jardin d'un prince.

- Lettre à Maurice Sand, le 15 décembre 1835.

Garde l'espérance d'une autre vie, c'est là que les mères retrouvent leurs fils.

- Lettre à Maurice Sand, le 18 juin 1835.

Travaille, sois fort, sois fier, sois indépendant, méprise les petites vexations attribuées à ton âge. Réserve ta force de résistance pour des actes et contre des faits qui en vaudront la peine. Ces temps viendront.

- Lettre à Maurice Sand, le 18 juin 1835.

L'amour ne se brise pas comme une chaîne matérielle : il ne peut que s'éteindre peu à peu.

- Antonia (1863)

Une femme, quand elle est héroïque, ne l'est pas à demi.

- Elle et lui (1859)

Comprendre l'amour du mal est impossible à qui a l'amour du bien.

- Correspondance (1812-1876)

Faites à votre idée, si vous croyez bien faire en louvoyant, et si votre conscience est en paix.

- Lettre à Adolphe Guéroult, le 9 novembre 1835.

Moquez-vous des reproches que je fais à votre tiédeur croissante, comme je me moque des railleries que vous adressez à mon récent enthousiasme. Je crois que vous vous trompez cependant, et que l'amour de l'égalité a été la seule chose qui n'ait pas varié en moi depuis que j'existe. Je n'ai jamais pu accepter de maître.

- Lettre à Adolphe Guéroult, le 9 novembre 1835.

La flatterie est le joug qui courbe les têtes ardentes et légères.

- Indiana (1832)

La femme est imbécile par nature, c'est un être avec qui il faut savoir manier la louange et chatouiller son amour-propre.

- Indiana (1832)

Un mot de toi, un regard, un baiser, auraient suffi pour m'absoudre.

- Indiana (1832)

La plus grande impiété dont l'homme puisse souiller sa vie, c'est la paresse et l'indifférence.

- Un hiver à Majorque (1842)

L'amour est un, et toute union veut l'unité.

- Mademoiselle La Quintinie (1863)

Il n'y a de consolation, pour les cœurs brisés, que dans les douces affections.

- Le tiroir du diable (1853)

L'oubli est un monstre stupide qui a dévoré trop de générations.

- L'histoire de ma vie (1855)

Je ne puis me séparer de toi sans te dire que mon cœur en saigne déjà.

- Leone Leoni (1835)

L'amour étend l'égoïsme à deux êtres fondus en un seul.

- Le compagnon du tour de France (1841)

L'amour est égoïste, exigeant, fantasque !

- Françoise, Comédie (1856)

Un noble époux est un ami, un soutien, un autre soi-même.

- Consuelo (1843)

Qui trop s'admire se croit dispensé d'être aimable.

- Mont Revèche (1853)

Restez tel que vous êtes ; ne descendez jamais au-dessous de vous-même.

- Valentine (1831)

Le temps et l'expérience marchent pour tous.

- Valentine (1831)

Les femmes les plus retenues dans l'apparence sont les plus trompeuses.

- Claudie, Théâtre (1851)

Une nuit d'amour sans lendemain, sans conditions et sans regrets, voilà tout ce que je veux !

- La Daniella (1857)

Quand le véritable amour envahit le cœur, c'est une irruption qui emporte le passé comme un rêve.

- Melchior (1842)

La Providence ne doit rien à ceux qui ne savent pas attendre.

- Flaminio, Théâtre (1854)

L'amour est un trésor et une conquête pour les uns, une attente ou un regret pour les autres.

- Flaminio, Théâtre (1854)

Le vrai amour ne s'offense pas, il ne connaît pas la rancune, il ne cherche pas à se venger.

- Flaminio, Théâtre (1854)

Le vrai amour s'expose et se livre sans rien exiger, il n'a pas de dépit, il ne craint pas le ridicule.

- Flaminio, Théâtre (1854)

L'amour vrai, l'amour sacré, l'amour de l'âme n'habite point le cœur de l'incrédule.

- Mademoiselle La Quintinie (1863)

Tout est beau et serein dans la mort du juste ; son départ cause des larmes, mais son souvenir laisse l'espérance et la consolation sur la terre.

- L'histoire de ma vie (1855)

L'amour, c'est l'amitié portée jusqu'à l'enthousiasme.

- Teverino (1846)

Dieu n'exauce point les vœux de la haine.

- Les lettres d'un voyageur (1834)

L'homme privé d'idéal est l'esclave de lui-même.

- Spiridion (1839)

Nous ne savons rien, nous avons tout à apprendre.

- Spiridion (1839)

Vivre d'amour et en mourir, c'est beau pour une femme.

- Lélia (1833)

Il n'y a rien d'impossible quand on s'aime.

- Jean de la Roche (1859)

Oublie la malice des hommes, abandonne-les à leurs souffrances.

- Histoire du véritable Gribouille (1851)

C'est parce que je t'aime que je veux te donner des preuves d'amour véritable.

- Lavinia (1834)

Le bonheur d'autrui est un spectacle qui dessèche et dévore.

