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Les citations sur courtisane

Ce dictionnaire contient 32 pensées et citations courtisane :

Il y a des courtisanes même chez les sauvages. Ils les appellent : filles peintes.
Alexandre Weill ; Le petit trésor d'esprit (1874)
Nulle courtisane ne peut humilier une honnête femme. L'honnête femme n'a qu'à paraître, et la courtisane, sentant son infériorité, pâlira, ou, si elle est impertinente, l'autre n'a qu'à lui opposer le silence du mépris. Entre deux femmes, il suffit d'un geste pour annoncer la vertu et le vice, le paradis et l'enfer.
Alexandre Weill ; Si j'avais une fille à marier (1860)
Aucune courtisane ne se sacrifie pour l'idéal de l'amour. Ce qu'elle cherche, c'est un mari pour la réhabiliter, et si elle meurt, c'est de honte. Plaignons-la, mais ne laissons pas profaner le saint mot d'amour.
Alexandre Weill ; Si j'avais une fille à marier (1860)
On ne doit pas plus compter sur la probité d'un joueur que sur la continence d'une courtisane.
Adolphe de Chesnel ; La sagesse populaire (1856)
La fortune, qui souvent se prostitue, a aussi le sort d'une courtisane ; on feint de la mépriser lorsqu'elle n'accorde point ses faveurs, et certaines dupes prennent cette affectation pour de la vertu.
Adolphe de Chesnel ; La sagesse populaire (1856)
Il n'y a point de courtisane qui mente tant et si bien que l'espérance.
Gustave Vapereau ; L'homme et la vie (1896)
Chaque femme se croit assez honnête femme, et trouve excessif, en ce sens, ce qu'une autre femme a de plus qu'elle. Un peu moins, c'est une courtisane ; un peu plus, c'est une prude.
Alphonse Karr ; L'esprit d'Alphonse Karr (1888)
Il y a parmi les courtisanes des natures basses et des cœurs avilis dans lesquels jamais n'est descendu ni ne descendra un seul rayon d'amour ou d'espérance.
Alexandre Dumas, fils ; La vie à vingt ans (1850)
La passion de la courtisane amoureuse a parfois la violence désolée d'un suicide.
Albert Guinon ; Le Figaro, le 6 mai 1911.
Les fortunes détruites sont les chevrons des courtisanes.
Honoré de Balzac ; Splendeurs et misères des courtisanes (1838)
L'humilité de la courtisane amoureuse comporte des magnificences qui en remontrent aux anges.
Honoré de Balzac ; Un grand homme de province à Paris (1839)
L'amour d'une courtisane cache, entre mille attraits, un hameçon lancéolé, qui pique surtout l'âme des artistes. Ces passions, inexplicables pour la foule, sont parfaitement expliquées par cette soif du beau idéal qui distingue les êtres créateurs. N'est-ce pas ressembler un peu aux anges chargés de ramener les coupables à des sentiments meilleurs ? N'est-ce pas créer que de purifier un pareil être ? Quel allèchement que de mettre d'accord 'la beauté morale et la beauté physique ! Quelle jouissance d'orgueil si l'on réussit !
Honoré de Balzac ; Splendeurs et misères des courtisanes (1838)
Les courtisanes, pour embrasser tout le sexe féminin qu'on baptise, qu'on débaptise et rebaptise à chaque quart de siècle, conservent toutes au fond de leur cœur un florissant désir de recouvrer leur liberté, d'aimer purement, saintement et noblement un être auquel elles sacrifient tout. Elles éprouvent ce besoin antithétique avec tant de violence qu'il est rare de rencontrer une de ces femmes qui n'ait pas aspiré plusieurs fois à la vertu par l'amour.
Honoré de Balzac ; Béatrix (1839)
Chez toute femme, je ne dirai pas galante, mais simplement coquette, le sens moral est, sinon tout à fait éteint, du moins fortement altéré. Il y a déjà en elle comme une ébauche de courtisane.
Louise Ackermann ; Les pensées d'une solitaire (1903)
Qu'il y ait des courtisanes ayant tout l'instinct de la mère de famille et des mères de famille tout l'instinct de la courtisane : Voilà ce qui montre la cruelle imbécillité du destin !
Edmond Thiaudière ; La proie du néant (1886)
Il est doux d'être courtisé, dur d'être courtisan, et tantôt l'un, tantôt l'autre, d'être courtisane.
Edmond Thiaudière ; La soif du juste (1895)
N'attendez rien d'honnête d'une courtisane, accoutumée à tirer profit de sa perversité.
Ménandre ; Les fragments - IVe s. av. J.-C.
La coquetterie est un mensonge continuel, qui rend une femme honnête plus dangereuse, et presque aussi insupportable que la courtisane qui ne ment jamais.
Simon de Bignicourt ; Les pensées et réflexions philosophiques (1755)
Une courtisane n'est qu'une bijoutière en faux de l'amour chez laquelle on achète du strass.
Alexandre Dumas, fils ; Un cas de rupture (1892)
Trois choses coûtent cher : caresse de chien, amour de courtisane, invitation d'hôte.
Citation italienne ; L'Italie en proverbes (1909)
L'humilité de la courtisane amoureuse comporte des magnificences morales qui en remontrent aux anges.
Honoré de Balzac ; Illusions perdues (1843)
La femme ne sait plus même être courtisane !
Arthur Rimbaud ; Soleil et chair (1870)
La politique agit sur les hommes comme les courtisanes sur leurs clients ; elle les ruine et les étourdit par ses impures caresses, et leur fait tout subordonner à la volupté.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 5 mars 1872.
Le but d'une courtisane est de plaire, celui d'une honnête femme est de se faire estimer.
Félicité de Genlis ; Le dictionnaire critique et raisonné (1818)
La noblesse courtisane est un poison qui carie la liberté des peuples.
Nicolas Machiavel ; Les discours sur Tite-Live (1512-1517)
Une courtisane est comme une épine qui est entrée dans le pied, on ne peut s'en délivrer sans douleur.
Shûdraka ; Le chariot d'enfant - VIIe s.
Il n'est point de lotus sans tige, de marchand qui ne soit fripon, d'ivrogne qui ne batte sa femme, de courtisane sans avidité : ces choses-là vont toutes ensemble.
Shûdraka ; Le chariot d'enfant - VIIe s.
Une courtisane est comme la plante qui croît le long de la grande route.
Shûdraka ; Le chariot d'enfant - VIIe s.
Une courtisane est pareil à la mer : tout ce qu'on lui donne elle le dévore sans qu'il y ait accroissement pour elle.
Plaute ; Le brutal - IIe s. av. J.-C.
Une courtisane ressemble à un buisson d'épines, on ne peut s'y frotter sans mal ou sans perte.
Plaute ; Le brutal - IIe s. av. J.-C.
Une courtisane fait le malheur de celui qui l'entretient, il ne peut se féliciter que d'avoir un grand ennemi chez lui.
Aristophane ; Le campagnard - Ve siècle av. J.-C.
Comme la rougeur peut quelquefois faire prendre une courtisane pour une honnête femme, la modestie peut faire passer pour un homme d'esprit, celui qui ne l'est pas.
Jean-Benjamin de Laborde ; Les pensées et maximes (1791)

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