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Les citations sur abîme

Ce dictionnaire contient 61 citations et pensées d'auteurs célèbres français ou d'auteurs étrangers sur le mot abîme :

Le temps est un abîme où je jette une à une mes pensées sans pouvoir le combler.
Victor Cherbuliez ; Le roman d'une honnête femme (1865)
Plus l'abîme est profond, plus les ânes marchent avec insouciance sur les bords. Ainsi les médiocrités la veille de leur chute.
Alexandre Weill ; Le petit trésor d'esprit (1874)
Le mariage flotte continuellement entre le ciel et l'abîme.
Alexandre Weill ; L'esprit de l'esprit (1874)
Le cœur de la jeunesse est un vase profond : lorsque la première eau qu'on y verse est impure. La mer y passerait sans laver la souillure, car l'abîme est immense et la tâche est au fond.
Alfred de Musset ; Les poésies posthumes (1834)
La jeunesse peut facilement être précipitée dans l'abîme des vices, par l'inexpérience et sa propre vivacité. C'est une mer continuellement agitée de tempêtes et pleine de mille écueils, au travers desquels tout homme doit passer au milieu d'une infinité de périls pour arriver au port désiré de l'âge viril.
Axel Oxenstiern ; Les réflexions et pensées (1645)
Voir le péril n'empêche ni l'homme ni une nation de s'y précipiter : les abîmes attirent.
Gustave Vapereau ; L'homme et la vie (1896)
Aujourd'hui la science a trouvé le moyen de sonder les abîmes de la mer ; il ne reste plus d'insondable que la profondeur de la sottise humaine.
Gustave Vapereau ; L'homme et la vie (1896)
Les grandes affections sont moins nombreuses que notre cœur ne nous le laisse croire ; nous n'aimons parfaitement qu'un seul être dont nous ne pouvons nous passer ; un abime le sépare du reste.
Diane de Beausacq ; Les pensées et maximes de la vie (1883)
Le repentir jette au moins un pont de retour et de salut sur les plus effroyables abîmes.
Raymond Brucker ; Le scandale (1841)
Quand on a montré à son ami le bord de l'abîme, il n'y a plus de conseils à donner ; il faut attendre ce qu'il va faire, quelle décision il va prendre.
Auguste-Louis Petiet ; Les pensées, maximes et réflexions (1851)
Il y a un don des larmes. Il y a un abîme du monde, et de soi, qui n'est donné que dans les larmes, qui brille au travers d'elles.
Christian Bobin ; La femme à venir (1990)
Quelquefois, un geste, une parole, un regard, dans une conversation sans témoins, quand les âmes sont déshabillées de leur hypocrisie mondaine, éclaire des abîmes.
Honoré de Balzac ; Les mémoires de deux jeunes mariées (1841)
Une bonne fille ne demande qu'à bien faire, elle a toutes les bonnes intentions. Mais elle ignore que les bonnes intentions sont des fléaux ou des pièges ; un jour, dans la meilleure pensée du monde, elle commet une petite imprudence, et il se trouve que cette imprudence la conduit aux abîmes.
Victor Cherbuliez ; La revanche de Joseph Noirel (1882)
En aidant le coupable à tomber dans l'abîme, le flatteur complaisant commet un double crime.
Publilius Syrus ; Les sentences et adages - Ier s. av. J.-C.
L'étourderie légère, insouciante, couvre de son voile les abîmes qui l'environnent.
Pierre-Claude-Victor Boiste ; Le dictionnaire universel (1843)
Nous sommes des grains de sable que le flux et le reflux font briller au sommet des dunes, et ramènent au fond de l'abîme.
Pierre-Claude-Victor Boiste ; Le dictionnaire universel (1843)
Les événements ne sont jamais absolus, leurs résultats dépendent entièrement des individus : le malheur est un marchepied pour le génie, une piscine pour le chrétien, un trésor pour l'homme habile, pour les faibles un abime.
Honoré de Balzac ; Les maximes et pensées (1856)
Le sot et le faible sont impuissants à bien juger. Ce n'est point la cause qui est la même, mais l'effet. La faiblesse du cœur et la faiblesse de la tête précipitent dans le même abîme.
Jean Dutourd ; Le fond et la forme (1965)
Il y a dans le cœur des abîmes qui sont plus profonds que l'enfer.
Victor Cherbuliez ; Les études de littérature et d'art (1873)
L'amour sublime, unique, invincible, mène tout droit au bord du grand abîme, car il parle immédiatement d'infini et d'éternité.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 2 septembre 1863.
Il y a quelque chose de saisissant, de vertigineux, d'ineffable à regarder au fond de l'abîme, et chaque âme est un abîme, un mystère d'amour et de pitié. J'éprouve toujours une sorte d'émotion sacrée à pénétrer le dernier fond d'un sanctuaire, à entendre le murmure suave des prières, des plaintes, des hymnes qui sortent des inaccessibles profondeurs du cœur.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 13 mars 1869.
Entre mes rêves et moi, il y a toujours un abîme que je n'ai pas, même en idée, essayé de franchir. Je n'ai rien réclamé de la vie et je n'ai rien osé lui ravir. Tout ce qui enchante et séduit les hommes a conservé pour moi sa fleur de virginité, je n'ai rien possédé ni cueilli.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 12 février 1853.
Toute passion nuisible attire, comme le gouffre, par le vertige. La faiblesse de volonté amène la faiblesse de tête, et l'abîme, malgré son horreur, fascine alors comme un asile. Effroyable danger ! Cet abîme est en nous, ce gouffre ouvert comme la vaste gueule du serpent infernal qui veut nous dévorer, c'est le fond de notre être ; notre liberté nage sur ce vide qui aspire toujours à l'engloutir. Notre seul talisman, c'est la force morale rassemblée sur son centre, la conscience, petite flamme inextinguible dont la lumière s'appelle devoir et dont la chaleur se nomme amour.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 21 mai 1855.
Ô silence, tu es effrayant ! effrayant comme le calme de l'océan qui laisse plonger le regard dans ses abîmes insondables ; tu nous laisses voir en nous des profondeurs qui donnent le vertige, des besoins infinis, inextinguibles, des trésors de souffrance et de regret.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 28 avril 1852.
Un instant est l'abîme où va se perdre une belle destinée.
Properce ; Livre III, élégie 18 (vers 23 av. J.-C.)
Nageur indifférent à la surface de l'abîme, il allait plonger dans ses profondeurs.
Maxime Du Camp ; Les forces perdues (1867)
Quand tu glisses sur la glace la plus polie, défie-toi des abîmes creusés sous tes pieds.
Samuel Johnson ; Le paresseux (1760)
Il y a entre mes rêves et ma vie un abîme que je sens.
Sully Prudhomme ; Lettre à Alice Amiel, le 9 décembre 1873.
La vie sans la femme devient chaque jour plus intolérable. Pas de but, pas de halte, pas de ciel — ni ombre, ni soleil, le brouillard de l'ennui, l'abîme du dégoût, les idées de mort, le terrible À quoi bon ? Une jeunesse qui se dévore, inutile.
Sully Prudhomme ; Journal intime, le 19 juin 1868.
Le mépris est un penchant vers l'abîme.
Raymond Brucker ; Maria de Valréas (1841)