- Valentine (1831)

Je suis une pierre que le temps désagrège, et la tranquillité de ces blocs, dont toute l'affaire est de subir l'action des jours et des nuits, me gagne, me pénètre, me calme et endort ma vitalité.

- Impressions et souvenirs (1871)

C'est ne pas vivre que de vivre dans le désir et dans l'attente.

- Le compagnon du tour de France (1841)

Un homme abruti n'appartient plus à aucune espèce, il doit être mis à l'écart de la société.

- Lélia (1833)

C'est être heureux que de vivre dans deux âmes à la fois.

- Mademoiselle Merquem (1868)

L'amour, c'est le complément de la vie, c'est son apogée ; c'est végéter que d'être seul.

- Mademoiselle Merquem (1868)

Le doute est un mal nécessaire, on peut dire qu'il est un grand bien, et que, subi avec douleur, avec humilité, avec l'impatient désir d'arriver à la foi, il est un des plus grands mérites qu'une âme sincère puisse offrir à Dieu. Oui, certes, si l'homme qui s'endort dans l'indifférence de la vérité est vil, si celui qui s'enorgueillit dans une négation cynique est insensé ou pervers, l'homme qui pleure sur son ignorance est respectable, et celui qui travaille hardiment à en sortir est déjà grand, même lorsqu'il n'a encore rien recueilli de son travail. Mais il faut une âme forte, ou une raison déjà assez mûre pour traverser cette mer tumultueuse du doute sans y être englouti.

- Spiridion (1839)

L'amour du gain pousse les ambitieux jusque dans des précipices où la terre manque sous leurs pieds.

- La ville noire (1861)

L'amour, c'est une chose qui embrouille la cervelle et fait clocher la raison.

- Antonia (1863)

Quand nos larmes se sont mêlées, nos cœurs se sont entendus.

- Jacques (1834)

Ce qu'il y a de plus doux au monde, c'est la tristesse qu'on partage : les larmes qui se mêlent à d'autres larmes sont un baume pour la douleur.

- Jacques (1834)

La solitude prolongée assombrit et désenchante, elle répand l'effroi dans l'âme la plus forte.

- La Comtesse de Rudolstadt (1843)

Il y a dans l'humanité, à l'heure qu'il est, une souffrance morale qui ne peut rien amener de bon. Le méchant souffre, et la souffrance du méchant, c'est la rage ; le juste souffre, et la souffrance du juste, c'est le martyre auquel peu d'hommes survivent.

- La petite Fadette (1849)

Dieu laisse les orgueilleux à eux-mêmes.

- Le marquis de Villemer (1861)

La loi des temps n'a pas une marche régulière, à certaines époques de la vie des nations, un siècle est parcouru dans une heure, et quand l'humanité a péniblement accompli son œuvre préparatoire, elle se précipite et fait son étape en moins de temps qu'il ne lui en a fallu pour se lever et se mettre en marche.

- Correspondance (1812-1876)

Le grand amour, ce rêve de toute une vie !

- Françoise, II, 10 (1856)

L'amour ne vit que d'enthousiasme ; tout ce qui porte atteinte à sa délicatesse le flétrit.

- Horace, I (1842)

Oubliez l'ingrat qui vous abandonne ; souvenez-vous de l'ami dévoué qui vous reste fidèle.

- Les sept cordes de la lyre (1840)

L'âme est une lyre dont il faut faire vibrer toutes les cordes.

- Les sept cordes de la lyre (1840)

La grâce et le charme sont le partage exclusif de la jeunesse.

- Les sept cordes de la lyre (1840)

L'amour est la seule chose qui puisse être infinie dans le cœur de l'homme.

- Les sept cordes de la lyre (1840)

Changer d'amant n'est pas changer d'amour.

- Lélia (1833)

Aimer, c'est vivre à deux.

- Lélia (1833)

Il n'est qu'un bonheur au monde, c'est l'amour ; tout le reste n'est rien.

- Jacques (1834)

Heureux celui qui peut espérer de ressentir un nouvel amour !

- Jacques (1834)

On est toujours bien là où on se dévoue.

- Tamaris (1862)

Les desseins de Dieu sont impénétrables, et sa miséricorde est immense.

- Lélia (1833)

Hélas ! l'amour ne vit pas longtemps de doux regards et de billets doux.

- Flaminio, Théâtre (1854)

Le malheur qui ne se plaint pas a le droit de se faire respecter.

- Claudie, Théâtre (1851)

Mieux vaut ne pas se hâter de déclarer son amour avant d'être certain que cet amour ne soit partagé.

- Heures du soir, Le livre des femmes (1833)

Apprends la courtoisie des manières, elles sont l'expression de ton cœur.

- Mauprat (1837)

C'est toujours une sotte chose de se laisser aller à parler de soi. Ceux qui ont besoin de cela pour nous connaître ne nous aiment point, et ceux qui nous aiment nous devinent.

- Lettre à Anselme Pépétin, le 30 mai 1842.

Le gueux n'a jamais rien, il aime à croupir dans l'inaction.

- Le dieu Plutus (1862)

On n'a rien à écouter d'un ingrat ni d'un faux ami.

