Les citations célèbres de Gustave Flaubert.

1 - Notre citation favorite de Gustave Flaubert :

Photo / portrait de Gustave Flaubert Tu es pour moi un délassement, mais des meilleurs et des plus profonds. Un délassement du cœur, car ta pensée m'attendrit, et il se couche sur elle comme moi je me couche sur toi. Tu m'as beaucoup aimé, et maintenant tu m'admires beaucoup et m'aimes toujours. Merci de tout cela. Tu m'as donné plus que je ne t'ai donné, car ce qu'il y a de plus haut dans l'âme, c'est l'enthousiasme qui en sort, a écrit Gustave Flaubert. (Extrait : Lettre à Louise Colet, écrite le 8 février 1852.) Autre citation de Gustave Flaubert : Si ma vie est douce, elle n'est pas fertile en facéties. D'ici à quelques années cependant je n'en désire pas d'autre. J'ai même envie d'acheter un bel ours (en peinture), de le faire encadrer et de le suspendre dans ma chambre, après avoir écrit au-dessous : Portrait de Gustave Flaubert, pour indiquer mes dispositions morales et mon humeur sociale. (Extrait : Lettre à Ernest Chevalier, écrite le 15 juin 1845.)

2 - Les pensées et citations célèbres de Gustave Flaubert :

Ah ! la faim ! ce mot-là, ou plutôt cette chose-là, a fait les révolutions ; elle en fera bien d'autres !

- Ecrits de jeunesse, Agonies (1964)

La vue de la bûche qui brûle dans ma cheminée me fait autant de plaisir qu'un paysage.

- Lettre à Louise Colet, le 9 mai 1852.

La patrie est comme la famille, on n'en sent bien le prix que lorsqu'on n'en a plus.

- Lettre à Ernest Chevalier, le 28 avril 1847.

Exercice - Préserve de toutes les maladies : toujours conseiller d'en faire.

- Le dictionnaire des idées reçues (1913)

Égoïsme - Se plaindre de celui des autres et ne pas s'apercevoir du sien.

- Le dictionnaire des idées reçues (1913)

Le seul moyen de guérir, c'est de se considérer comme guéri.

- Les lettres choisies (1859)

Si vivre avec ceux qu'on aime est une douce chose, la pire de toutes c'est de vivre avec ceux qui vous sont à charge. C'est un supplice de toute minute !

- Lettre à Louise Colet, le 13 octobre 1846.

Le sens moral me paraît baisser de plus en plus, on se rue dans le médiocre. Petites œuvres, petites passions et petites gens : on n'a pas autre chose autour de soi.

- Lettre à Marie-Sophie Leroyer de Chantepie, le 24 avril 1862.

Le premier devoir d'un ami est d'obliger son ami.

- Lettre à Charles Baudelaire, le 19 janvier 1862.

Que faut-il vous souhaiter pour cette nouvelle année, mes bichons ? Imaginez quelque chose d'exquis et d'extravagamment beau ; et soyez sûrs que je le désire pour vous. Voilà ! Adieu. Bonne humeur et bon travail. Je vous embrasse tous les deux tendrement.

- Lettre à Edmond et Jules de Goncourt, le 2 janvier 1862.

Il ne faut pas chanter victoire avant de voir les morts par terre.

- Lettre à Madame Régnier, le 30 octobre 1873.

Laisser manger son temps par les fâcheux, c'est la pire manière de le perdre.

- Lettre à sa nièce Caroline, le 9 septembre 1873.

Les fous furieux sont moins abominables que les idiots.

- Lettre à Madame Régnier, le 16 janvier 1873.

Des promesses tant qu'on en veut, et puis rien.

- Lettre à Madame Régnier, le 16 janvier 1873.

Travaille, travaille, écris, écris tant que tu pourras, tant que ta muse t'emportera. C'est là le meilleur coursier, le meilleur carrosse pour se voiturer dans la vie. La lassitude de l'existence ne nous pèse pas aux épaules quand nous composons.

- Lettre à Alfred Le Poittevin, le 5 septembre 1845.

À force de me trouver mal dans ma solitude, j'arrive à m'y trouver bien.

- Lettre à Alfred Le Poittevin, le 3 juillet 1845.

