Les citations coquette

Ce dictionnaire contient 77 citations et pensées d'auteurs célèbres français ou d'auteurs étrangers sur le mot coquette :

Rien ne vexe une vieille coquette comme d'être surprise dans son négligé.
Pierre-Claude-Victor Boiste ; Le dictionnaire universel (1843)
Les coquettes vraiment savantes ne se refusent pas, elles se donnent. Elles savent que posséder une maîtresse, pour un homme passionné, c'est être possédé par elle. Une femme qui ne nous aime pas et qui nous tient par la jalousie des sens nous mène où elle veut. Le plus irrésistible désir est fait avec la mémoire de la brute qui sommeille chez nous tout.
Paul Bourget ; La physiologie de l'amour moderne (1889)
Être coquette, c'est vouloir conquérir ce dont on ne se soucie même pas.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
On est aimable lorsqu'on est occupée des autres. On est coquette lorsqu'on est occupée de soi.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
Être aimable et n'être pas coquette, mesure parfois difficile à saisir.
Victor Cherbuliez ; Les pensées extraites de ses œuvres (1913)
Entre une fille coquette et une fille galante, Dieu merci ! la distance est grande.
Victor Cherbuliez ; Paule Méré (1864)
La coquette à son miroir fait acte de modestie ; en soignant ses charmes d'emprunt elle semble douter de la puissance de ses attraits naturels, de sa beauté.
Goswin de Stassart ; Les pensées et maximes (1780-1854)
L'amour-propre d'une coquette ne pardonne guère l'indifférence pour ses beaux yeux.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 10 mai 1865.
Une mère ne change pas de fils comme une coquette d'amants.
Tacite ; Les annales - IIe siècle.
La chute tôt ou tard arrive : les coquettes se laissent conquérir en cherchant des conquêtes.
Louis Belmontet ; Les pensées, maximes et proverbes poétiques (1861)
Des coquettes de corps l'art est un art moqueur, mais fuyez avant tout les coquettes de cœur.
Louis Belmontet ; Les pensées, maximes et proverbes poétiques (1861)
La soumission d'une femme sans bornes qui vous adore vous enchaîne bien plus sûrement que n'aurait fait une femme coquette, insatisfaite et une femme capricieuse.
Jean Dutourd ; Les œuvres romanesques (1979)
Une œuvre de pure imagination doit rappeler le boudoir d'une coquette : un peu de désordre n'en diminue pas l'agrément.
Anne Barratin ; Chemin faisant (1894)
Les vieilles coquettes sont comme les vieux généraux, elles aspirent toujours à quelque nouvelle bataille.
Anne Barratin ; Chemin faisant (1894)
La coquette grignote l'amour.
Anne Barratin ; Chemin faisant (1894)
Le caprice est le revolver de la coquette.
Anne Barratin ; Chemin faisant (1894)
Il y a des filles coquettes qui lorsqu'elles ont des enfants deviennent d'honnêtes femmes.
Victor Cherbuliez ; La bête (1887)
Les grandes coquettes lorsqu'elles sont amoureuses se plaisent à devenir naïves. Elles rappellent ces prestigieux acrobates qui font si subtilement exprès de manquer un tour.
Albert Guinon ; Le Figaro, le 10 janvier 1914.
Il y a des regards aigus de grande coquette qui déconcertent les plus intrépides hommes.
Victor Cherbuliez ; Le secret du précepteur (1893)
Le cœur d'une coquette est une girouette qui tourne lors même que le baromètre est à beau fixe.
Maxime Du Camp ; L'homme au bracelet d'or (1862)
Allumeuse : Coquette qui s'évertue à remuer des braises parfois éteintes.
Philippe Bouvard ; La belle vie après 70 ans (2002)
Une femme doit être coquette avant d'être inspirée.
Madame de Girardin ; Les lettres parisiennes, le 19 août 1837.
Une coquette ne se paie point de compliments, elle n'y sent que de l'esprit ; mais un mot du cœur l'intéresse, elle y trouve de quoi faire souffrir. Toute femme connaît admirablement ses ressources pour plaire ; elle sait produire dans le monde tout l'effet dont elle est capable, effet de beauté, de grâce, d'esprit, d'indulgence et même de simplicité. Le chef-d'œuvre de la coquetterie c'est de produire un grand effet de simplicité.
Sully Prudhomme ; Journal intime, le 12 juin 1865.
L'art de la coquette consiste à ne rien permettre en laissant croire tout possible.
Sully Prudhomme ; Journal intime, le 12 juin 1865.
La coquette se plaît à faire d'une joie une douleur et même d'une douleur une joie, car ce qui lui importe c'est dispenser à son gré l'une et l'autre. Une coquette n'avancera rien qu'elle ne puisse retirer ; elle ruine d'un mot la situation qui semblait la mieux établie ; elle autorise l'audace et tout à coup s'en étonne avec une audace plus grande encore.
Sully Prudhomme ; Journal intime, le 12 juin 1865.
Les coquettes ont un regard menteur qui séduit quelquefois, et nous trompe toujours.
Pierre Choderlos de Laclos ; Les liaisons dangereuses (1782)
La curiosité n'est souvent qu'une coquette qui s'amuse de tous les objets sans se fixer à aucuns.
Simon de Bignicourt ; Les pensées et réflexions philosophiques (1755)
Ami, pourquoi te plaindre des dédains de cette demoiselle ? Pourquoi te désespérer ? Essaie des mois entiers, si tu veux, la puissance des soupirs ; mais, crois-moi, jamais les soupirs ne triomphent d'une coquette. Veux-tu lui apprendre à aimer ? Feins quelque temps d'être volage. D'abord, il est possible qu'elle te témoigne de l'humeur ; mais laisse-la faire, bientôt tu la verras te sourire, et tu obtiendras tout de ta coquette. Car ce sont là les airs de ces belles capricieuses. Elles regardent notre hommage comme une dette ; mais en les délaissant un peu, on les ramène, et on fait baisser pavillon à la plus orgueilleuse coquette.
George Gordon Byron ; La coquette, le 27 octobre 1806.
Dissimule ton chagrin, relâche ta chaîne, parais mécontent de sa hauteur; quand tu lui rapporteras tes soupirs, tu n'auras plus à craindre ses refus : elle sera à toi, ton aimable coquette.
George Gordon Byron ; La coquette, le 27 octobre 1806.
Si pourtant un faux orgueil lui faisait dédaigner tes tourments, oublie, crois-moi, cette capricieuse ; adresse tes hommages à d'autres, qui partageront ta flamme et riront de la petite coquette.
George Gordon Byron ; La coquette, le 27 octobre 1806.