- Le meunier d'Angibault (1845)

Il faut se méfier de l'homme à qui le vin ne desserre jamais les dents.

- Jacques (1834)

Je ne crois au danger que quand je le touche, et je l'oublie dès qu'il est passé.

- Les lettres d'un voyageur (1834)

La vie d'un ami, c'est la nôtre, comme la vraie vie de chacun est celle de tous.

- L'histoire de ma vie (1855)

L'amour et le besoin de manger ; ça nous humilie, tant pis !

- Antonia (1863)

Un homme qui parle d'amour avec esprit est médiocrement amoureux.

- Indiana (1832)

L'amour est un contrat aussi bien que le mariage.

- Indiana (1832)

Dans la politique, toute poésie est un mensonge auquel la conscience se refuse.

- Lettre à Joseph Mazzini (1850)

Il faut un travail rude et une haute volonté pour faire de la passion une vertu.

- Lettre à M.***, Juin 1835.

L'art est une démonstration dont la nature est la preuve.

- Avant-propos de François le Champi (1850)

Le repos est un rêve ; la vie est un orage.

- Tamaris (1862)

Le cœur de l'homme est fait pour la tranquillité comme un oiseau pour la cage.

- Tamaris (1862)

Le rire est une gaieté optimiste et sympathique.

- La Daniella (1857)

La vanité est le plus despote, et le plus inique des maîtres.

- Teverino (1846)

Une femme ne peut pas aimer d'amour un homme qu'elle sent inférieur à elle en courage ; l'amour sans vénération et sans enthousiasme n'est plus que l'amitié : l'amitié est une froide compagne pour aider à supporter les maux immenses que l'amour a fait accepter.

- La mare au diable (1846)

L'amour c'est la vertu de la femme, c'est pour lui qu'elle se fait une gloire de ses fautes, c'est de lui qu'elle reçoit l'héroïsme de braver ses remords. Plus le crime lui coûte à commettre, plus elle aura mérité de celui qu'elle aime. C'est le fanatisme qui met le poignard aux mains des religieux.

- Indiana (1832)

L'homme qui ne se sent pas la force d'être froid et implacable dans sa vengeance, doit abjurer toute velléité d'impatience et de ressentiment.

- Indiana (1832)

On rend un homme infidèle par le soupçon excessif de son infidélité.

- Constance Verrier (1860)

Il n'y a d'homme accompli que celui qu'on aime.

- Constance Verrier (1860)

La femme vit par la pensée de l'amour autant que par l'amour même.

- Constance Verrier (1860)

L'homme dit : aimons pour vivre ; et la femme répond : vivons pour aimer.

- Constance Verrier (1860)

Qui a bon cœur n'est jamais sot.

- François le Champi (1850)

Le présent, c'est la vie, et la vie n'est pas dans l'isolement.

- Les lettres retrouvées, Hier et aujourd'hui (1848)

L'amitié partage toutes les peines et non tous les plaisirs.

- L'histoire de ma vie (1847)

Chagrin d'enfant et rosée du matin n'ont pas de durée.

- François le Champi (1850)

On est si heureux de se sentir encore naïf en dépit de l'âge et de l'expérience qu'on peut bien pardonner aux autres de vous trouver niais.

- Flaminio, Théâtre (1854)

L'amour, c'est la fusion, l'identification de deux êtres qui s'admirent et s'adorent l'un l'autre.

- Le diable aux champs, IV, 10 (1857)

La solitude du cœur rend triste et maussade.

- Le marquis de Villemer (1861)

L'abandon de deux volontés qui se confondent en une seule est un miracle.

- La comtesse de Rudolstadt (1843)

L'amour n'a que faire dans le mariage qui est la tendresse.

- Correspondance (1812-1876)

J'ai peine à croire qu'en perdant ceux qu'on aime on conserve son âme entière.

- Les lettres d'un voyageur (1834)

La chasteté est nue comme Eve avant sa faute.

- Jacques (1834)

Le dévouement tue l'amour et le change en amitié.

- Jacques (1834)

On ne brise pas la vie d'un siécle sans se briser avec lui.

- Mademoiselle La Quintinie (1863)

L'avenir peut s'éveiller plus beau que le passé, car parfois la verte espérance s'épanouit comme un bourgeon du printemps sur une branche engourdie par l'hiver.

- Aldo le rimeur (1833)

Hélas ! il est facile de prescrire la patience ! Si vous étiez, comme moi, placée entre ceux qui vivent encore et ceux qui ne vivent plus, vous seriez, comme moi, agitée d'une sombre colère, et tourmentée d'un insatiable désir d'être quelque chose, de commencer la vie, ou d'en finir avec elle.

- Lélia (1833)

Il ne suffit pas de trouver le calice amer, il faut encore le boire jusqu'à la lie.

- Lélia (1833)

On ne sait jouir de rien à force de vouloir jouir de tout.

- Lélia (1833)

La brièveté des jours m'interdit le triste plaisir des rêveries.

- Lélia (1833)

3 - La liste des auteurs célèbres :

Les écrivains, philosophes et poètes français et étrangers »
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