Qu'est-ce que c'est qu'un siècle ? Une minute dans la nuit.

- Ecrits de jeunesse, Agonies (1964)

Rien de plus sot que la prétention du corps à la vie éternelle.

- Hérodias (1877)

J'ai l'infirmité d'être né avec une langue spéciale dont seul j'ai la clé.

- Lettre à Louise Colet, le 11 août 1846.

Incapacité - Plus on est incapable, plus on doit être ambitieux.

- Le dictionnaire des idées reçues (1913)

Aimer, c'est s'unir avec un mélange de tendresse et de plaisir, se voir avec charme.

- Lettre à Louise Colet, le 30 avril 1847.

Ce ne sont pas les grands malheurs qui font le malheur, ni les grands bonheurs qui font le bonheur, mais c'est le tissu fin et imperceptible de mille circonstances banales, de mille détails ténus qui composent toute une vie de calme radieux, ou d'agitation infernale.

- Lettre à Louise Colet, le 20 mars 1847.

Le cœur de l'homme est encore plus variable que les saisons, tour à tour plus froid que l'hiver et plus brûlant que l'été. Si ses fleurs ne renaissent pas, ses neiges reviennent souvent par bourrasques lamentables ; ça tombe ! ça tombe ! ça couvre tout de blancheur et de tristesse, et quand le dégel arrive, c'est encore plus sale !

- Lettre à Louise Colet (1847)

Il y a des gens qui ont le cœur tendre, et l'esprit dur.

- Lettre à Louise Colet (1847)

L'amour, c'est un lit où l'on met son cœur pour le détendre.

- Lettre à Louise Colet (1847)

Quand on s'aime, on peut passer dix ans sans se voir et sans en souffrir.

- Lettre à Louise Colet (1846)

L'avenir est ce qu'il y a de pire dans le présent. Et tous, vous n'aurez comme les autres que de l'ennui pendant votre vie, et une tombe après la mort, et la pourriture pour l'éternité.

- Les pensées (1915)

L'amour, peu à peu, s'éteint par l'absence, le regret s'étouffe par l'habitude.

- Madame Bovary (1857)

J'avais hier les poumons fatigués à force de humer les lilas, et ce soir sur la rivière, les poissons sautaient avec des folâtreries incroyables, comme des bourgeois invités à prendre un thé à la Préfecture.

- Lettre à Louis Bouilhet, le 7 juin 1855.

Il faut que les phrases s'agitent dans un livre comme les feuilles dans une forêt, toutes dissemblables en leur ressemblance.

- Lettre à Louise Colet, le 7 avril 1854.

Qui a toujours était dans le brouillard aime le soleil.

- Lettre à Louise Colet, le 4 avril 1854.

Oui, tu as raison, bonne Muse, cessons de nous quereller, embrassons-nous, passons l'éponge sur tout cela. Aimons-nous chacun à notre manière, selon notre nature. Tâchons de ne pas nous faire souffrir réciproquement. Une affection quelconque est toujours un fardeau qu'on porte à deux. Que celui qui est plus petit se hausse pour que tout le poids ne lui tombe pas sur le nez ! Que celui qui est plus grand se baisse pour ne pas écraser son compagnon !

- Lettre à Louise Colet, le 3 mars 1854.

L'esprit sert à peu dans les arts, à empêcher l'enthousiasme et nier le génie, voilà tout.

- Lettre à Louise Colet, le 16 mai 1852.

J'ai toujours vécu sans distractions ; il m'en faudrait de grandes. Je suis né avec un tas de vices qui n'ont jamais mis le nez à la fenêtre. J'aime le vin ; je ne bois pas. Je suis joueur et je n'ai jamais touché une carte. La débauche me plaît et je vis comme un moine. Je suis mystique au fond et je ne crois à rien. Je suis mystique au fond, et je ne crois à rien.

- Lettre à Louise Colet, le 9 mai 1852.

La contemplation d'une femme nue me fait rêver à son squelette.

- Lettre à Louise Colet, le 8 août 1846.

Pauvre petite femme ! ça baille après l'amour comme une carpe après l'eau sur une table de cuisine.

- Madame Bovary (1857)

Qui ne dit pas de mal des femmes ne les aime point.

- Souvenirs, notes et pensées intimes (1838-1841)

La manière la plus profonde de sentir quelque chose est d'en souffrir.

- Souvenirs, notes et pensées intimes (1838-1841)

À mesure que nous vivrons ensemble, ce sera comme une étreinte chaque jour plus complète.

- Madame Bovary (1857)

On prend plaisir à être chagrin et, quand le chagrin est passé, comme on y a usé des forces précieuses, on en reste abruti.

- Lettre à Guy de Maupassant, le 15 août 1878.

Le meilleur de la vie se passe à dire : Il est trop tôt, et puis : Il est trop tard.

- Lettre à Jules Duplan (1857)

Le génie, c'est Dieu qui le donne, mais le talent nous regarde.

- Lettre à Louise Colet (1853)

Quand on compte sur peu, on est toujours étonné de ce qu'on trouve.

- Lettre à Louise Colet, le 11 juin 1847.

As-tu quelquefois voulu être petit oiseau ? Nous volerions ensemble, ça doit être si doux de faire l'amour dans l'air ! les vents vous poussent, les nuages vous entourent.

- Œuvres de jeunesse inédites (1910)

Ô l'avenir, horizon rose aux formes superbes, aux nuages d'or, où votre pensée vous caresse, où le cœur part en extase et qui, à mesure qu'on s'avance, comme l'horizon, recule, recule et s'en va !

- Lettre à Ernest Chevalier, le 19 janvier 1840.

La forme est la chair même de la pensée, comme la pensée est l'âme de la vie.

- Mémoires d'un fou (1838)

Pour garder sa conscience pure, mettez-la au-dessus de celles de tous les autres.

- Lettre à Louise Colet, le 30 mai 1852.

Lorsque de mauvaise foi on entonne l'éloge d'un homme médiocre, qu'attendre sinon une médiocrité ?

- Lettre à Louise Colet, le 30 mai 1852.

Un beau trait nous honore encore plus qu'un beau livre.

- Lettre à Louise Colet, le 30 mai 1852.

L'éloge des qualités morales, agréablement entrelacé à celui des qualités intellectuelles et mises ensemble au même niveau, est une des plus belles bassesses de l'art oratoire. Comme chacun croit posséder les premières, du même coup on s'attribue les secondes !

- Lettre à Louise Colet, le 30 mai 1852.

Il faut se méfier des meilleures affections.

- Lettre à Louise Colet, le 30 mai 1852.

Pour avoir du talent, il faut être convaincu qu'on en possède.

- Lettre à Louise Colet, le 30 mai 1852.

Les misères de la vie sont peu de choses quand on se tient sur un sommet.

- Lettre à Hamilton Aïdé, le 4 juin 1857.

Les incertitudes que l'on a ne viennent jamais que d'autrui.

- Lettre à Ernest Feydeau (1857)

Je compatis d'autant mieux à vos embêtements financiers que je suis dans une dèche profonde.

- Lettre à Jules Duplan, le 20 mai 1857.

J'exècre tout ce qui est obligatoire, toute loi, tout gouvernement, toute règle.

- Lettre à Mlle Leroyer de Chantepie, le 18 mai 1857.

La vie est un éternel problème, et l'histoire aussi.

- Lettre à Mlle Leroyer de Chantepie, le 18 mai 1857.

Toutes les douleurs viennent de l'excès de la pensée oisive.

- Lettre à Mlle Leroyer de Chantepie, le 18 mai 1857.

La vie est une chose tellement hideuse que le seul moyen de la supporter, c'est de l'éviter.

- Lettre à Mlle Leroyer de Chantepie, le 18 mai 1857.

Il y a dans l'ardeur de l'étude des joies idéales faites pour les nobles âmes.

- Lettre à Mlle Leroyer de Chantepie, le 18 mai 1857.

Il faut, si l'on veut vivre, renoncer à avoir une idée nette de quoi que ce soit.

- Lettre à Mlle Leroyer de Chantepie, le 18 mai 1857.

L'humanité est ainsi, il ne s'agit pas de la changer, mais de la connaître.

- Lettre à Mlle Leroyer de Chantepie, le 18 mai 1857.

3 - La liste des auteurs célèbres :

Les écrivains, philosophes et poètes français et étrangers »
Top